Propos de Trump sur le vin: un débat « absurde », « débile », selon Didier Guillaume
Le ministre français de l'Agriculture Didier Guillaume a jugé mardi "absurde" et "débile" la menace du président américain Donald...

Propos de Trump sur le vin: un débat « absurde », « débile », selon Didier Guillaume

Le ministre français de l'Agriculture Didier Guillaume a jugé mardi "absurde" et "débile" la menace du président américain Donald...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le ministre français de l'Agriculture Didier Guillaume a jugé mardi "absurde" et "débile" la menace du président américain Donald Trump de taxer le vin français en rétorsion à la taxe française sur les Gafa, les géants américains du numérique.

"Bien sûr que je redoute une taxe, mais c'est absurde. C'est absurde, comme débat politique et économique, de dire +vous taxez les Gafa, on va taxer votre vin+, c'est complètement débile", a déclaré le ministre sur l'antenne de BFM TV/RMC.

"On taxe les Gafa tout simplement parce qu'ils font des bénéfices énormes de millions ou de milliards d'euros ou de dollars en faisant travailler les gens de chez nous et il n'y aurait pas de raison qu'ils ne payent pas d'impôts", a ajouté M. Guillaume.

"Ca fait la troisième fois que le président américain menace d'une taxe, troisième fois en un an, on verra bien s'il la fait maintenant", a également déclaré M. Guillaume.

"Le vin américain n'est pas meilleur que le vin français", a également déclaré le ministre, jugeant "inacceptables" les propos du président américain sur "la bêtise de Macron".

Donald Trump avait dénoncé vendredi sur Twitter la "stupidité" du président français Emmanuel Macron, menaçant de taxer le vin français en représailles à une taxe française sur les grands groupes technologiques, dite "taxe Gafa" car elle va toucher en premier lieu les géants américains du secteur.

"Nous annoncerons bientôt une action réciproque substantielle après la stupidité de Macron. J'ai toujours dit que le vin américain était meilleur que le vin français!", avait notamment déclaré le président américain.

La France a quant à elle, par la voix du ministre de l'Economie Bruno Le Maire, exprimé le souhait de parvenir à un accord avec Washington sur la taxation du numérique d'ici d'ici à la réunion des chefs d'Etat et de gouvernement du G7 à Biarritz fin août.

"Nous souhaitons travailler étroitement avec nos amis américains à une taxation universelle des activités digitales", avait déclaré samedi M. Le Maire.

Partager cet article

Dans la même thématique

Clashes During Paris Austerity Protests
6min

Politique

Après les pillages du 17 octobre, faut-il couper les réseaux sociaux ?

Gabriel Attal relance l’idée d’un blocage temporaire des plateformes dans les zones touchées par les violences, après le chao du week-end. Elles facilitent les rassemblements et démultiplient les images de casse, mais leur rôle dépasse la seule organisation des émeutes.

Le

Paris France Protests
9min

Politique

Violences du 17 octobre : pourquoi l’état d’urgence est écarté par le gouvernement ?

Après un week-end marqué par des scènes de chaos et de pillages dans plusieurs villes, l’exécutif exclut pour le moment le recours à l’état d’urgence, préférant la mise en place de « couvre-feux localisés ». De quels moyens dispose l’exécutif pour rétablir l’ordre ? Inventaire de la boîte à outils sécuritaire dont dispose le gouvernement pour rétablir l’ordre.

Le

NORD – RASSEMBLEMENT MAIRIE
3min

Politique

Après les violences du 17 octobre, les maires font front devant leurs mairies

Au lendemain d’une mobilisation contre la vie chère qui a dégénéré en pillages et en assauts contre des hôtels de ville, l’Association des maires de France (AMF) appelle à un rassemblement ce lundi 19 octobre, à partir de midi. Les maires de Paris, Lyon et Marseille seront reçus par Sébastien Lecornu, à leur demande.

Le

France: Emmanuel MACRON Addresses The French People After Violent Protests
6min

Politique

Violences du 17 octobre : Macron exprime sa « colère » et sa « honte » et promet « toute la transparence »

Au lendemain des pillages et des dégradations qui ont frappé plusieurs villes françaises, le chef de l’État a promis de tirer « toutes les leçons » de la journée du 17 octobre. Face aux appels de la droite à décréter l’état d’urgence, il a privilégié le renforcement des mesures de protection et tenté de dissocier les violences des revendications contre la vie chère.

Le