Avec l'ouverture lundi de la campagne officielle du 1er tour, les onze candidats à la présidentielle vont bénéficier d'une égalité de temps de...
Présidentielle: la campagne officielle du 1er tour débute lundi
Avec l'ouverture lundi de la campagne officielle du 1er tour, les onze candidats à la présidentielle vont bénéficier d'une égalité de temps de...
Par Dominique CHABROL
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Publié le
Avec l'ouverture lundi de la campagne officielle du 1er tour, les onze candidats à la présidentielle vont bénéficier d'une égalité de temps de parole dans les médias audiovisuels et des mêmes facilités de la part de l'Etat en vue de l'élection.
Débats, affichage, temps de parole... le principe de l'"égalité" va succéder à celui de l'"équité" entre les postulants jusque là en vigueur, que les "petits" candidats jugeaient en leur défaveur.
Concrètement, la campagne officielle soumise à de strictes contraintes débute lundi à 00H00 et prendra fin vendredi 21 avril à minuit, avant le 1er tour de scrutin, le dimanche 23.
- AUDIOVISUEL
- A compter de lundi, le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) contrôle l'égalité de la diffusion des commentaires, des déclarations et des écrits des candidats. Cela signifie que les temps de parole et d’antenne dans des conditions de programmation comparables, notamment les tranches horaires, devront être strictement identiques entre tous. Des spots de campagne de chacun d'entre eux seront également diffusés par les médias audiovisuels publics durant cette période. Chaque candidat a droit à 43 minutes entre le 10 et le 21 avril, soit dix spots d'une minute trente et huit de trois minutes trente.
Les 11 candidats à la présidentielle (g-d): Jean-Luc Mélenchon, François Fillon, Jean Lassalle, Nathalie Arthaud, Marine Le Pen, Benoît Hamon, Jacques Cheminade, Nicolas Dupont-Aignan, François Asselineau et Emmanuel Macron réunis pour un débat organisé par BFM TV et CNews, le 4 avril 2017 à la Plaine-Saint-Denis, près de Paris
AFP
- PROPAGANDE ELECTORALE
- Les réunions électorales sont libres.
- Des affiches électorales pourront être apposées sur les panneaux mis en place par les mairies. Chaque candidat a droit à deux affiches : une énonçant ses déclarations, qui doit être la même sur l'ensemble du territoire, l'autre pour annoncer les réunions électorales.
- Avant chaque tour, un candidat peut envoyer aux électeurs un texte de ses déclarations. Des versions sonore et électronique de ces textes seront mises en ligne sur le site de la commission nationale de contrôle de la campagne.
Sont en revanche interdits :
Les 11 candidats à la présidentielle (g-d): Jean-Luc Mélenchon, François Fillon, Jean Lassalle, Nathalie Arthaud, Marine Le Pen, Benoît Hamon, Jacques Cheminade, Nicolas Dupont-Aignan, François Asselineau et Emmanuel Macron réunis pour un débat organisé par BFM TV et CNews, le 4 avril 2017 à la Plaine-Saint-Denis, près de Paris
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- Toute publicité commerciale par voie de presse et audiovisuelle à des fins électorales, tout affichage en dehors des emplacements spéciaux ou sur ceux des autres candidats.
- Les affiches électorales sur papier blanc (réservé à l'administration) ou comprenant les trois couleurs, bleu, blanc, rouge, à l’exception de la reproduction de l'emblème d'un parti ou groupe politique, sont également interdites.
- A partir du vendredi précédent le scrutin à minuit, il sera interdit "de porter à la connaissance du public un élément nouveau de polémique électorale" sans que les autres candidats aient la possibilité d'y répondre utilement avant la fin de la campagne.
- PUBLICATION DES RESULTATS
- Le jour du vote, aucun résultat d'élection, partiel ou définitif, ne peut être communiqué au public avant la fermeture du dernier bureau de vote sur le territoire. Cette interdiction est désormais sanctionnée d'une amende de 75.000 euros, par la loi du 25 avril 2016 qui a renforcé les modalités de contrôle.
- SONDAGES
- Aucun sondage électoral ne peut faire l'objet, par quelques moyens que ce soit d'une publication, diffusion ou d'un commentaire à compter du vendredi 21 avril à minuit. Une amende de 75.000 euros est également prévue en cas d'infraction. Cette interdiction prend fin avec la fermeture du dernier bureau de vote en métropole.
- INTERNET
- Les mêmes interdictions et restrictions sont applicables à tout message électoral sur internet.
- SECOND TOUR
- La campagne officielle de second tour, le 7 mai, débutera le jour de la publication au Journal officiel des noms de deux candidats qualifiés et s'achèvera le vendredi 5 mai à minuit.
Dans la nuit, le Sénat a adopté la proposition de loi relative à l’aide à mourir mais en supprimant les deux articles phares, le principe de l’assistance à mourir et ses modalités, rendant le texte inopérant. La majorité sénatoriale s’est divisée sur la version rédigée par la commission des affaires sociales qui préconisait une version de compromis. Le patron de LR, Bruno Retailleau avait indiqué qu’il rejetterait le texte quelle que soit sa rédaction.
Le Sénat a voté en faveur « d’un droit opposable au soulagement » lors de l’examen de la proposition de loi relative à l’aide à mourir. Après avoir rejeté l’article qui fixait les conditions, le Sénat est donc également revenu sur le principe de « l’assistance médicale à mourir », défendue par la commission des affaires sociales ».
Coup de théâtre, mercredi les sénateurs ont rejeté l’article 4, le cœur de la proposition de loi relative à l’aide à mourir. La commission des affaires sociales avait considérablement réduit la portée du texte en remplaçant un « droit à l’aide à mourir » par « une assistance médicale à mourir », pour les malades dont le pronostic vital » est engagé à très court terme. La majorité sénatoriale divisée n’est pas parvenue à s’entendre sur cette version.
Suite aux recours au 49.3 par le premier ministre pour faire adopter le budget, Sébastien Lecornu a écrit aux parlementaires pour expliquer les principales mesures de ce budget de compromis. Une lettre envoyée aux seuls députés en réalité. Les sénateurs, eux, ne l’ont pas reçue. Ils devront attendre le retour du texte à la Haute assemblée pour que le premier ministre leur écrive.