Primaire de la gauche: Valls appelle les sympathisants de Macron à  participer
Manuel Valls a appelé vendredi "ceux qui ont de la sympathie" pour Emmanuel Macron à voter à la primaire de la gauche, même si l...

Primaire de la gauche: Valls appelle les sympathisants de Macron à participer

Manuel Valls a appelé vendredi "ceux qui ont de la sympathie" pour Emmanuel Macron à voter à la primaire de la gauche, même si l...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Manuel Valls a appelé vendredi "ceux qui ont de la sympathie" pour Emmanuel Macron à voter à la primaire de la gauche, même si l'ancien ministre de l’Économie n'y participe pas.

Invité de BFM TV/RMC, l'ex-Premier ministre a de nouveau appelé M. Macron à s'inscrire au scrutin des 22 et du 29 janvier, proposition pour l'heure restée lettre morte, et en a aussi appelé à ses sympathisants.

"D'abord je lui demande (à Emmanuel Macron): viens participer à la primaire. Il veut un débat, mais il y aura plusieurs débats dans cette primaire (...) Il a encore quelques jours pour réfléchir" à sa participation, a dit M. Valls alors que se rapproche la date butoir d'inscription à la primaire le 15 décembre.

"Ceux qui le trouvent sympathique, ceux qui trouvent qu'il a du talent, des propositions intéressantes, je leur dis: venez vous aussi voter à la primaire", a poursuivi l'ancien Premier ministre.

Il a aussi lancé un plus discret appel à voter pour lui: "si vous voulez un projet qui regarde l'avenir, qui épouse à la fois cette alliance entre la République, ferme, dont l'autorité est une valeur, laïque", mais aussi "le progrès social, la justice sociale et en même temps un projet de transition écologique, si vous voulez plus de démocratie, venez, c'est ce que je porte bien sûr, mais venez tous débattre".

Manuel Valls a souhaité que "deux, trois, quatre millions de personnes" votent à la primaire de la gauche. Celle de la droite a rassemblé plus de 4,4 millions de votants.

Une participation de cette ampleur, qui pourrait être favorable à l'ancien Premier ministre, est elle possible? "Moi je crois. Je ne fais pas de pronostic à ce stade mais je suis sûr qu'après la primaire que la gauche a connu en 2011, le succès et la bonne tenue de celle de la droite", la gauche peut créer "les conditions d'un formidable succès".

Emmanuel Macron, candidat à la présidentielle de 2017, a enterré jeudi l'idée de rejoindre la primaire organisée par le PS, affirmant ne pas vouloir "se perdre dans (ses) chicayas".

Jean-Luc Mélenchon a aussi écarté sa participation, malgré les appels répétés de M. Valls et du patron du PS Jean-Christophe Cambadélis notamment.

Partager cet article

Dans la même thématique

ill_institution_assemblee_nationale_15
10min

Politique

Les pétitions, un nouvel outil de pression citoyenne sur le débat public ?

Du succès de la mobilisation contre la loi Duplomb au classement sans suite de la pétition sur la présomption de légitime défense des forces de l’ordre, les pétitions en ligne s’imposent comme un nouveau mode d’interpellation des élus. Sans portée juridique contraignante, elles peinent toutefois à infléchir le travail parlementaire. Leur succès révèle surtout l’aspiration croissante des citoyens à peser sur les décisions publiques entre deux élections, alors que les institutions peinent encore à leur ouvrir une véritable place.

Le

Recolte betterave 2020
7min

Politique

Projet de loi d'urgence agricole : une censure du Conseil constitutionnel est-elle envisageable ?

Mercredi, le Parlement a définitivement adopté le projet de loi d'urgence agricole qui prévoit l'utilisation à titre dérogatoire, pour certaines cultures, de deux néonicotinoïdes interdits en France. Un texte qui va faire l'objet d'une saisine du Conseil constitutionnel par différents groupes politiques. L'année dernière, les Sages avaient censuré une disposition similaire issue d'un texte d'origine sénatoriale, mais les parlementaires ont, depuis, revu leur copie.

Le

Paris : Weekly cabinet meeting at Elysee Palace
5min

Politique

Quels ministères ont connu le plus de ministres pendant les mandats d’Emmanuel Macron ?

Les deux quinquennats d’Emmanuel Macron ont été marqués par un nombre important de gouvernements. Sur ces neuf ans, c’est le ministère de la Santé qui a connu le plus de ministres, talonné par les ministères en charge des Collectivités territoriales ou de l’Environnement. Les Armées, l’Economie et les Affaires étrangères sont ceux avec le plus de stabilité. Le reflet de choix politiques ou le fruit d’une instabilité politique ?

Le