Présidentielle : il y a 5 ans, embouteillage à Lyon, doutes dans le camp Fillon et les bons sondages de Benoît Hamon
On rembobine la présidentielle. Troisième épisode de notre feuilleton hebdomadaire consacré à la semaine de campagne… d’il y a cinq ans. Dans la semaine du 30 janvier au 5 février, trois campagnes confluent à Lyon, où l’affaire Fillon s’emballe et où le Parti socialiste reprend espoir.

Présidentielle : il y a 5 ans, embouteillage à Lyon, doutes dans le camp Fillon et les bons sondages de Benoît Hamon

On rembobine la présidentielle. Troisième épisode de notre feuilleton hebdomadaire consacré à la semaine de campagne… d’il y a cinq ans. Dans la semaine du 30 janvier au 5 février, trois campagnes confluent à Lyon, où l’affaire Fillon s’emballe et où le Parti socialiste reprend espoir.
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Que reste-t-il de la présidentielle de 2017 ? Chaque vendredi, Public Sénat vous fait replonger cinq années en arrière, dans la campagne de 2017. Cette semaine, cap sur la semaine du 30 janvier au 5 février, où une deuxième salve de révélations vient fragiliser François Fillon. En un week-end, Lyon voit défiler trois candidats qui tiennent meeting : Emmanuel Macron, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. Quant à Benoît Hamon, sa première semaine de campagne est auréolée de sondages plutôt encourageants. A ce stade, seulement.

La semaine politique est d’abord et avant tout dominée par la suite de l’affaire Fillon. Encore sonnée par l’article du Canard Enchaîné, la droite n’est pas du tout au bout de ses peines. Le 1er février, le Palmipède assène un deuxième coup de bec, en revoyant à la hausse les montants. Après avoir évoqué la somme de « 500 000 euros brut », l’hebdomadaire chiffre désormais à plus de 800 000 euros brut la somme perçue par Penelope Fillon comme assistante parlementaire. Certes la période retenue est plus longue, mais les journalistes révèlent que François Fillon a également rémunéré deux de ses enfants comme assistants parlementaires, lors de son passage au Sénat entre 2005 et 2007. L’affaire prend des proportions de plus en plus grandes, et il est désormais coutume de parler de « Penelopegate ».

Le feuilleton ne s’arrête pas là. Quatre jours après, « Envoyé Spécial » exhume une séquence vieille de mai 2007. Dans un entretien filmé de Penelope Fillon, accordé en mai 2007 au Sunday Telegraph britannique, elle déclarait : « Je n’ai jamais été l’assistante de mon mari. » L’avocat du couple assure avoir fourni aux enquêteurs « tous les détails démontrant l’existence d’un travail effectif » et estime que les phrases sont sorties de leur contexte. Selon Antoine Lévy, les révélations constituent « une tempête dans un verre d’eau ».

A droite, la petite musique du plan B se fait entendre

Pourtant, le vent souffle. Une partie des militants est déboussolée, pour certains l’envie n’y est plus. Dans les journaux, les éditorialistes n’hésitent plus à faire un parallèle avec les déclarations de Jérôme Cahuzac. C’est aussi la musique d’un « plan B », qui commence à s’installer, alors que l’élection était réputée imperdable. Un sondage Elabe donne l’ancien grand favori de la présidentielle éliminé dès le premier tour de la présidentielle, au profit de Marine Le Pen et d’Emmanuel Macron. Des noms commencent à circuler comme celui de François Baroin. Alain Juppé prévient qu’en « toute hypothèse, [il] ne sera pas un plan B ». « Chaque jour qui passe est un jour de perdu », s’inquiète le député sarkozyste Georges Fenech. Il est le premier parlementaire à remettre en cause publiquement « la légitimité » de la candidature Fillon. Le même jour, c’est au tour du sénateur Alain Houpert d’appeler au retrait. « Je pense que François Fillon doit arrêter », se résigne le sénateur de Côte-d’Or. Le comité des Républicains témoigne à Fillon son soutien, aucun ténor ne veut donner le coup de grâce.

Le lendemain, le député Philippe Gosselin précise qu’une tribune, proposant d’appeler Alain Juppé à la rescousse en cas d’abandon de François Fillon, est en préparation. Un autre discours commence à fleurir : l’affaire Fillon serait une machination. Le député de Paris Bernard Debré accuse Jean-Louis Nadal d’être à la manœuvre, le président de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Éric Ciotti met en cause Bercy et donc Emmanuel Macron. « À qui profite le crime ? », se demande-t-il. Fragilisé depuis une dizaine de jours, le candidat François Fillon repart en campagne dans les Ardennes. L’ancien Premier ministre est un peu chahuté à son arrivée par quelques cris, il enchaîne les rencontres, l’air parfois absent. Tout au long de la journée, il doit éluder les questions sur l’affaire, mais n’y échappe pas lors de son discours à Charleville. Le ton reste offensif, presque martial. « Ardennes tiens ferme, c’est la devise d’un régiment que j’ai aidé à maintenir à Charleville, eh bien ce sera la mienne ! »

« Nous étions presque condamnés à mort […] nous avons repris des couleurs » : Anne Hidalgo salue la dynamique de Benoît Hamon

Chez les socialistes, Benoît Hamon entame sa première semaine de campagne, après sa victoire à la primaire. Avec une droite empêtrée dans l’affaire Penelope Fillon, l’espoir semble renaître à gauche, d’autant que les premiers sondages post-primaire sont flatteurs. Le 1er février, l’ancien frondeur est crédité de 16 à 17 % d’intentions de vote dans une enquête Elabe, un bond de dix points. C’est encore loin du trio de tête, mais six à sept points de plus que le score attribué à Jean-Luc Mélenchon. « Nous étions presque condamnés à mort, à une disparition immédiate, nous avons repris des couleurs », se satisfait à l’époque la maire de Paris Anne Hidalgo. Autre motif de satisfaction : Europe Ecologie-Les Verts publie une lettre appelant à un dialogue avec Benoît Hamon. Les négociations, menant au retrait de Yannick Jadot, vont durer deux semaines.

Si le parti se remet à espérer accéder au second tour de la présidentielle, il n’est pas totalement rassemblé. Une dizaine de députés de l’aile droite du parti déposent une tribune exprimant leur refus de mener campagne. Ils invoquent un « droit de retrait » et refusent de se compromettre dans « l’aventure aléatoire » d’une « gauche radicalisée ». Le mouvement, relativement contenu (dans un groupe de 250 députés), n’épargne pas le Sénat. Certains se montrent partagés par la ligne de Benoît et son passé de frondeur, qui a voté la motion de défiance sous le gouvernement Valls. Le discours d’investiture est l’occasion, pour Benoît Hamon, de donner les signes du rassemblement au reste du PS, où la tentation Macron est là. Dans les jours qui suivent sa victoire, il rencontre François Hollande et Bernard Cazeneuve. Benoît Hamon n’entend toutefois pas assumer le bilan et la récente loi Travail.

Quand arrive la convention à la Mutualité le 5 février, beaucoup de ténors du parti brillent par leur absence. Plusieurs ministres de premier plan manquent à l’appel, le Premier ministre Bernard Cazeneuve en tête, mais aussi le président de l’Assemblée nationale Claude Bartolone, et surtout, le finaliste malheureux de la primaire, Manuel Valls. Mais un des proches de Benoît Hamon reconnaît qu’une telle photo « aurait été contre-productive pour la suite ».

Devant 2 000 militants, Benoît Hamon n’entend pas changer de cap, il veut tenir la ligne qui lui a permis de remporter la primaire. Revenu universel, transition écologique, « 49-3 citoyen », grand plan d’investissement européen, tout y passe. Il place également une attaque en direction de Macron. « On les voit les jeunes guépards, les créatures du système, qu’une habile manipulation transforme soudainement en grand transformateur. Je n’y crois pas. »

Le « coup de gong » d’Emmanuel Macron

Emmanuel Macron, justement, fait une démonstration cette semaine-là, à Lyon, qui devient pour un week-end le véritable carrefour de l’élection présidentielle. Trois gros candidats y tiennent meeting. Le 4 février dans la capitale des Gaules, Emmanuel Macron donne ainsi « le coup de gong », résume Richard Ferrand, secrétaire général d’En Marche. Au palais de Sports de Gerland, près de 8 000 personnes sont venues écouter l’ancien ministre de l’Economie. Plusieurs autres milliers restent écouter à l’extérieur, devant des écrans géants. Dans la ville dirigée par Gérard Collomb, l’un de ses premiers soutiens, il est en terre conquise. Bref, le déplacement vient conclure une semaine où les astres se sont alignés pour le candidat. Le « Penelope gate » lui apporte de nouveaux soutiens, tout comme la victoire de Benoît Hamon à la primaire socialiste lui offre de l’espace au centre. Sa bonne semaine se matérialise aussi dans les enquêtes d’opinion. La veille du meeting lyonnais, un deuxième sondage d’affilée le donne au deuxième tour, avec 21-22 % d'intentions de vote, et vainqueur face à Marine Le Pen (66 %-34 %).

Dans la salle, il ne manque pas de mentionner ses soutiens. L’académicien Erik Orsenna, le mathématicien Cédric Villani ou encore l’économiste Elie Cohen. 78 jours avant le premier tour de l’élection, son programme manque encore de consistance. Ses détracteurs l’accusent d’entretenir le flou. Il promet un « engagement » pour les trois valeurs de la devise républicaine : liberté, égalité, fraternité. Chacune des notions est déclinée sur des propositions sur l’emploi, la santé, la culture, ou la menace terroriste.

Face aux députés LR qui étalent publiquement leurs soupçons à son encontre, sur l’origine des informations publiées dans le Canard Enchaîné, Emmanuel Macron réplique. « Quand ils font cela, ils mêlent l’indignité aux difficultés qu’ils vivent. » En même temps, le candidat ménage habilement la droite en appelant à la « bienveillance ». Trois jours plus tôt, il annonçait qu’il ne participerait pas « à l’hallali ». Le revenu universel de Benoît Hamon subit une critique en règle du candidat. « Nous serons les défenseurs du travail […] Je m’oppose à un projet qui serait de pouvoir vivre dignement dans une oisiveté subie ou choisie. » Emmanuel Macron vitupère également contre Marine Le Pen, présente au même moment dans la même ville. Un choix assumé dans l’entourage du futur président de la République. Emmanuel Macron la qualifie de « ventriloques », « ceux qui prétendent parler au nom du peuple ». « Ils prêtent aux Français des valeurs qui ne sont pas les leurs. »

Durant deux jours, celle qui s’autoproclame « candidate du peuple » lance sa campagne à Lyon, devant 5 000 personnes. Elle cible « la droite du fric et contre la gauche du fric », comprendre : François Fillon, empêtré dans les révélations du Canard Enchaîné, et Emmanuel Macron, venu d’une banque d’affaires. A la différence du candidat LR, Marine Le Pen, mise en cause pour des emplois fictifs d’assistants parlementaires au Parlement européen, n’en paye pas le prix dans les sondages. Dans sa rhétorique, elle transforme les accusations en « combat politique ». Et elle fait savoir que contrairement à ce qu’affirme François Fillon, elle maintiendra sa candidature en cas de mise en examen.

Loin d’un début de normalité dans son programme, son discours affiche une fermeté contre l’immigration. Comme causes des problèmes de la France, elle accuse le « mondialisme économique « affairiste et financier » et « un autre mondialisme, le fondamentalisme islamiste ». Le rejet de l’Union européenne, qu’elle qualifie « système européiste tyrannique », revient aussi beaucoup dans ses propos. Au moment où la droite s’affaiblit, la présidente du Front national se prépare à attirer les orphelins de François Fillon. Elle promet un « Etat stratège », mais qui ne sera « pas omnipotent et omniprésent », et prône la « libération des énergies des entrepreneurs ».

Une innovation électorale avec l’hologramme de Jean-Luc Mélenchon

Un troisième candidat se trouve à Lyon : Jean-Luc Mélenchon. Là non plus, le choix ne doit rien au hasard. Il décide de tenir meeting à la même heure et dans la même ville que Marine Le Pen pour « marquer solennellement le gouffre qui sépare la logique de Marine Le Pen et la tradition républicaine des Français la plus profonde et la plus noble ». L’Insoumis fait surtout parler de lui par une petite technologie au service de sa communication. Physiquement présent à Lyon, son hologramme s’exprime en simultané à Aubervilliers, de quoi toucher 10 000 spectateurs le même jour. Gadget ou innovation de campagne, cette technologie dont le coût est estimé entre 50 000 et 100 000 euros lui assure de l’enthousiasme chez les convaincus, et suscite la curiosité chez d’autres électeurs de gauche. Il est question de transition écologique, d’économie de la mer, de numérique et d’espace. L’intitulé est évocateur : « Aux frontières de l’humanité ».

Pendant une heure et trente de discours, l’ancien socialiste ironise sur les affaires qui planent sur deux candidats. « Cette campagne présidentielle, dans le moment ça ressemble un peu à Top Chef à cause des casseroles ». Il ne ménage pas ses coups en direction de Marine Le Pen, et torpille surtout Emmanuel Macron, accusé d’avoir « pourri la vie de milliers de gens avec sa participation à la loi El Khomri. » Deux mois plus tard, l’hologramme lui permettra de démultiplier son image dans six salles différentes.

1er épisode : Un duel au PS, l’ambition d’En Marche et le sparadrap de François Fillon

2e épisode : L’affaire Fillon éclate, Hamon remporte la primaire et la bonne étoile de Macron

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Pas d’union à gauche Lors du débat organisé Public Sénat, France Télévisions ICI Occitanie et la radio ICI Hérault organisaient, les protagonistes ont rappelé leur position. « Je constate que depuis que j’ai l’honneur d’être maire de Montpellier, LFI pilonne l’ensemble des mesures que nous portons et met plus d’énergie dans la critique de l’action d’un maire de gauche que contre l’extrême droite », a justifié Michaël Delafosse qui précise, néanmoins, n’avoir eu qu’un adversaire lors de cette campagne : c’est l’extrême droite. Nathalie Oziol a estimé que l’absence de l’extrême droite au second tour à Montpellier, c’était grâce à la France Insoumise. Dans cette configuration, l’union de la gauche n’était pas nécessaire car le choix des électeurs, selon elle, résidait entre le « système socialiste en place » et les Insoumis. 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Autre dossier, le COM (le Contournement Ouest de Montpellier), une voie qui doit relier deux autoroutes pour désengorger la circulation en centre-ville, dont les travaux doivent démarrer cette année, est contesté par les adversaires du maire sortant. « Le COM permettra de contourner Montpellier plutôt que d’envoyer tout le trafic vers l’avenue de la Liberté. C’est financé par les péages », a défendu Michaël Delafosse. « Hors de question. C’est notre A69 à nous. C’est une aberration environnementale, les arbres coupés… C’est une 10 voix qui va passer sous les fenêtres des Montpelliérains », a dénoncé la candidate LFI. Mohed Altrad s’y est montré lui favorable mais à condition que le COM ne soit pas payant pour les Montpelliérains. Sécurité En ce qui concerne la police municipale, Nathalie Oziol, a défendu son désarmement. « Il faut que la police municipale devienne une police de proximité qui fasse le lien avec les habitants ». 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