Avec un écart qui se resserre entre les quatre candidats en tête des intentions de vote, le premier tour de dimanche prochain risque de tourner à "la grande prise de tête", estime la presse mardi.
"Quatre têtes pour un casse-tête", résume Libération qui fait sa Une sur "la grande prise de tête" menaçant les électeurs.
"Selon tous les sondages, les quatre candidats les mieux placés seraient tous entre 18% et 23%, enfermés dans cette marge d'erreur qui autorise tous les pronostics", écrit Libé.
"L'écart se resserre" pour "un sprint final indécis comme jamais", constate le quotidien économique Les Echos qui publie un sondage OpinionWay/Orpi où les quatre candidats en tête se tiennent en quatre points, de 22% pour Marine Le Pen et Emmanuel Macron à 18% en faveur de Jean-Luc Mélenchon en passant par 21% pour François Fillon.
"A moins d'une semaine du premier tour de la présidentielle, le résultat a rarement été aussi indéfini. La fameuse cristallisation du vote, cette phase où l'incertitude se transforme enfin en certitude, tarde à s'opérer", analyse Stéphane Albouy dans Le Parisien.
- 'Artillerie lourde' -
Le Figaro relate une "tension maximale dans la dernière ligne droite" avec "quatre candidats dans un mouchoir de poche (...) donc six hypothèses de second tour, d'un duel entre deux radicalismes (Mélenchon/Le Pen) à un match entre deux libéralismes (Macron/Fillon)", explique Guillaume Tabard.
Montage de photo de colleurs d'affiches pour les 4 candidats en tête dans les sondages pour le premier tour, réalisé le 15 avril 2017: Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, François Fillon et Emmanuel Macron
AFP/Archives
"Place à l’artillerie lourde !", confirme Hervé Chabaud dans L'Union. "À cinq jours du premier tour, les candidats à l’élection présidentielle ont un agenda blindé et, après avoir sonné la mobilisation générale, font feu sur leurs concurrents et adversaires pour gagner le droit au duel du second tour."
Dès lors, "on comprend pourquoi ils refusent les risques d’un nouveau débat télévisé contradictoire. Trop contents d’être arrivés là, ils préfèrent consolider leur acquis plutôt que de chercher des coups. La fameuse +dernière ligne droite + se courra derrière un bouclier", assure Dominique Jung dans Les Dernières Nouvelles d'Alsace.
L'écart se resserre entre Marine Le Pen (22%), Emmanuel Macron (22%), François Fillon (21%) et Jean-Luc Mélenchon (18%), selon un sondage OpinionWay/Orpi pour Les Echos et Radio Classique.
Selon cette enquête, la présidente du Front national, qui perd un point par rapport au précédent sondage OpinionWay du 14 avril, et le candidat d'En Marche, qui reste stable, sont désormais talonnés par François Fillon (Les Républicains), qui gagne un point. M. Mélenchon (La France insoumise) gagne lui aussi un point.
Viennent ensuite le candidat socialiste Benoît Hamon, toujours nettement distancé avec 8% d'intentions de vote (-1), le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan (3%, stable), Jean Lassalle et Philippe Poutou (2%, stables), Nathalie Arthaud (1%, +1), François Asselineau (1%, -1) et Jacques Cheminade (0%).
Auditionnée au Sénat, la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut a déploré le vote des députés mardi sur le projet de loi de « simplification de la vie économique », suppression des zones à faibles émissions (ZFE) mais aussi un assouplissement du zéro artificialisation nette (ZAN).
Mardi soir, le Sénat a adopté le projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes. Le texte est l’objet depuis plusieurs jours de l’opposition des avocats contre l’instauration de l’extension de la reconnaissance préalable de culpabilité à certains crimes. Sorte de plaider-coupable à la française qui, selon le garde des Sceaux, permettrait de désengorger en partie les juridictions. Les arguments n’ont pas convaincu les groupes de gauche qui ont voté massivement contre.
Face au risque de censure et sous la pression des syndicats, le gouvernement a repoussé sine die la proposition de loi sénatoriale sur le travail le 1er mai, tout en ouvrant des discussions. Une décision dénoncée par Gabriel Attal chez Renaissance. Côté LR, Bruno Retailleau propose aux présidents de l’Assemblée et du Sénat de convoquer eux-mêmes la commission mixte paritaire, pour relancer le processus parlementaire. Si Gérard Larcher « était prêt à étudier » la question, l’idée serait en « stand by » face aux hésitations de Yaël Braun-Pivet.
Au lendemain de sa rencontre avec Emmanuel Macron, la lauréate du Prix Nobel de la paix María Corina Machado, figure de l’opposition vénézuélienne, est reçue mardi 14 avril par le président du Sénat Gérard Larcher. L’occasion d’échanger sur « les perspectives d’une transition pacifique et démocratique » au Venezuela plus de trois mois après la capture du président Maduro par les États-Unis.