Protocole sanitaire à l’école : « On vaccine et on teste, sinon c’est la fermeture », se défend Jean Castex

Protocole sanitaire à l’école : « On vaccine et on teste, sinon c’est la fermeture », se défend Jean Castex

A la veille d’une grève majeure dans l’éducation nationale, Jean Castex et Jean-Michel Blanquer ont dû, une nouvelle fois se défendre de tous « atermoiements » après la mise en place de protocoles sanitaires successifs depuis la rentrée 2022, dans les établissements scolaires.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

« Que comptez-vous faire pour restaurer la sérénité dans ce climat particulièrement anxiogène et préjudiciable pour les enfants comme pour les enseignants ? » Aux questions d’actualité au gouvernement au Sénat, le sénateur PS, Hussein Bourgi s’adressait à Jean-Michel Blanquer et c’est finalement le Premier ministre qui lui a répondu. Quatre questions ont porté sur la situation sanitaire dans les écoles.

Avec 75 % d’enseignants grévistes annoncés, la mobilisation de jeudi s’annonce très forte. Au cœur des turbulences d’une rentrée scolaire agitée, trois changements de protocole en une semaine qui ont énormément perturbé le personnel éducatif et les parents.

« Cette semaine nous serons sur une moyenne hebdomadaire de 12,1 millions de tests, c’est inédit »

« La source des difficultés que nous avons, c’est que nous avons dû adapter notre politique de dépistage […] Nos autorités sanitaires et scientifiques se sont prononcées le 31 décembre 2021 […] Parce qu’elles avaient besoin de recul sur ce qu’il s’est passé dans les pays qui étaient en avance de phase, comme en Angleterre et au sud de l’Afrique […] Ce ne sont pas les atermoiements du gouvernement, c’est l’évolution de la doctrine sanitaire », s’est d’abord défendu Jean Castex rappelant que conformément à la nouvelle doctrine les cas contacts disposant d’un schéma vaccinal complet ne devaient plus s’isoler mais se tester davantage. « Là où il fallait un test, il en faut trois […] C’est ce que nous appliquons à l’école comme ailleurs […] Cette semaine nous serons sur une moyenne hebdomadaire de 12,1 millions de tests, c’est inédit », s’est-il félicité.

Le Premier ministre indique également que le gouvernement s’engage à « débloquer tous les moyens financiers pour accompagner le mouvement de déploiement de centres de tests », lancé par certains élus locaux.

Pour finir Jean Castex martèle. « Notre politique, c’est celle-là : on vaccine et on teste. L’alternative c’est quoi ? C’est la fermeture des écoles, de l’économie. Et ça, nous ne le voulons pas ! »

Jean-Michel Blanquer : « Il n’y a pas d’énormes problèmes de remplacement des professeurs »

Quelques minutes plus tôt, le ministre de l’Education nationale était interrogé sur le même sujet par l’élu communiste, Gérard Lahellec. Jean-Michel Blanquer a reconnu des « complexités », « notamment les queues devant les pharmacies », la semaine dernière avant la nouvelle doctrine permettant un retour à l’école après trois autotests. « Cette nouvelle réalité permet d’assurer la sécurité sanitaire en même temps que l’objectif de l’école ouverte ». Pour l’instant, il n’y a pas d’énormes problèmes de remplacement des professeurs », a-t-il assuré.

Interrogé aussi sur la question des suppressions de postes l’année prochaine, Jean-Michel Blanquer s’est voulu rassurant. « Regardez le budget 2022, l’augmentation du budget de l’Education nationale sous ce quinquennat, est la plus forte qu’on est connue. Il n’y a pas de suppression de postes prévue. Sur l’ensemble du quinquennat, c’est une augmentation de 13 % du budget de l’éducation nationale qui nous permet de faire face à différents problèmes dont celui du remplacement (des enseignants malades) ».

Dans la même thématique

Medecin Generaliste nouvelle grille tarifaire
7min

Santé

L’UFC-Que Choisir dénonce des « chiffres alarmants » sur les dépassements d’honoraires pratiqués par les médecins spécialistes

En pleine renégociation de la convention tarifaire entre les médecins libéraux et l’Assurance maladie, l’association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir a publié ce jeudi 22 février ses derniers chiffres « alarmants » sur les dépassements d’honoraires pratiqués par une majorité de médecins de 8 différentes spécialités libérales. Un travail « salué » par la sénatrice communiste de Seine-Maritime, Céline Brulin, qui avait déposé un amendement dans le dernier projet de loi de finances de la Sécurité Sociale afin de limiter les dépassements d’honoraires à 30% du tarif de base.

Le

IVG dans la Constitution : la droite veut amender le texte pour y faire figurer la clause de conscience des médecins
3min

Santé

IVG dans la Constitution : la droite veut amender le texte pour y faire figurer la clause de conscience des médecins

Le sénateur LR Alain Milon a déposé un amendement au projet de loi constitutionnelle sur la liberté de recourir à l'interruption volontaire de grossesse. Co-signé par le président de groupe Bruno Retailleau, il prévoit une garantie du respect de la clause de conscience que peuvent faire valoir les professionnels de santé, absente selon eux dans la Constitution.

Le

FRANCE – DRUGS – SHORTAGE
11min

Santé

Pénurie de médicaments : « Le plan du gouvernement n’est pas très précis, c’est beaucoup d’intention » selon la sénatrice Sonia de la Provôté

Depuis deux hivers, c’est la même galère : des pénuries de médicaments qui se multiplient. Pour y remédier, le gouvernement a présenté son plan, avec toujours des relocalisations, de l’information en temps réel des médecins, des tableaux d’équivalence. Si ces deux propositions étaient dans le rapport de la commission d’enquête du Sénat sur les pénuries, la question de fond « sera traitée quand on aura réindustrialisé la France », souligne la sénatrice centriste Sonia de la Provôté. « Globalement, on n’avance pas beaucoup. Il n’y a rien de nouveau », ajoute la sénatrice PS Laurence Harribey.

Le