Projet de loi antiterroriste: le juge des libertés « interviendra » avant toute mesure administrative (Philippe)
Edouard Philippe a indiqué mardi que le juge des libertés et de la détention "interviendra(it)" avant la mise en oeuvre de toute...

Projet de loi antiterroriste: le juge des libertés « interviendra » avant toute mesure administrative (Philippe)

Edouard Philippe a indiqué mardi que le juge des libertés et de la détention "interviendra(it)" avant la mise en oeuvre de toute...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Edouard Philippe a indiqué mardi que le juge des libertés et de la détention "interviendra(it)" avant la mise en oeuvre de toute mesure de police administrative prise dans le cadre de la future loi antiterroriste, présentée mercredi en Conseil des ministres.

"Nous ne pouvons rester dans l'état d'urgence, ça n'est pas raisonnable", a affirmé le Premier ministre sur BFMTV et RMC. "Mais nous devons faire en sorte, en sortant de l'état d'urgence, qu'un certain nombre de situations, extrêmement limitées, mais très sérieuses, puissent être prises en compte avec des instruments légaux, pas en dehors du droit, et sous le contrôle du juge".

Quel juge? "Comme il s'agit de mesures de police administrative, avant la commission d'infractions, donc des mesures de prévention, elles sont soumises au juge naturel de la police administrative, qui est le juge administratif", a répondu M. Philippe.

"Mais pour renforcer les garanties, (…) nous avons mis en œuvre dans le texte une disposition qui permettra la saisine du juge des libertés et de la détention (JLD)", a-t-il poursuivi. "Ca veut dire qu'à l'origine d'une mesure administrative décidée exclusivement et avec des conditions très limitatives dans le cadre de la protection contre le terrorisme (…), le préfet a l'initiative, le juge des libertés et de la détention, qui est un juge judiciaire, pourra, devra même, regarder, et autoriser le lancement de la mesure administrative. Et la légalité de la mesure administrative sera soumise au juge administratif a posteriori".

"Le JLD interviendra avant la mesure", a souligné le Premier ministre. "Il contribuera à son autorisation", a-t-il répondu, à la question de savoir s'il aura la possibilité d'interdire la mesure. "Comme il sera saisi, il autorisera la mesure. S'il dit que cette mesure est disproportionnée ou que cette mesure n'est pas justifiée, évidemment il faudra le prendre en compte, sinon ça ne sert à rien".

"Donc le JLD entrera dans la boucle", a-t-il conclu.

La loi visant à renforcer la lutte contre le terrorisme et la sécurité intérieure sera présentée à l'Assemblée nationale "le mois prochain", en juillet, a précisé le Premier ministre.

Partager cet article

Dans la même thématique

Session of questions to the government at the National Assembly
2min

Politique

Budget : Sébastien Lecornu a choisi le recours au 49.3

Après un week-end de réflexion, le Premier ministre va annoncer en Conseil des ministres le recours au 49.3 pour faire passer le budget 2026. Après avoir concédé de nombreux gestes en direction des socialistes, Sébastien Lecornu a obtenu de leur part un accord de non-censure. Le chef du gouvernement revient donc sur son engagement de ne pas avoir recours à cet article, mais évite la voie plus brutale des ordonnances.

Le

Formal opening session of the Court of Cassation
5min

Politique

Budget des collectivités : le gouvernement tend la main au Sénat en proposant un effort contenu aux alentours de 2 milliards d’euros

Dans la dernière ligne droite du marathon budgétaire 2026, le gouvernement ne souhaite pas prolonger plus que nécessaire la navette parlementaire en cas de recours à l’article 49.3. Pour que les sénateurs ne reviennent pas sur la copie qui serait validée par l’Assemblée, le gouvernement a limité l’effort demandé aux collectivités « un marqueur du Sénat ».

Le

Projet de loi antiterroriste: le juge des libertés « interviendra » avant toute mesure administrative (Philippe)
3min

Politique

Municipales à Paris : « Je regrette qu'on ne soit pas unis derrière la candidature de Rachida Dati », expose Aurore Bergé

À quelques semaines des élections municipales 2026, les rangs macronistes avancent en ordre dispersé à Paris. Aurore Bergé, ministre chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, soutient Rachida Dati. « C’est elle qui peut gagner », estime la responsable sur Public Sénat ce lundi. Une position contraire à celle de son parti, Renaissance, qui s’est allié au candidat Horizons Pierre-Yves Bournazel.

Le