Le candidat socialiste à la présidentielle Benoît Hamon a essuyé dimanche une lourde défaite, avec un score estimé entre 6 et 7%, qui signe l...
Présidentielle: Hamon et le PS essuient une défaite historique
Le candidat socialiste à la présidentielle Benoît Hamon a essuyé dimanche une lourde défaite, avec un score estimé entre 6 et 7%, qui signe l...
Par Stéphanie LEROUGE
Temps de lecture :
4 min
Publié le
Le candidat socialiste à la présidentielle Benoît Hamon a essuyé dimanche une lourde défaite, avec un score estimé entre 6 et 7%, qui signe l'affaiblissement historique du Parti socialiste, même si ses responsables promettent une revanche aux législatives.
M. Hamon évite de peu l'humiliation d'un score inférieur à 5%, et surclasse d'un à deux points celui de Gaston Deferre en 1969 (5,01%).
"Cet échec est une profonde meurtrissure, je mesure la sanction historique légitime que vous avez exprimée envers le Parti socialiste", a réagi depuis son QG M. Hamon.
Cette semaine, le camp de l'ancien ministre de l'Education ne se faisait plus guère d'illusion sur la possibilité pour son candidat de parvenir au second tour de la présidentielle, espérant encore passer la barre des 10%.
Mais celle-ci s'est révélée trop haute, les voix du socialiste ayant été siphonnées par Emmanuel Macron (entre 23 et 24%), et par Jean-Luc Mélenchon, surprise de cette élection avec un score qui se situerait entre 19 et 20%.
Dans son allocution, M. Hamon a dit assumer "pleinement la responsabilité" de son échec, "sans (se) défausser sur les circonstances du quinquennat ni les trahisons".
Benoit Hamon : score par département
AFP
Au cours des dernières semaines, l'ancien "frondeur", que les sondages créditaient d'un score de 16-17% après la primaire, n'avait pourtant pas hésité à incriminer le poids d'un quinquennat qui a "déçu" les électeurs, le "poison permanent" des défections au sein du PS ou le "rejet" du parti par les électeurs de gauche.
- 'Le combat continue' -
Mais le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis évoquait aussi récemment des "problèmes internes" à la campagne de M. Hamon.
Entre autres, de l'aveu même de certains soutiens de M. Hamon: un manque de préparation et d'organisation, des défaillances dans la communication, un repli sur un carré de fidèles de l'ancien ministre de l'Education, qui n'a pas su ou voulu tendre la main à ses adversaires de la primaire et utiliser les forces du PS. Sans oublier la prestation décevante de M. Hamon lors du premier débat, le 19 mars.
Plusieurs membres de l'équipe reconnaissent que le début de campagne a été laborieux, avec de trop longues discussions avec Jean-Luc Mélenchon, restées vaines.
Autre "erreur", selon M. Cambadélis: en disant publiquement que son candidat de prédilection au second tour était M. Mélenchon si lui-même était éliminé, M. Hamon a ouvert la porte à la migration de ses électeurs vers celui de la gauche radicale.
Cette semaine, le premier secrétaire s'est efforcé de minimiser par avance l'effet du désastreux résultat de M. Hamon, promettant un sursaut du PS pour les législatives des 11 et 18 juin.
"Emmanuel Macron aujourd'hui veut présenter 577 candidat dans 577 circonscriptions (...) Jean-Luc Mélenchon présente 577 candidats dans 577 circonscriptions (...) Il ne reste qu'une seule possibilité pour l'électorat de gauche, qui peut rassembler l'ensemble des progressistes, c'est voter socialiste (...) Nous allons mécaniquement remonter. (Le PS) a encore de bons jours devant lui", a-t-il analysé sur LCI vendredi.
De fait, les grandes manœuvres en vue des législatives ont déjà commencé au Parti socialiste, où le Premier ministre Bernard Cazeneuve est encouragé par plusieurs responsables à prendre la tête des opérations.
M. Hamon s'est lui aussi projeté dimanche dans cette bataille, affirmant que "le combat continue, dès le second tour de l'élection présidentielle, dès les législatives". "Ce soir je ne pense qu'à celles et ceux qui nous attendent, je ne les abandonnerai jamais, je ne déserterai jamais", a-t-il lancé.
Mais il n'est pas certain que M. Hamon et ses proches aient beaucoup voix au chapitre, après le cuisant échec de dimanche.
M. Cambadélis doit s'exprimer lundi midi à l'issue d'un Bureau national. Les proches de François Hollande, qui se retrouveront mardi soir autour de Stéphane le Foll, prévoient de leur côté de publier lundi ou mardi un texte définissant leur "identité politique" et ce qu'ils veulent "construire après".
Manuel Valls, qui s'exprimera lundi matin sur France Inter, réunira les siens mardi soir.
Alors que le détroit d’Ormuz est toujours bloqué, et que les prix des hydrocarbures sont toujours au plus haut, certaines solutions de transports maritimes, hier décriées, montrent tout leur intérêt. Avec un taux d’émission de gaz à effet de serre faible et une ressource inépuisable, le transport maritime à la voile développé par une jeune entreprise bretonne a tous les avantages, comme l’explique ce chef d’entreprise dans l’émission « dialogue citoyen » présentée par Quentin Calmet.
A l’occasion des 25 ans de la loi Taubira, reconnaissant la traite et l’esclavage comme crime contre l’humanité, l’Elysée organisait une cérémonie de commémoration ce jeudi 21 mai. Le Président de la République est revenu sur le devoir de reconnaissance de ces crimes. Il a, pour la première fois, abordé le sujet de la réparation, quelques mois après l’abstention de la France sur le vote de la reconnaissance de l’esclavage et de la traite comme « pire crime contre l’humanité » à l’ONU.
C’est fait, Gabriel Attal a mis fin au faux suspense sur sa candidature à la présidentielle. Le patron de Renaissance a officialisé sa candidature, ce vendredi et devrait être sur la ligne de départ en 2027. Dans l’Aveyron, l’ancien Premier ministre a fait part de son ambition de succéder à Emmanuel Macron. Il faudra d’abord tuer le match avec Edouard Philippe pour être le candidat légitime du bloc central.
Dans l’Aveyron, loin des ors parisiens, l’ancien premier ministre doit officialiser vendredi sa candidature à l’Élysée. Une entrée en campagne pensée comme un antidote au procès en déconnexion qui colle au macronisme et comme un adversaire à Édouard Philippe pour le leadership du bloc central.