Primaire socialiste : les regrets de Manuel Valls
Candidat malheureux à la primaire PS de janvier 2017, l’ancien Premier ministre exprime des regrets. Un an plus tard, Manuel Valls a quitté le parti à la rose et affirme que la social-démocratie est morte.

Primaire socialiste : les regrets de Manuel Valls

Candidat malheureux à la primaire PS de janvier 2017, l’ancien Premier ministre exprime des regrets. Un an plus tard, Manuel Valls a quitté le parti à la rose et affirme que la social-démocratie est morte.
Public Sénat

Par Héléna Berkaoui

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Bien sûr qu’il y a des regrets vu le résultat, vu ce qu’il s’est passé », lâche Manuel Valls, interrogé sur la primaire socialiste de 2017. L’ancien Premier ministre s’est exprimé dans les mêmes termes face aux écoliers de l’émission Au tableau ! qui sera diffusée ce mercredi sur C8. Un an après la victoire de Benoît Hamon, Manuel Valls tente d’analyser la déroute de la gauche et sa propre défaite. « À partir du moment où il (François Hollande NDLR) n’était pas candidat, il était très difficile que son premier ministre et que d’une manière générale, la gauche réformiste que j’incarnais comme chef du gouvernement ne soit pas candidat », déclare-t-il.    

Rétrospectivement, Manuel Valls juge que « cette primaire, voulue, organisée pour François Hollande » était « absurde pour un président de la République sortant. » D’après lui, cette élection qui « s’est vite transformée en une primaire de mise en cause du quinquennat était un piège ». Aujourd’hui, Manuel Valls est ciblé par certains socialistes, comme son ancien lieutenant, Luc Carvounas qui brigue la tête du Parti socialiste. Des piques auxquelles l’ancien Premier ministre ne souhaite pas répondre : « J’ai quitté le parti socialiste, donc je ne vais pas participer de ce casting », affirme-t-il.

Presque sans regrets, Manuel Valls considère « que le parti socialiste est brutalement mort ». L’ancien Premier ministre de François Hollande, désormais député apparenté LREM, « considère que le cycle social-démocrate est fini en France et en Europe ». Selon lui, « Il y a quelque chose qui se construit avec En marche, avec la majorité présidentielle » et ce même si ses rapports avec Emmanuel Macron sont réputées mauvaises. « Ma voix, elle est originale, elle continuera de se faire entendre », conclut-il.   

« Le parti socialiste est brutalement mort », affirme Manuel Valls
01:37

Partager cet article

Dans la même thématique

Primaire socialiste : les regrets de Manuel Valls
2min

Politique

Jordan Bardella appelle les candidats RN qualifiés au second tour à se maintenir

Dans une courte prise de parole, le président du RN a salué les premiers succès enregistrés par son parti au premier tour des élections municipales. Il invite les « listes de droite sincères » à rejoindre celles du RN qualifiées au second tour pour « empêcher la victoire de l’extrême gauche ».

Le

BUREAUX DE VOTE PREMIER TOUR ELECTIONS MUNICIPALES 2026
3min

Politique

Municipales 2026 : quel est le profil des abstentionnistes au premier tour ?

Le premier tour des élections municipales de 2026 confirme une tendance désormais bien installée dans la vie politique française : un niveau d’abstention relativement élevé. Selon les projections d’Ipsos-BVA, celle-ci atteindrait 44 % à 20 heures, soit un peu moins qu’en 2020 mais toujours à un niveau important. Qui n’est pas allé voter ? Sociologie des abstentionnistes.

Le

BUREAUX DE VOTE PREMIER TOUR ELECTIONS MUNICIPALES 2026
3min

Politique

Sondage : fusions LFI/PS ou LR/RN pour le second tour des municipales… que souhaitent les électeurs ?

89 % des personnes proches de LFI sont favorables à des alliances ou fusions avec le PS au second tour, contre 36 % chez les proches du PS. A droite, 64 % des personnes proches des LR sont favorables à des fusions RN/LR, mais ils sont aussi à 69 % favorables à des fusions avec Renaissance ou Horizons. Chez les personnes proches du RN, 78 % se disent favorables aux fusions de listes RN/LR, selon notre sondage Ipsos BVA CESI Ecole d’ingénieurs pour France Télévisions, Radio France et Public Sénat/LCP-AN.

Le