Présidentielle: des organisations de jeunesse interpellent les candidats
Cinq ans après la promesse d'une "priorité jeunesse", et en pleine campagne présidentielle, des organisations de jeunesse ont...

Présidentielle: des organisations de jeunesse interpellent les candidats

Cinq ans après la promesse d'une "priorité jeunesse", et en pleine campagne présidentielle, des organisations de jeunesse ont...
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Cinq ans après la promesse d'une "priorité jeunesse", et en pleine campagne présidentielle, des organisations de jeunesse ont interpellé jeudi les candidats, les mettant en garde: 2017 ne doit pas se faire "sans les jeunes".

Un an jour pour jour après leur appel à se mobiliser contre le projet de loi travail, les mêmes organisations de jeunesse lancent des propositions à l'adresse des candidats "progressistes", c'est à dire tous sauf Marine Le Pen, expliquent-ils.

"La question des jeunes est soit mise de côté, soit abordée de manière paternaliste ou autoritaire", regrette Lilâ Le Bas, présidente de l'Union Nationale des Etudiants de France (Unef), première organisation étudiante.

Les organisations (Le mouvement des jeunes communistes de France, l'Unef, l'UNL, les Jeunes écologistes, l'union des étudiants communistes, le SGL, la LMDE, le Mouvement rural de jeunesse chrétienne, la Jeunesse ouvrière chrétienne et le Mouvement des jeunes socialistes) veulent rassembler les jeunes comme elles avaient pu le faire au printemps, lors de la mobilisation pendant le mouvement contre la loi travail.

"Une génération s'était retrouvée dans la rue, et une forme de politisation de la jeunesse s'était fait jour. Cette génération d'engagés n'a pas disparu", se souvient Thomas Kekenbosh, du MJS.

Sans appeler à voter pour un candidat précis, elles affirment éviter le risque de l'abstention et proposent "un projet commun pour les jeunes, en revendiquant un statut social comme socle de droits collectifs, garantissant la reconnaissance et la réalisation de chaque jeune de la formation jusqu'à l'emploi".

A travers 25 propositions, elles réclament notamment un droit à la formation pour tous, le CDI comme norme d'embauche, un droit aux transports et au logement autonome pour les jeunes, une prise en compte des années d'études et de chômage dans le calcul de la retraite, la lutte contre le contrôle au faciès, ou encore la création de conditions d'accueil dignes pour les migrants, etc.

Elles déplorent "le peu d'avancées pour les jeunes" ces cinq dernières années, et souhaitent que le sujet "soit au coeur du débat de la présidentielle".

"Sur la priorité jeunesse, ça n'a clairement pas été à la hauteur", lâche Camille Lainé, secrétaire générale des jeunes communistes de France.

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