PS: Faure veut en finir avec la primaire ouverte
Olivier Faure entend, s'il prend la tête du PS, en finir avec la primaire ouverte pour désigner le candidat du parti à la...

PS: Faure veut en finir avec la primaire ouverte

Olivier Faure entend, s'il prend la tête du PS, en finir avec la primaire ouverte pour désigner le candidat du parti à la...
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Olivier Faure entend, s'il prend la tête du PS, en finir avec la primaire ouverte pour désigner le candidat du parti à la présidentielle, en restreignant le corps électoral à ceux qui auront pris part à la construction du projet du PS d'ici-là.

"Je souhaite que le corps électoral, que ceux qui participent au vote des primaires, ce soit ceux qui pendant trois ans auront accompagné la reconstruction de la gauche", a affirmé dimanche à Pantin (Seine-Saint-Denis) le président du groupe PS à l'Assemblée, au lendemain du lancement de la campagne pour le poste de premier secrétaire.

Pour bâtir le projet du Parti socialiste, M. Faure souhaite en effet lancer une "vaste réflexion", qui "prendra deux ans et demi, trois ans", jalonnée de "chantiers successifs au cours desquels (les socialistes) aurons à revisiter l'ensemble de ce qu'(ils sont)".

Y prendront part des militants, mais pas seulement. "Nous voterons, les militants, mais aussi les sympathisants, moyennant peut-être le paiement d'un euro, parce que nous élargirons ainsi notre audience progressivement, et nous ferons en sorte que toutes celles et ceux qui veulent accompagner la gauche (...) puissent le faire, et donner une légitimité forte à ce projet", a-t-il expliqué.

"Au terme de ce processus, nous aurons un projet, qui sera le projet des socialistes", et il engagera les candidats à la primaire, a souligné le député de Seine-et-Marne.

"Il y aura trois, quatre, cinq, six candidats, peu importe. Mais chacun devra savoir que ceux qui viendront voter ont participé au débat, ont voté même à chaque étape, et que le projet que nous aurons conçu ensemble, ils pourront s'en écarter sur certains points, ils pourront avoir leurs nuances, leurs ajouts, mais ils devront tenir compte de ce que nous avons pensé et voté ensemble", a-t-il dit à l'occasion des voeux du maire de Pantin, Bertrand Kern.

Olivier Faure a par ailleurs jugé qu'il faudrait "bien sûr" rassembler "l'ensemble de la gauche", mais qu'il fallait au préalable que le PS se "réaffirme totalement".

"Nous allons commencer par notre projet, par nous-mêmes, par ce que nous sommes, nous réaffirmer totalement. Et puis ensuite nous discuterons, mais sur une autre base. Parce que discuter aujourd'hui, ce serait le faire dans une position de supplétif, et nous ne sommes pas des supplétifs", a-t-il souligné.

"Il y a une gauche qui n'est pas de gouvernement, et cette gauche-là, elle peut porter la protestation,(...) elle peut être celle qui exerce un droit d'alerte et elle n'est pas inutile (...) mais cette gauche-là, elle n'a jamais gouverné, parce qu'elle ne peut pas rassembler", a-t-il prévenu.

Soucieux de réconcilier toute la famille socialiste, M. Faure a affirmé que le Congrès d'Aubervilliers, les 7 et 8 avril prochain, serait l'occasion de "remett(re) les compteurs à zéro".

A ce congrès, "on ne demandera à personne d'où il vient. Mais on exigera de chacun de savoir où il va. (...) Il n'y aura pas ceux qui pensent au plan A et au plan B. Il y aura un plan A pour lequel on se bat", a-t-il conclu.

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