« Procès politique »: Belloubet dénonce les propos « indignes » et « inacceptables » de Mélenchon
La ministre de la Justice Nicole Belloubet a fustigé dimanche les propos "indignes" et "inacceptables" de Jean-Luc Mélenchon et...

« Procès politique »: Belloubet dénonce les propos « indignes » et « inacceptables » de Mélenchon

La ministre de la Justice Nicole Belloubet a fustigé dimanche les propos "indignes" et "inacceptables" de Jean-Luc Mélenchon et...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

La ministre de la Justice Nicole Belloubet a fustigé dimanche les propos "indignes" et "inacceptables" de Jean-Luc Mélenchon et démenti toute instrumentalisation de la justice, en réponse au leader de La France Insoumise (LFI) qui l'a de nouveau mise en cause en s'estimant victime d'un "procès politique".

M. Mélenchon doit comparaître jeudi et vendredi avec cinq proches à Bobigny pour les incidents ayant émaillé cette perquisition d'octobre 2018, diligentée dans le cadre d'une enquête sur des soupçons d'emplois fictifs au Parlement européen et les comptes de la campagne présidentielle de 2017.

Dans une interview publiée ce jour par le Journal du dimanche (JDD), il a accusé la justice de lui mener une "guerre" avec ce "procès politique", en accusant Mme Belloubet de mensonges "à répétition" et en lui reprochant l'absence d'enquête sur les violations du secret de l'instruction dans cette affaire.

"Les propos de Jean-Luc Mélenchon sont absurdes, ils sont même indignes (...) en ce qu'il attaquent les magistrats et en ce qu'ils mettent en cause et leur probité et leur indépendance", a déclaré Mme Belloubet au Grand Jury-RTL-Le Figaro, sans vouloir se prononcer sur la manière dont les perquisitions ont été menées dans cette affaire.

Quant aux propos du leader de LFI estimant que la justice prépare son "meurtre politique", ils sont selon elle "inacceptables" car "la justice n'est pas instrumentalisée à des fins politiques".

"Il me semble que Jean-Luc Mélenchon" est "dans l'invective", "dans le fantasme", "dans le complot", a-t-elle ajouté. "Je sais bien que le complot, c'est quelque chose qui est tristement partagé de nos jours, mais en tout cas ce n'est pas (...) ce que je veux pour notre démocratie".

"Jaurès disait: +Il faut avoir le courage de chercher la vérité et de la dire+. C'est ce que font les magistrats et ce que je veux faire à côté d'eux", a-t-elle ajouté. "Je crois que Jean-Luc Mélenchon fait l'inverse de cela. Il profère des insinuations, des invectives, il est dans cette idée du complot et je crois vraiment que c'est une erreur grave".

Partager cet article

Dans la même thématique

Blois: Exclusive Olivier Faure with staff at the Socialist Party s summer university
7min

Politique

Retraite à 62 ans, 900 euros de plus pour les bas salaires, économies réduites à 21 milliards d’euros : « L’autre chemin » du PS pour le budget

Le Parti socialiste a présenté, lors de son université d’été à Blois, ses contre-propositions budgétaires. Entre hausse d’impôts pour les très riches et baisse des aides aux entreprises, le PS veut étaler l’effort de réduction du déficit. En cas de nomination à Matignon d’un premier ministre de gauche, Olivier Faure espère pouvoir passer des compromis pour adopter ce budget. Et si Emmanuel Macron lui proposait, on comprend qu'il ne dirait pas « non »...

Le

« Procès politique »: Belloubet dénonce les propos « indignes » et « inacceptables » de Mélenchon
7min

Politique

A Blois, le PS d’Olivier Faure « prêt » à entrer à Matignon

La rentrée politique des socialistes s’est transformée en démonstration de l’unité de la gauche, hors LFI, avec qui la rupture est consommée. « Nous sommes volontaires pour être les suivants », a lancé le numéro 1 du PS, Olivier Faure. « Maintenant, il doit nous laisser nous y coller. Ça, c’est la responsabilité d’Emmanuel Macron », demande la patronne des Ecologistes, Marine Tondelier.

Le

SIPA_01165078_000044
6min

Politique

Municipales à Paris : après l’investiture de Rachida Dati, le dilemme de Renaissance

Les Républicains ont évité une guerre fratricide, en soutenant officiellement la candidature de Rachida Dati aux municipales à Paris en mars prochain. La liste de la ministre de la Culture devra comporter une majorité de candidats LR de quoi laisser ouverte l’hypothèse d’une liste d’union avec les macronistes parisiens, qui ne se bousculent pas pour apporter leur soutien à la maire du VII arrondissement de Paris.

Le