À quatre jours du premier tour de la primaire socialiste élargie, Arnaud Montebourg et Benoît Hamon rassemblent leurs soutiens mercredi soir à...
Primaire: Montebourg et Hamon comptent leurs forces face à Valls
À quatre jours du premier tour de la primaire socialiste élargie, Arnaud Montebourg et Benoît Hamon rassemblent leurs soutiens mercredi soir à...
Par Jérémy MAROT
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À quatre jours du premier tour de la primaire socialiste élargie, Arnaud Montebourg et Benoît Hamon rassemblent leurs soutiens mercredi soir à Paris pour une démonstration de force face à un Manuel Valls sur la corde raide.
La fin de la campagne s'annonce électrique pour les candidats, qui débattront pour la troisième et ultime fois à sept jeudi sur France 2 et Europe 1, avant de s'affronter dans les urnes dimanche.
M. Valls, qui organise une réunion publique mercredi soir près de Limoges dans une salle de 250 personnes, est apparu en difficulté ces derniers jours.
Benoit Hamon en meeting à Montpellier, le 10 janvier 2017
AFP/Archives
En déplacement en Bretagne mardi après-midi, l'ancien Premier ministre a été giflé par un jeune homme, un mois après avoir reçu un sac de farine à Strasbourg.
"Je suis celui qu'on vise dans cette campagne, bien évidemment, parce que j'ai été aux responsabilités, parce que j'ai dû prendre des décisions difficiles, comme ministre de l'Intérieur et comme Premier ministre", a réagi mercredi M. Valls, provoqué sur les ondes de France Inter par un auditeur se réjouissant de cette "claque".
L'ancien Premier ministre est décidément engagé dans une primaire semée d'embûches. Initialement étiqueté favori lors de son annonce de candidature en décembre, il semble en perte de vitesse. Un sondage BVA-Salesforce pour la presse régionale et Orange publié mercredi le place en tête du premier tour, mais le donne perdant au deuxième tour, qu'il soit face à M. Montebourg ou à M. Hamon.
Manuel Valls à la sortie du siège du PS le 17 janvier 2017 à Villeurbanne
AFP
M. Valls a donc haussé le ton, s'attaquant frontalement au "revenu universel idéaliste pour tout le monde" de M. Hamon, "qui couperait tout lien avec le travail (...) et (...) ruinerait les finances publiques".
"De quelle gauche avons-nous besoin? Une gauche crédible qui tire les leçons de l'action que nous avons menée depuis 2012, qui a un projet pour le monde d'aujourd'hui, ou une gauche qui se réfugie dans le cynisme et les fausses espérances?" a-t-il dit, s'affichant en recours pragmatique pour son camp.
- "Plus politique que programmatique" -
Du côté de MM. Montebourg et Hamon, on compte profiter à plein des difficultés de M. Valls, en instillant même en coulisses l'idée que l'ancien Premier ministre pourrait prendre la porte dès le premier tour.
M. Montebourg, qui a pris la tête du classement des personnalités politiques les plus populaires d'Ifop-Fiducial pour Paris Match avec 60% de bonnes opinions, compte surfer sur une dynamique qu'il juge favorable.
L'ancien ministre de l’Économie attend quelque 2.000 personnes dans le XIXe arrondissement de Paris pour un meeting "très politique, plus que programmatique", dans lequel il s'attaquera encore au "mur des puissants" et vantera "les valeurs de la gauche", selon son directeur de campagne François Kalfon.
M. Hamon a également le vent dans le dos dans le sprint final, après avoir labouré le terrain durant six mois. Un millier de personnes se sont pressées pour l'écouter lundi à Clermont-Ferrand, environ 1.100 mardi à Bordeaux et 2.500 personnes au moins sont attendues mercredi dans le XIVe arrondissement de Paris, selon son directeur de campagne Mathieu Hanotin.
Pour cette ultime démonstration de force avant le 1er tour, le député des Yvelines veut livrer un meeting à l'image de sa campagne, axé sur ses thèmes phares comme le revenu universel, la place du travail dans la société ou encore la transition énergétique.
"On veut rester pédagogique sur nos propositions", a expliqué M. Hanotin.
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Un rapport remis au gouvernement la semaine dernière suggérait plusieurs pistes pour éviter « l'appauvrissement » des universités, comme multiplier par cinq les frais d'inscription pour les étudiants français. Une mesure que le ministre de l'Enseignement supérieur a écartée ce mardi matin devant le Sénat tout en renvoyant le débat à la prochaine présidentielle.
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