Primaire du PS: Manuel Valls dépose « plus de 500 parrainages »
Didier Guillaume, directeur de campagne de Manuel Valls, a déposé jeudi matin auprès de la Haute Autorité de la primaire...

Primaire du PS: Manuel Valls dépose « plus de 500 parrainages »

Didier Guillaume, directeur de campagne de Manuel Valls, a déposé jeudi matin auprès de la Haute Autorité de la primaire...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Didier Guillaume, directeur de campagne de Manuel Valls, a déposé jeudi matin auprès de la Haute Autorité de la primaire organisée par le PS "plus de 500 parrainages" d'élus, dont 178 parlementaires, a constaté un journaliste de l'AFP.

"C'est un grand moment, Manuel Valls est officiellement candidat à l'élection présidentielle, à travers la primaire", a déclaré Didier Guillaume, le jour de la clôture du dépôt des candidatures à la primaire organisée par le PS les 22 et 29 janvier.

M. Guillaume a défendu devant la presse la candidature de l'ex-Premier ministre, qu'il a défini comme un homme "au cœur de la gauche, dans son rassemblement et sa diversité". Des élus de "différentes sensibilités" ont accordé leur signature à sa candidature, a-t-il dit.

Jean-Yves le Drian, Carole Delga, Alain Rousset et François Bonneau, en qualité de présidents de région, ont apporté leur signature à la candidature de M. Valls. Il en a été de même pour 178 parlementaires, 67 maires de villes de plus de 10.000 habitants et 64 membres du conseil national.

Interrogé sur la proposition de M. Valls de supprimer l'article 49-3, hors texte budgétaire, M. Guillaume a répondu qu'il fallait "rénover la Ve République en revalorisant le poids du Parlement, afin de réhabiliter la démocratie représentative". "Dans ces conditions, le 49-3 n'est plus utile", a-t-il dit.

M. Guillaume a par ailleurs appelé à une "grande mobilisation" des électeurs pour la primaire, afin de donner "plus de crédit" au candidat de la gauche. Selon lui, celui-ci opposera une "alternative progressiste à François Fillon et sa droite dure et Marine le Pen et son extrême droite dure".

"Ce qui compte, c'est redonner de la fierté à la gauche pour redonner un avenir à la France", a-t-il affirmé.

Depuis La Rochelle, où il effectuait un déplacement consacré à l'éducation, Manuel Valls s'est réjoui d'un "plus" pour sa campagne, tout en soulignant qu'il ne sera pas suffisant.

"Etre soutenu par des élus, des élus de gauche, progressistes, engagés comme le maire de la Rochelle (Jean-François Fountaine, ndr) c'est un plus pour permettre la réussite de la primaire, la mobilisation sur le terrain", a-t-il dit aux journalistes.

"Mais moi je n'oublie pas que ce sont les électeurs qui vont choisir, je veux la réussite de la primaire. Moi je veux convaincre les électeurs. Je ne suis pas favori, je suis outsider, il n'y a pas de favori dans une primaire", a-t-il dit.

107 députés et 61 sénateurs socialistes ont parrainé la candidature de M. Valls aux primaires du PS, ainsi que neuf députés ultramarins qui ne sont pas membres du PS, selon la liste des soutiens parlementaires diffusée par l'équipe de campagne du candidat.

Partager cet article

Dans la même thématique

Primaire du PS: Manuel Valls dépose « plus de 500 parrainages »
7min

Politique

Présidentielle 2027 : pourquoi l’élection française inquiète déjà les Européens

À huit mois de la présidentielle française, Bruxelles scrute déjà avec inquiétude les propositions des principaux candidats. Budget européen, primauté du droit de l’UE, dette, soutien à l’Ukraine... l’éventualité d’une victoire du RN ou de Jean-Luc Mélenchon alimente les craintes. Au point de transformer la France en maillon faible de l'UE ? Ici l'Europe ouvre le débat, avec les eurodéputés Daniel Freund (Allemagne, Les Verts), Charles Goerens (Luxembourg, Renew Europe) et Andras Laszlo (Hongrie, Patriotes pour l’Europe).

Le

Paris : Francois Bayrou recoit l l UDI
7min

Politique

« Pas à la hauteur » : le coup de gueule d’Hervé Marseille, après le soutien de Bruno Retailleau à Valérie Boyer pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône

Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.

Le

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le