Prolongation de l’état d’urgence sanitaire : députés et sénateurs ne parviennent pas à trouver un accord
Si les deux chambres sont d’accord sur le principe de l’état d’urgence, la commission mixte paritaire a achoppé sur la question du contrôle du Parlement. Les sénateurs veulent que tout nouveau confinement ne puisse se prolonger au-delà d’un mois sans l’accord du Parlement. Refus de la majorité présidentielle.

Prolongation de l’état d’urgence sanitaire : députés et sénateurs ne parviennent pas à trouver un accord

Si les deux chambres sont d’accord sur le principe de l’état d’urgence, la commission mixte paritaire a achoppé sur la question du contrôle du Parlement. Les sénateurs veulent que tout nouveau confinement ne puisse se prolonger au-delà d’un mois sans l’accord du Parlement. Refus de la majorité présidentielle.
Public Sénat

Par F.V.

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Les positions semblaient se rapprocher. Mais il n’y a pas eu d’accord. La commission mixte paritaire (CMP) sur le projet de loi de prorogation de l’état d’urgence sanitaire a débouché sur un échec entre députés et sénateurs, jeudi, en fin de journée.

Les deux chambres sont pourtant d’accord sur la nécessité de maintenir l’état d’urgence dans les prochaines semaines, en raison de l’épidémie de covid-19, toujours élevée. Mais elles n’ont pas réussi à s’accorder sur la question de la régularité du contrôle du Parlement. Dans leur version du texte, les sénateurs veulent qu’en cas de nouveau confinement, celui-ci ne puisse être prolongé au-delà d’un mois, sans un vote du Parlement. Refus de la majorité présidentielle et du gouvernement. En cas de confinement, le premier ministre préfère s’en tenir à un débat au Parlement, suivi d’un vote, selon l’article 50-1 de la Constitution, comme il l’a annoncé hier aux présidents de groupes du Sénat. Or ce vote est seulement consultatif.

Les textes de l’Assemblée nationale et du Sénat diffèrent aussi sur la date de prolongation de l’état d’urgence. Les députés veulent le prolonger du 16 février au 1er juin, quand les sénateurs voulaient fixer cette date de fin au 3 mai. Mais c’est bien la question du contrôle, en cas de confinement, qui a été le principal point d’achoppement.

Dans ces conditions, la CMP a abouti à échec. Le rapporteur LR du texte au Sénat, Philippe Bas, y voit « une occasion manquée pour la démocratie ». Il avait souligné les rapprochements en séance. Ils n’ont pas été suffisants. Après la lecture des conclusions de la CMP en séance la semaine prochaine, ce sont les députés qui auront le dernier mot sur le projet de loi.

Partager cet article

Dans la même thématique

Rally at Place de la Republique for the release of activists from the Global Sumud Flotilla
7min

Politique

Garde à vue de Rima Hassan : comment fonctionne l’immunité parlementaire des eurodéputés ?

L’eurodéputée Rima Hassan a été placée en garde à vue jeudi. Ressortie libre dans la soirée, elle, sera jugée le 7 juillet prochain devant le tribunal correctionnel pour « apologie de terrorisme », en raison d’un post publié le 26 mars 2026 sur son compte X. La procédure a entraîné de nombreuses questions au regard de l’immunité parlementaire qui protège les députés européens.

Le

Session of questions to the government at the Senate
3min

Politique

Un nouveau projet de loi contre le séparatisme pour renforcer l’arsenal de 2021

Le gouvernement prépare un nouveau texte législatif visant à renforcer la lutte contre le séparatisme, dans la continuité de la loi adoptée en 2021. Présenté fin avril en Conseil des ministres, ce projet entend combler certaines limites identifiées par l’exécutif, notamment en matière de contrôle des structures et de protection des mineurs.

Le

Paris: Gerard Larcher elu President du Senat
9min

Politique

Sénatoriales : le groupe PS s’attend à une stabilité ou à un léger recul

Après les municipales, le PS espère conserver sa place de second groupe de la Haute assemblée, à l’issue des sénatoriales de septembre. « Je parie sur la stabilité », affirme Patrick Kanner, patron des sénateurs socialistes. Le sénateur du Nord n’exclut cependant pas le scénario du pire, qui serait « une perte sensible » de « 5 sièges ». Le groupe compte aujourd’hui 65 membres.

Le