Présidentielle: Asselineau s’estime seul « candidat du Frexit »
François Asselineau, candidat à l'élection présidentielle de l'Union populaire républicaine (UPR), s'est attaché lundi soir en meeting à Lille...

Présidentielle: Asselineau s’estime seul « candidat du Frexit »

François Asselineau, candidat à l'élection présidentielle de l'Union populaire républicaine (UPR), s'est attaché lundi soir en meeting à Lille...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

François Asselineau, candidat à l'élection présidentielle de l'Union populaire républicaine (UPR), s'est attaché lundi soir en meeting à Lille devant 1.500 personnes à crédibiliser la sortie de l'Union européenne qu'il appelle de ses voeux, se proclamant seul "candidat du Frexit".

Les autres candidats "ne proposent pas ce que je propose moi, de sortir de l'UE par la mise en oeuvre de l'article 50 et de l'Otan par l'article 13 dès mon installation à l'Elysée", a souligné François Asselineau.

La réunion publique de François Asselineau à Lille, le 10 avril 2017
La réunion publique de François Asselineau à Lille, le 10 avril 2017
AFP

"Je suis le candidat du Frexit", a-t-il clamé, récoltant une longue acclamation du public du Grand Palais de Lille, après avoir critiqué la méthode "extrêmement floue" de Marine Le Pen et la "désobéissance aux traités" en cas d'échec des renégociations de Jean-Luc Mélenchon.

S'amusant d'être parfois crédité par les sondages de "0,0% des voix", le candidat de l'UPR a livré un discours à tonalité didactique sur les avantages de sortir de l'UE et la méthode pour y parvenir.

Un soutien de François Asselineau montre son T-Shirt, lors d'une réunion publique à Lille, le 10 avril 2017
Un soutien de François Asselineau montre son T-Shirt, lors d'une réunion publique à Lille, le 10 avril 2017
AFP

"Avec le Frexit, nous allons faire des économies considérables", a jugé François Asselineau, les chiffrant à "34 milliards d'euros d'économie par an": 20 milliards récupérés sur l'évasion fiscale en rétablissant le contrôle des mouvements de capitaux interdits par les traités de l'UE, cinq milliards "liés aux cofinancements européens et condamnations pécuniaires", et neuf milliards sur l'agriculture.

François Asselineau a déploré notamment que "la France verse chaque année 23 milliards d'euros à l'UE, qui ne lui en restitue que 14, dont les subventions de la Politique agricole commune (PAC)".

"On pourra augmenter les subventions à l'agriculture, car nous disposerons de neuf milliards d'euros supplémentaires par an", a-t-il affirmé.

Selon M. Asselineau, "le Frexit permettra de mettre un terme à la privatisation rampante de nos services publics, et d'en renationaliser certains".

La dépréciation de la monnaie via le retour au franc, qui n'excèderait pas selon lui 10% après une période d'ajustements, "permettra de relancer l'économie française et de baisser d'un à deux millions le nombre de chômeurs de catégorie A en deux ans".

Pour le candidat UPR, mouvement de "reconquête nationale" se réclamant ni de gauche, ni de droite, sortir de l'UE, est aussi "agir pour la paix", car "les contraintes de l'euro exacerbent constamment les tensions entre pays européens".

"S'il n'y a pas de guerre en Europe, ce n'est pas grâce aux directives sur le beurre de cacahuète ou la taille des sièges de tracteur", a-t-il ironisé.

Partager cet article

Dans la même thématique

Présidentielle: Asselineau s’estime seul « candidat du Frexit »
4min

Politique

Centres-villes : « Je suis inquiet de voir que tous les commerces disparaissent. Que va devenir notre ville ? » L’appel d’un retraité aux sénateurs.

Jean-Claude Ducarois, 81 ans, retraité à Pont-de-Buislès, livre ses préoccupations. Dans sa commune du Finistère, le dernier commerce alimentaire, une petite supérette, a fermé ses portes quelques semaines seulement après la station-service. Comment inverser la tendance, et que peuvent les élus ? Quentin Calmet pose la question aux sénateurs invités de l’émission Dialogue citoyen.

Le

Mirecourt: French president Emmanuel Macron
6min

Politique

Macron veut interdire les portables au lycée : mesure qui « va dans le bon sens » ou « peine perdue » ?

Le chef de l’Etat a annoncé que les téléphones portables allaient « sans doute » être interdits dès la rentrée prochaine dans les lycées. C’est « faisable », soutient le sénateur Renaissance Martin Lévrier. « Il est incorrigible. C’est une annonce par jour pour exister », raille le sénateur LR Max Brisson, opposé à l’interdiction au lycée. « Une annonce un peu surréaliste » qui élude les vrais problèmes, dénonce la sénatrice PS Colombe Brossel.

Le

France Marseille vs Newcastle: Pre-Match Security Highlights
3min

Politique

« Violences policières » : la gauche du Sénat demande une commission d’enquête sur de « potentiels dysfonctionnements » au sein de l’IGPN et l’IGGN

Suite aux récentes révélations mettant en cause les forces de l’ordre dans des affaires de violences au sein des personnes dépositaires de l’autorité publique, la gauche du Sénat demande à la commission des lois de se doter des prérogatives d’une commission d’enquête visant à examiner les conditions dans lesquelles l’IGPN et l’IGGN exercent leurs prérogatives.

Le

Paris : Debate session on the draft budget law for 2026
4min

Politique

Budget de la Sécu : la règle de l’entonnoir peut-elle faciliter un compromis ?

Mercredi, députés et sénateurs ne sont pas parvenus à trouver une un accord en commission mixte paritaire sur le projet de loi de la Sécurité sociale. Le texte repart donc pour une nouvelle lecture en séance publique à partir de mardi, à l’Assemblée nationale. Les députés vont plancher sur le texte sorti du Sénat et conformément à la règle dite de l’entonnoir, leur droit d’amendement est limité. Ce qui va accélérer les débats mais sera-t-il suffisant pour arriver à un compromis ? Explications.

Le