Présidentielle : « Si je n’avais pas participé au congrès LR, on ressemblerait à quoi ? À la gauche ? », tacle Xavier Bertrand
Sur Public Sénat, le président des Hauts-de-France s’est félicité vendredi d’avoir participé au Congrès LR en décembre, malgré son refus initial de se soumettre à un vote pour obtenir l’investiture du parti. Prenant en contre-exemple la situation de la gauche, il estime que sa décision a facilité le rassemblement de la droite autour de Valérie Pécresse.

Présidentielle : « Si je n’avais pas participé au congrès LR, on ressemblerait à quoi ? À la gauche ? », tacle Xavier Bertrand

Sur Public Sénat, le président des Hauts-de-France s’est félicité vendredi d’avoir participé au Congrès LR en décembre, malgré son refus initial de se soumettre à un vote pour obtenir l’investiture du parti. Prenant en contre-exemple la situation de la gauche, il estime que sa décision a facilité le rassemblement de la droite autour de Valérie Pécresse.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Annoncé comme favori pendant de longs mois, il a fini à la quatrième place. Les ambitions présidentielles de Xavier Bertrand pour 2022 se sont arrêtées le 4 décembre, lorsque Valérie Pécresse, la présidente de la région Île-de-France, a été désignée par les militants LR pour recevoir l’investiture du parti. Un coup dur pour celui qui, durant de long mois, a obstinément refusé de se plier à cet exercice de sélection, avant d’y souscrire. Invité vendredi d’« Extra local » sur Public Sénat, Xavier Bertrand a assuré n’avoir aucun regret, bien qu’il reconnaisse que ce ne fut pas un moment des plus agréables. « Même si aujourd’hui je suis pleinement engagé dans la campagne de Valérie Pécresse, sur le coup, ça n’est pas si simple que ça à vivre. Mais quand vous faites de la politique, il faut intégrer le fait que la défaite politique fait partie de la vie politique. Il faut l’assumer », a-t-il confié.

« Ce n’était pas simple non plus pour celles et ceux qui m’avaient soutenu et dont j’ai vu la profonde déception », poursuit Xavier Bertrand, qui se félicite d’avoir accepté de participer à ce scrutin, malgré ses premières réticences.

« J’ai changé d’avis. Si je n’avais pas participé au congrès, on ressemblerait à quoi ? À qui ? À la gauche divisée avec tous ses candidats, sans aucun espoir de gagner », lâche-t-il. « Autrement, il y aurait eu un vainqueur du congrès, et puis moi à côté. On aurait ressemblé à qui ? À Hidalgo, Jadot, Mélenchon et peut-être Taubira », raille encore cet ancien ministre de la Santé à propos du morcellement des candidatures à gauche de l’échiquier politique. « Jouer la carte du congrès, c’était jouer la carte de l’unité. Je pense qu’on a vraiment bien fait. »

Le rassemblement d’abord

Il ne regrette pas non plus son refus d’une primaire ouverte, qui aurait permis d’élargir le corps électoral, tandis que les sondages nationaux lui donnaient, pour la plupart, une marge d’avance sur ses concurrents. « Comme en 2016, des électeurs qui ne sont pas de la droite et du centre seraient venus voter », balaye Xavier Bertrand, ce qui, selon lui, aurait attisé les tensions au sein du parti. « Monsieur Zemmour, Madame Le Pen, Monsieur Macron… Vous ne pensez pas qu’ils seraient venus jouer avec une primaire ouverte ? », interroge-t-il, non sans ironie.

« Il y a eu un esprit de compétition, mais sans ennemi au sein de la famille politique, c’est la raison pour laquelle le rassemblement s’est fait aussi facilement autour de Valérie », conclut Xavier Bertrand, qui est désormais conseiller spécial pour la « République des territoires et le travail » auprès de la candidate.

Partager cet article

Dans la même thématique

Sciences Po Lyon
5min

Politique

Mort de Quentin : vers la fin des réunions politiques dans les universités ?

Après la mort du militant nationaliste, Quentin Deranque, le gouvernement a appelé les présidents d’universités à interdire les réunions politiques dans leurs établissements en cas de risque de trouble à l’ordre public. Un rappel du droit existant qui fait craindre une « neutralisation des campus ».

Le

Présidentielle : « Si je n’avais pas participé au congrès LR, on ressemblerait à quoi ? À la gauche ? », tacle Xavier Bertrand
4min

Politique

Mort de Quentin : « Un jeune perd la vie, quelles que soient ses idées politiques, c’est inacceptable » déclare le sénateur David Ros

La mort de Quentin Deranque, 23 ans, survenue samedi 14 février à Lyon, deux jours après une violente agression en marge d’une conférence de l’eurodéputée Rima Hassan à l’Institut d’études politiques de Lyon, a suscité une vive émotion et des réactions en cascade au sein de la classe politique. L’enquête pour « homicide volontaire », ouverte par le parquet de Lyon, se poursuit sans interpellation à ce stade. La question a notamment été évoquée lors des réunions hebdomadaires des groupes au Sénat.

Le

Elysee Palace : Emmanuel Macron welcomes European Council President Antonio Costa
3min

Politique

Les sénateurs communistes veulent réduire les pouvoirs du Président de la République

Mercredi 25 février, les communistes du Sénat défendront une proposition de loi constitutionnelle visant à « restreindre certaines prérogatives du Président de la République ». Il s’agit de retirer des prérogatives du chef de l’Etat et de les transférer au Premier ministre, comme le pouvoir de dissolution ou encore la présidence du Conseil des ministres.

Le

Présidentielle : « Si je n’avais pas participé au congrès LR, on ressemblerait à quoi ? À la gauche ? », tacle Xavier Bertrand
2min

Politique

Mort de Quentin : Vincent Jeanbrun pointe la responsabilité de LFI dans « la libération de la parole violente »

Invité dans notre matinale, le ministre du Logement est revenu sur la mort de Quentin en marge d’une intervention de Rima Hassan à Sciences Po Lyon. L’ancien député LR pointe la responsabilité de LFI dans « l’hystérisation » du débat public et appelle la France Insoumise à « se soumettre » au respect du débat public et des règles de droit.

Le