La participation à la primaire organisée par le Parti socialiste atteignait dimanche à la mi-journée le chiffre de 400.000 votants sur 63% des 7.530 bureaux de vote, a annoncé Christophe Borgel, président du Comité national d'organisation de la primaire, au siège du Parti socialiste.
"Nous sommes à 400.000 votants, ce qui nous donnerait si on faisait une extrapolation sur la totalité aux alentours de 600.000 votants", a déclaré M. Borgel devant la presse.
Bulletins de vote pour la primaire élargie organisée par le PS, à Nantes, le 22 janvier 2017
AFP
Selon lui, "la participation est variée et variable selon les endroits".
"Il y a quand même du monde dans les bureaux de vote de la primaire, au cours d'une matinée où la température était plus que polaire, et nous pouvons constater selon les échos que nous avons venant des présidents de bureaux de vote que dans toute une série d'endroits il y a actuellement une montée en puissance du vote avec des files d'attente", a-t-il ajouté.
Au premier tour de la primaire de la gauche en 2011, la participation était de 800.000 votants à la mi-journée, sur deux tiers des 9.425 bureaux de vote ouverts à l'époque. Pour la récente primaire de la droite, les organisateurs avaient annoncé 1,1 million de votants à la mi-journée, pour plus de 10.000 bureaux.
"On ne pensait pas avoir dès le début de la matinée, compte tenu de la météo, une masse de gens dans les bureaux de vote", a précisé un peu plus tard M. Borgel sur BFMTV. "Je pense que la participation va monter dans la journée".
Les organisateurs de la primaire espèrent entre 1,5 et 2 millions de votants, pour donner au candidat choisi l'élan indispensable pour se hisser dans le duel présidentiel final du 7 mai, actuellement plutôt promis à François Fillon et Marine Le Pen.
"Il faut qu'il y ait ce soir le maximum de votants", a ajouté M. Borgel.
Les sondages placent généralement le candidat vainqueur de la primaire, quel qu'il soit, en 5e position, derrière l'ancien ministre Emmanuel Macron et le représentant de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon.
Un rapport remis au gouvernement la semaine dernière suggérait plusieurs pistes pour éviter « l'appauvrissement » des universités, comme multiplier par cinq les frais d'inscription pour les étudiants français. Une mesure que le ministre de l'Enseignement supérieur a écartée ce mardi matin devant le Sénat tout en renvoyant le débat à la prochaine présidentielle.
Longtemps présenté comme fragilisé par la montée de Raphaël Glucksmann, Jean-Luc Mélenchon semble avoir inversé la tendance. Le dernier baromètre Odoxa-Mascaret montre que le leader de La France insoumise est désormais la personnalité politique la plus appréciée des sympathisants de gauche, confirmant une dynamique engagée depuis l’annonce de sa candidature. Une progression qui intervient alors que les perspectives d’une primaire de la gauche s’éloignent de plus en plus.
Selon le dernier baromètre Odoxa-Mascaret pour Public Sénat et la presse quotidienne régionale, près de six Français sur dix estiment que Marine Le Pen est traitée comme n’importe quel justiciable. Alors que la cour d’appel rendra son verdict le 7 juillet, l’hypothèse d’une inéligibilité de la dirigeante du Rassemblement national ne semble ni délégitimer la justice aux yeux de l’opinion ni fragiliser durablement son parti, où Jordan Bardella apparaît désormais comme une alternative pleinement crédible.
Alors que le bilan de la canicule historique n’est pas connu, les attaques contre le gouvernement, venant de la gauche, du RN, mais même du bloc central, se multiplient. « La chaîne de prévision » et « la chaîne de réaction » ont « tenu », rétorque le premier ministre, Sébastien Lecornu. Mais il reconnaît une fragilité sur « la capacité de rafraîchissement des établissements de santé ». Les premières clim' devraient arriver « en fin de semaine ou début de semaine prochaine ».