PS: Faure et Vallaud taclent DSK et ses commentaires « d’outre-tombe »
Des responsables socialistes ont attaqué lundi Dominique Strauss-Kahn, Boris Vallaud assimilant ses "commentaires" à des "voix d...

PS: Faure et Vallaud taclent DSK et ses commentaires « d’outre-tombe »

Des responsables socialistes ont attaqué lundi Dominique Strauss-Kahn, Boris Vallaud assimilant ses "commentaires" à des "voix d...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Des responsables socialistes ont attaqué lundi Dominique Strauss-Kahn, Boris Vallaud assimilant ses "commentaires" à des "voix d'outre-tombe" et Olivier Faure critiquant le "nihilisme" de l'ancien ministre, "guidé plus par la rancœur que par la raison".

L'ancien patron du FMI et ancien dirigeant socialiste avait affirmé samedi qu'il était "temps que le PS disparaisse". "Ce parti qui est le mien - et je le dis avec tristesse, mais c'est comme ça - n'a pas su accompagner la mondialisation, se transformer quand le monde se transformait", avait-t-il déclaré depuis Marrakech où se tenait la World Policy Conference.

"Je n'ai pas l'habitude de commenter les commentaires et en particulier quand c'est des voix d'outre-tombe", a répliqué Boris Vallaud sur France 2.

"C'est toujours gênant d'entendre des gens qui sont guidés plus par la rancœur que par la raison", a de son côté tancé le président du groupe Nouvelle gauche à l'Assemblée nationale, Olivier Faure, ajoutant: "si Dominique Strauss-Kahn n'a pas pu concourir à l'élection présidentielle, le Parti socialiste n'y est pas pour grand chose".

"Aujourd'hui, le voir éteindre la lumière en partant parce qu'il n'est plus lui-même dirigeant de ce parti, ça a quelque chose de très triste, parce que c'est une intelligence, un talent, et qu'il est aujourd'hui dans une forme de nihilisme qui est difficilement compréhensible", a regretté le député.

"Qui était le PS ces dernières années ? Qui a conduit le PS jusqu'ici ? Dominique Strauss-Kahn et d'autres. Donc voir cette génération expliquer que finalement elle a échoué, et que parce qu'elle a échoué on doit tout arrêter, ça a quelque chose de très difficile à comprendre", a-t-il critiqué.

Boris Vallaud a affirmé vouloir "faire le choix de la refondation" plutôt que "des funérailles"."Ce qui m'intéresse, c'est savoir ce que l'on fait après une défaite monumentale (...) et dont on peut se demander si ce n'est pas (la défaite) d'une offre politique, et de la social-démocratie, ce qui est bien plus grave".

"Le problème est peut-être que le Parti socialiste a accompagné la mondialisation, au lieu de se poser la question de ce tournant de la mondialisation, (...) de la réorganisation du capitalisme, qui a fait beaucoup de victimes, car ce qui a gagné dans la bataille politique et culturelle, c'est le néolibéralisme", a regretté M. Vallaud.

Devant des "mutations considérables" du monde du travail, "le grand sujet ce n'est pas la simplification du droit du travail c'est comment on crée des protections nouvelles", a-t-il jugé.

"Il faut une nouvelle génération, y compris sur cette question de la mondialisation, (...) mais on ne peut pas laisser pour acquis le fait que le néolibéralisme l'a emporté définitivement. Il y a eu des combats très difficiles au siècle passé contre le capitalisme, et si aujourd'hui nous avons un modèle qui (...) mêle à la fois l'économique et le social, c'est parce qu'il y a des femmes et des hommes qui ont choisi de se battre, et qui ont réussi à construire un rapport de force avec le capital pour imposer des droits", a de son côté expliqué Olivier Faure.

Partager cet article

Dans la même thématique

Eléonore Caroit, la ministre déléguée chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger
3min

Politique

Affaire Epstein : après la démission de Jack Lang de l’Institut du Monde Arabe, « on va s’atteler à nommer très rapidement quelqu’un pour le remplacer », déclare Eléonore Caroit

Convoqué en urgence par le ministre des Affaires étrangères, Jack Lang a finalement proposé sa démission de la présidence de l'Institut du Monde Arabe, le samedi 7 février. Embourbé dans les dernières révélations de la sulfureuse affaire Jeffrey Epstein, Sébastien Lecornu et son gouvernement ont approuvé cette décision, à l'image d'Eléonore Caroit, ministre déléguée chargée de la Francophonie.

Le

PS: Faure et Vallaud taclent DSK et ses commentaires « d’outre-tombe »
2min

Politique

Municipales 2026 : « On ne peut pas critiquer la vie politique si on n’y participe pas », estime Albane Gély, primo-votante

Les élections municipales qui auront lieues le 15 et 22 mars prochains seront pour certains la première occasion de voter. Invitée dans l’émission Dialogue Citoyen, Albane, étudiante en droit et philosophie, témoigne de l’importance pour elle de voter, une exception chez les 18-25 ans qui n’étaient que 30% à s’être déplacés lors des dernières élections municipales. Une élection organisée juste avant la période de confinement.

Le

PS: Faure et Vallaud taclent DSK et ses commentaires « d’outre-tombe »
3min

Politique

Alain Duhamel : « Les Français sont dans un état de défiance que je trouve totalement disproportionné »

Il a connu Pompidou, interviewé Valéry Giscard d’Estaing, mis sur le grill François Mitterrand et, pour ainsi dire, vu naître politiquement tous les autres présidents de la Cinquième République. Voilà cinquante ans qu’Alain Duhamel ausculte la politique française avec une tempérance devenue sa marque de fabrique. La retraite ? Impensable pour l’éditorialiste qui publie Les Politiques, portraits et croquis (éditions de l’Observatoire) dans lequel sont scrutées 63 personnalités politiques avec beaucoup de franchise. Invitée de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde un regard, il revient sur les souvenirs marquants de sa carrière et analyse le climat politique des dernières années.

Le

6min

Politique

Royaume-Uni : Keir Starmer face à « la défiance » de son propre camp, après de nouvelles révélations entre Jeffrey Epstein et l’ancien ambassadeur britannique à Washington

Le Premier ministre essuie les conséquences de sa décision de nommer Peter Mandelson en tant qu’ambassadeur à Washington en 2024, alors que ses liens avec Jeffrey Epstein étaient déjà connus. Après la publication de nouveaux fichiers sur le financier américain, la pression s’accentue contre Keir Starmer, déjà fragilisé depuis le début de son mandat.

Le