Privatisation d’ADP : Marc Fesneau voit le référendum d’initiative partagé comme un « coup politique »
Invité de l’émission Territoire d’Infos sur Public Sénat et les Indés Radios, Marc Fesneau, ministre chargé des Relations avec le Parlement s’est monté dubitatif concernant l’union de 197 parlementaires de gauche et de droite pour un référendum contre la privatisation d’Aéroports de Paris.

Privatisation d’ADP : Marc Fesneau voit le référendum d’initiative partagé comme un « coup politique »

Invité de l’émission Territoire d’Infos sur Public Sénat et les Indés Radios, Marc Fesneau, ministre chargé des Relations avec le Parlement s’est monté dubitatif concernant l’union de 197 parlementaires de gauche et de droite pour un référendum contre la privatisation d’Aéroports de Paris.
Public Sénat

Par Yann Quercia

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

L’annonce a été faite hier à l’Assemblée nationale. L’image est rare : élus de droite et de gauche, réunis sur la même photo. Il a fallu une semaine pour réunir 185 parlementaires en faveur d’un référendum contre la privatisation d’Aéroports de Paris (ADP). Un référendum dit d’initiative partagée, que permet la Constitution. « D’un point de vue juridique, je n’ai pas à en juger. C’est un dispositif prévu par la Constitution et il faut rappeler que c’est le conseil constitutionnel qui juge de la constitutionnalité de la demande » réagit ce matin Marc Fesneau.

Il faut rappeler que si « un cinquième des parlementaires (donc députés et sénateurs réunis, ndlr), soutenu par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales », soit 4,7 millions de personnes, sont réunis, une proposition de loi peut être soumise à référendum.

Marc Fesneau s’étonne de cette alliance et dénonce un « coup politique » : « Politiquement il y a quelque chose d’étonnant, c’est la photo à laquelle on a assisté hier. Il y a quelque chose d'une alliance de circonstance assez étonnante (...) Manifestement c'est un coup politique. »

Partager cet article

Dans la même thématique

First Debate of the French Socialist Party Primary – Paris EB
6min

Politique

« Maintenant, il doit rassembler tout le monde » : les sénateurs PS attendent « des signes » d’unité de Raphaël Glucksmann

Après sa victoire écrasante à la primaire, les sénateurs PS seront « au service » de la campagne de Raphaël Glucksmann, assure leur président de groupe, Patrick Kanner, qui compte « inviter » le candidat devant le groupe. Mais plusieurs attendent qu’il montre par les actes sa volonté d’union. « Nous travaillons à un organigramme de rassemblement », assure le sénateur Alexandre Ouizille, directeur de la communication dans l'équipe de Raphaël Glucksmann.

Le

Patrick Kanner
2min

Politique

Les groupes PS, PCF et écologiste du Sénat appellent à un « cordon sanitaire » et à « ne rien céder » face au nouveau groupe RN

« Il ne peut y avoir ni ambiguïté, ni accommodement, ni complaisance : le cordon sanitaire doit se traduire par des actes », soutiennent dans un communiqué commun les groupes PS, communiste et écologiste du Sénat, face à la création du premier groupe RN/UDR de la Haute assemblée. Ils appellent à ne rien voter qui émanerait de l’extrême droite.

Le

Illustrations – SUPERMARCHE – CARREFOUR EXPRESS
4min

Politique

Cyberattaque contre des frigos connectés de supermarchés : « Des systèmes de réfrigération exposés sur Internet », alertent des experts en cybersécurité

300 magasins Intermarché/Netto, plusieurs du groupement E. Leclerc, 80 supermarchés Carrefour, 80 magasins U et une trentaine de Monoprix ont été touchés par une cyberattaque d’ampleur. Les hackers ont ciblé les systèmes de régulation frigorifique à distance du fabricant danois Danfoss. La vulnérabilité du logiciel avait pourtant déjà été repérée il y a quelques années par des experts en cybersécurité lors de différents audits.

Le

Privatisation d’ADP : Marc Fesneau voit le référendum d’initiative partagé comme un « coup politique »
7min

Politique

Gel des retraites au-delà de 1280 euros : « Un effort nécessaire, pour ne pas créer de fracture générationnelle », justifie le ministre David Amiel

Le ministre des Comptes publics assure que le gouvernement n’est pas dans l’affrontement des générations, avec son projet de désindexation partielle des pensions de retraite. Il souligne qu’il laissera le choix du curseur aux parlementaires, et la possibilité d’être plus souple, le cas échéant, avec l’évolution de l’abattement fiscal dont bénéficient les retraités.

Le