Primaire : Peillon sera candidat pour être « le Fillon de la primaire de gauche »
« Vincent Peillon a décidé d’être candidat. Il l’annoncera dans les prochains jours » confirme à publicsenat.fr un proche de l’ex-ministre de l’Education nationale. Il entend occuper « l’espace central » laissé libre par François Hollande.

Primaire : Peillon sera candidat pour être « le Fillon de la primaire de gauche »

« Vincent Peillon a décidé d’être candidat. Il l’annoncera dans les prochains jours » confirme à publicsenat.fr un proche de l’ex-ministre de l’Education nationale. Il entend occuper « l’espace central » laissé libre par François Hollande.
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Plus on est de fous… L’eurodéputé PS Vincent Peillon s’apprête à annoncer sa candidature à la primaire de gauche. « Il a décidé d’être candidat. Il l’annoncera dans les prochains jours » confirme à publicsenat.fr un député proche de l’ancien ministre de l’Education nationale.

« Manuel Valls n’occupe qu’un bout de l’omelette à droite »

Un article du Point a lancé l’hypothèse en début de semaine. « Une opération est en cours, menée par Aubry, Moscovici, Taubira et Hidalgo pour aller le chercher », écrit l’hebdomadaire. Ce mercredi, Le Canard Enchaîné en rajoute une couche : faute d’une candidature Taubira ou Touraine, Martine Aubry, pour qui il n’est pas possible de soutenir Valls, « est allée chercher Vincent Peillon » écrit l’hebdomadaire. « C’est une décision intime de Vincent Peillon » dément son entourage. La maire de Lille a aussi démenti.

Vincent Peillon va maintenant « réunir ses amis dans les prochains jours ». Quelle place pour cette candidature surprise ? Depuis le retrait de François Hollande de la course, « il y a un espace vide. Et la nature a horreur du vide » analyse ce proche. « Arnaud Montebourg s’est très mélenchonisé. Il n’occupe qu’un bout de l’omelette à gauche et Manuel Valls un bout de l’omelette à droite » selon ce député. Vincent Peillon connaît pourtant bien Arnaud Montebourg. Il avait créé avec lui, au début des années 2000, le NPS (Nouveau Parti socialiste), courant du PS. Mais les deux hommes s’étaient éloignés par la suite.

« Vincent Peillon sent la responsabilité historique de proposer ce projet et de l’incarner »

Vincent Peillon se lance dans la course mais part de loin. Depuis son départ du gouvernement, il s’était éloigné de la vie politique nationale et donnait à Neufchâtel des cours à l’université. Mais le résultat de la primaire de droite peut lui donner des espoirs. « Regardez François Fillon. Il a été dans cet axe central de la droite et a été désigné. Vincent Peillon sera le Fillon de la primaire de gauche » croit ce proche. « Il vise l’espace central, le cœur de la gauche, aujourd’hui orphelin et qui n’est incarné par aucun des candidats. On ne pourra pas rassembler et être au second tour de la présidentielle sinon. Le risque, c’est l’effondrement d’une famille politique et pour longtemps » affirme ce député, qui ajoute que « Vincent Peillon sent la responsabilité historique de proposer ce projet et de l’incarner »…

Le député PS Patrick Mennucci, interrogé sur BFM TV, a déjà annoncé qu’il était prêt à le soutenir s’il se déclarait. Il représente « une ligne traditionnelle » entre « la figure droitière que représente Manuel Valls » et « les frondeurs », selon le député des Bouches-du-Rhône. Vincent Peillon pourrait bénéficier d’un soutien de poids, avec la maire de Paris, Anne Hidalgo. Deux jours après la candidature de Manuel Valls, la primaire de la Belle alliance populaire compte aujourd’hui 10 candidats.

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