Présidentielle: 70% des adhérents LR ne veulent plus de primaire ouverte
Après les échecs électoraux de leur famille politique au printemps, 70% des adhérents LR ne veulent plus de primaire ouverte pour...

Présidentielle: 70% des adhérents LR ne veulent plus de primaire ouverte

Après les échecs électoraux de leur famille politique au printemps, 70% des adhérents LR ne veulent plus de primaire ouverte pour...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Après les échecs électoraux de leur famille politique au printemps, 70% des adhérents LR ne veulent plus de primaire ouverte pour désigner leur candidat à la présidentielle, selon les résultats d'un "questionnaire de la refondation", révélés mercredi par franceinfo et L'Express.

Ils sont également 74% à se prononcer contre des primaires ouvertes pour désigner leurs candidats aux élections locales, d'après les résultats de ce questionnaire auquel ont répondu près de 41.000 adhérents, soit "le même taux de retour que pour la contribution au projet présidentiel", se félicite la direction.

"C'est une sage décision, les militants ne veulent plus d'une primaire ouverte, tout simplement parce qu'ils ne veulent plus que des électeurs, notamment de gauche, viennent participer au choix du candidat de la droite pour l'élection présidentielle", a réagi sur Sud Radio Daniel Fasquelle, député LR du Pas-de-Calais et candidat à la candidature pour la présidence du parti.

Laurent Wauquiez, vice-président de LR et favori du scrutin interne de décembre, a assuré, sur Radio Classique, que "pour l'instant, ce n'est pas le sujet".

Le questionnaire, destiné à comprendre "les raisons des échecs électoraux du printemps" (présidentielle et législatives), a été diffusé en ligne entre le 26 juillet et le 15 septembre. Il est l'un des éléments des "ateliers de la refondation", lancés au début de l'été par Bernard Accoyer, secrétaire général de LR. Les fédérations ont également été invitées à organiser des "réunions de travail et d'échanges" en septembre.

Selon M. Accoyer, "il s'agit pour nous de tout faire pour comprendre les raisons de notre échec", "de réfléchir, de ne rien écarter du débat et de la réflexion, et surtout, de ne pas tarder pour le faire".

"La primaire avait été mise en place pour éviter un 21-Avril" à l'envers, "c'est un échec car, en cinquante ans sous la Ve République, c'est la première fois que le candidat de notre famille politique n'était pas au second tour d'une présidentielle! On a frôlé la mort", a-t-il affirmé dans la soirée, lors d'une conférence de presse au siège du parti (Paris XVe).

La primaire, inscrite dans les statuts de LR, va-t-elle être abandonnée? "La question ne se pose pas dans l'immédiat. Il faut un long débat pour savoir s'il faut modifier nos statuts", a-t-il répondu.

Pour les adhérents, "les principales raisons de l'échec de la droite et du centre à la présidentielle" sont avant tout "le climat des affaires" (76%) et les dissensions internes (66%). Seuls 14% d'entre eux évoquent "un projet qui ne correspond pas assez aux attentes des Français".

Quant à la défaite aux législatives, elle s'explique, pour 63% d'entre eux, au "ralliement de personnalités de la droite à Emmanuel Macron après le second tour de l'élection présidentielle". 48% estiment qu'elle est due à "l'appel à voter Emmanuel Macron au soir du premier tour" de cette présidentielle.

Également interrogés sur les priorités qui doivent être celles des Républicains, les adhérents ont placé en première position les questions régaliennes (justice, sécurité, immigration - 72%) et économiques (61%), loin devant les questions éducatives (29%), européennes (17%), environnementales (7%) et internationales (6%).

Partager cet article

Dans la même thématique

Présidentielle: 70% des adhérents LR ne veulent plus de primaire ouverte
2min

Politique

PMA : « pour un projet on ne peut plus intime on ne devrait pas avoir à traverser des frontières », déplore cette lyonnaise après neuf tentatives

C’est historique. Pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, le nombre de décès en France a dépassé celui des naissances en 2025. Mais à rebours de cette tendance démographique, certains couples se battent pour avoir des enfants. C’est le cas d’Eugénie, originaire de Lyon, qui a été contrainte de partir à l’étranger pour bénéficier d’un parcours de PMA plus rapide. Interrogée par Quentin Calmet, elle témoignage de ses obstacles et difficultés dans l’émission Dialogue Citoyen.

Le

Paris : Vote on the 2026 budget bill at the Senate
8min

Politique

[Série 4/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : du « Sénat bashing » à « une forme d’aura » retrouvée

Le Sénat et Emmanuel Macron. Bientôt 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffement, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Dix ans de macronisme auront finalement permis au Sénat, souvent critiqué, de redorer son blason. Rôle de contre-pouvoir renforcé avec les commissions d’enquête, travail législatif mis en lumière, hémicycle apaisé et constructif par rapport à l’Assemblée : c’est la recette qui a permis à la Haute assemblée de réaffirmer son rôle institutionnel.

Le

Présidentielle: 70% des adhérents LR ne veulent plus de primaire ouverte
3min

Politique

« Il peut y avoir des moments festifs sans pour autant être obligé de boire » juge la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly

En ce début d’année, un million de Français ont choisi de ranger leurs verres pour relever le défi du « dry january » ou « janvier sobre ». Une pause bienvenue dans un pays où l’alcool est omniprésent dans la vie sociale et reste responsable de milliers de morts chaque année. Souvent taboue et parfois accentuée par la pression sociale, l’addiction à l’alcool constitue un enjeu de santé publique majeur. Comment réduire les risques ? l’addictologue Delphine Moisan et la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly sont les invitées de l’émission Et la santé ça va ? pour en débattre.

Le

francois-patriat-en-septembre-dernier-photo-sipa-jeanne-accorsini-1680805422
6min

Politique

« Adieu Fanfan » : le sénateur François Patriat, ancien socialiste, fidèle d'Emmanuel Macron est mort à l'âge de 83 ans 

Le sénateur de Côte-d’Or est décédé à l’âge de 83 ans. En 2016, François Patriat avait été parmi les premiers soutiens d’Emmanuel Macron, au moment où il se lançait dans la campagne présidentielle. Jusqu’en 2026, le Bourguignon restera l’un des plus proches soutiens du président de la République. Le dernier acte d’une très longue carrière de parlementaire entamée dans les années 80.

Le