Les candidats à la primaire du PS et de ses alliés ont jeté vendredi leurs dernières forces dans la bataille, alors que l'incertitude demeure...
Primaire PS: derniers meetings avant le 1er tour, le suspens reste entier
Les candidats à la primaire du PS et de ses alliés ont jeté vendredi leurs dernières forces dans la bataille, alors que l'incertitude demeure...
Par Stéphanie LEROUGE
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Les candidats à la primaire du PS et de ses alliés ont jeté vendredi leurs dernières forces dans la bataille, alors que l'incertitude demeure totale à deux jours du premier tour sur les deux finalistes du scrutin et l'ampleur de la participation.
La campagne de Manuel Valls, marquée par une gifle reçue mardi à Lamballe (Côtes-d'Armor), s'est conclue sur un meeting chahuté, au Trianon à Paris (XVIIIe). Accueilli par une trentaine de manifestants hostiles, l'ancien Premier ministre a été interrompu à plusieurs reprises au début de son discours.
D'abord par un homme qui s'est levé en criant: "49-3, on n'oublie pas !". Puis par des Gabonais qui l'interpellaient sur l'attitude de la France vis-à-vis du régime d'Ali Bongo.
S'exprimant devant environ un millier de personnes, dont la ministre du Travail Myriam El Khomri, élue du XVIIIe, Manuel Valls a de nouveau ciblé Benoît Hamon, fustigeant les "mirages" et les "fausses promesses" de celui qui pourrait créer la surprise dimanche.
En meeting à Toulouse, l'éphémère ministre de l'Education, qui remplit sans peine les salles depuis son entrée en lice, a réuni environ 1.100 personnes au palais des congrès, selon les organisateurs. "J'ai le sentiment que mon heure est arrivée", a lancé le député des Yvelines, qui a une nouvelle fois défendu son revenu universel d'existence, sans toutefois prétendre détenir la "vérité". "Ce que je vous propose, et je vous le dis simplement, c'est une option. Librement vous la prenez ou vous ne la prenez pas".
- Un "plancher" de 1,5 million d'électeurs -
Programmes des candidats à la primaire organisée par le PS
AFP
Interrogé par la presse avant son meeting, M. Hamon a indiqué ne pas douter d'un rapprochement avec son ancien comparse Arnaud Montebourg, avec qui les relations se sont tendues dans la dernière ligne droite de la campagne.
Bien décidé à occuper le terrain même s'il est à court de moyens, l'ancien ministre du Redressement productif avait tenu plus tôt dans la journée à Marseille un "stand up" sur le Vieux-Port, comme à Lille lundi et à Bordeaux la semaine précédente.
"Nous pouvons maintenant imaginer une gauche qui se transforme, qui tourne la page du quinquennat, se dédie à la population (...) et qui est capable de se rassembler", a-t-il déclaré aux badauds, en appelant à nouveau à une "alliance" avec Jean-Luc Mélenchon et l'écologiste Yannick Jadot.
Quatrième socialiste à briguer l'investiture, Vincent Peillon a tenu son unique réunion publique de la campagne à Paris dans le XIIe arrondissement, devant quelque 400 personnes. Son principal soutien, la maire de Paris Anne Hidalgo, a prédit une "surprise" pour dimanche, alors que le député européen apparaît loin du trio de tête dans les sondages.
Primaire PS : sondages après les débats
AFP
Ces différents meetings venaient conclure une campagne éclair ouverte mi-décembre, quinze jours après la renonciation du chef de l'Etat.
Inconnue majeure du scrutin, la participation sera particulièrement scrutée par les observateurs: seule une mobilisation conséquente des électeurs permettra en effet au candidat PS de tenter de jouer sa carte face à Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon, aujourd'hui en troisième et quatrième position dans les intentions de vote.
Vue générale du plateau de TF1 lors du débat télévisé entre les candidats à la primaire du PS, le 12 janvier 2017 à la Plaine-Saint-Denis
POOL/AFP
Le président du Comité national d'organisation de la primaire (CNOP), Christophe Borgel, table sur une participation "plancher" de 1,5 million d'électeurs. Un chiffre relativement modeste, loin des 4,3 puis 4,4 millions d'électeurs des deux tours de la primaire de la droite, et des 2,7 puis 2,9 millions votants de la primaire PS de 2011.
"Personne n'imagine que dans la situation de division actuelle de la gauche, on puisse avoir autant de votants que la droite", a-t-il expliqué vendredi sur LCP.
Jeudi soir, le troisième débat télévisé a été suivi par 3,1 millions de téléspectateurs, soit 2 millions de moins que les 5,1 millions qui avaient suivi le 3e débat de la primaire de la droite sur la même chaîne.
Les mutilations de plusieurs élèves lors des manifestations lycéennes ont remis brutalement sur le devant de la scène la doctrine du maintien de l’ordre. Un rapport du Sénat sur ce sujet sera présenté dans les prochains jours. En attendant, faisant face aux demandes de démission des oppositions de gauche, le ministre de l’Intérieur a annoncé la suspension de l’usage des grenades assourdissantes et a longuement justifié l’action des forces de l’ordre, lors de son audition devant la commission des lois de l’Assemblée nationale.
L’émotion se fait ressentir en ce 7 octobre 2026. Trois ans après l’attaque du Hamas en Israël, plusieurs commémorations sont prévues en Israël, notamment à Réïm où certains politiques français se sont rendus. En France, le président du Crif explique que les Français juifs continuent de vivre ce « traumatisme » et regrette qu’ils soient « associés à un conflit » dont ils « ne sont pas responsables ».
Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé ce mercredi 7 octobre la suspension provisoire de l’usage des grenades assourdissantes dans le cadre des manifestations lycéennes. Cette décision intervient après qu’un adolescent de 15 ans a eu la main arrachée lundi à Lens. Dix-huit enquêtes ont par ailleurs été confiées à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) depuis le début du mouvement.
La candidate à la primaire socialiste a fortement critiqué la réponse du gouvernement au mouvement lycéen, mettant en cause la responsabilité de Laurent Nunez et Sébastien Lecornu dans une situation « gravissime. »