Le Conseil national du PS a désigné samedi à Paris une nouvelle direction collégiale de 16 membres assistés de trois collectifs, qui fait la...
PS: nouvelles instances pour mettre en route la refondation
Le Conseil national du PS a désigné samedi à Paris une nouvelle direction collégiale de 16 membres assistés de trois collectifs, qui fait la...
Par Stéphanie LEROUGE
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Le Conseil national du PS a désigné samedi à Paris une nouvelle direction collégiale de 16 membres assistés de trois collectifs, qui fait la part belle à la nouvelle génération et devra mettre sur les rails la refondation d'un parti en déroute, jusqu'au prochain Congrès, en 2018.
Cette nouvelle direction a été approuvée à une large majorité des votants (102 pour, 16 contre, 20 abstentions), lors d'une réunion dans un hôtel parisien du XIVe arrondissement.
Elle se compose de 16 membres, huit hommes et huit femmes, assistés de trois collèges (coordination des élus, coordination des territoires, porte-parole), soit 28 personnes en tout.
Cette direction, qui se réunira la première fois le 17 juillet, devra élaborer durant l'été une feuille de route qui sera soumise au vote des militants en septembre. Elle devra aussi préparer les élections sénatoriales et s'atteler à un douloureux plan social, qui sera bouclé à l'automne.
Jean-Christophe Cambadélis, qui restera formellement premier secrétaire jusqu'à ce vote des militants, a soumis dans un premier temps au "parlement" du parti une liste de 14 noms.
Ces 14 femmes et hommes sont Nadège Azzaz, Ericka Bareigts, Nathalie Koenders, Carole Delga, Valérie Rabault, Laurence Rossignol, Isabelle This Saint-Jean, Guillaume Bachelay, Luc Carvounas, Matthias Fekl, Jean-Marc Germain, François Kalfon, Emmanuel Maurel, Rachid Temal.
Après discussions, se sont finalement ajoutés les noms du député Régis Juanico, proche du candidat à la présidentielle Benoît Hamon, et de la sénatrice Frédérique Espagnac, proche de François Hollande.
Plusieurs ténors ont en effet plaidé pour l'intégration dans la direction d'un représentant de la sensibilité hamoniste: Guillaume Balas, proche de Benoît Hamon, mais aussi l'ancien lieutenant de Manuel Valls Luc Carvounas ou l'ancien député aubryste Jean-Marc Germain.
A son arrivée à l'Hôtel Mariott, M. Balas a protesté auprès de la presse contre l'éviction des amis de M. Hamon, "contradictoire avec l'idée que le Parti socialiste essaye de rassembler au maximum".
"Benoît Hamon a pris une décision personnelle (en quittant le PS, NDLR), il n'a jamais dit que ça engageait les gens qui étaient au Parti socialiste", a souligné M. Balas, s'étonnant aussi que Jean-Christophe Cambadélis veuille interdire aux membres du PS d'adhérer au "mouvement associatif" de M. Hamon.
- 'C'est très bunkerisé' -
L'ex-ministre de l'Education Najat Vallaud-Belkacem, le 8 juillet 2017 à Paris
AFP
Les 16 membres du noyau dur seront flanqués de plusieurs membres de droit (le président de la Fédération nationale des élus socialistes et républicains, François Rebsamen, le président du groupe PS à l'Assemblée, Olivier Faure, la cheffe de file de la délégation française au Parlement européen, Christine Revault d'Allonnes).
S'y ajoutent quatre porte-parole (Estelle Grelier, Sébastien Denaja, Julien Dray, Karim Bouamrane), le trésorier du parti Jean-François Debat et quatre élus chargés de la "coordination des territoires" (Hussein Bourgi, Pernelle Richardot, Emmanuel Grégoire et Mathieu Klein).
Un vingt-neuvième membre se joindra bientôt à eux: le ou la prochaine présidente du groupe socialiste au Sénat, après le ralliement de Didier Guillaume à la République en marche.
L'ex-ministre de l’Éducation Najat Vallaud-Belkacem a expliqué sur Facebook n'avoir "pas souhaité rejoindre l’équipe dirigeante" pour "prendre le temps de réfléchir en profondeur" au désaveu exprimé par les électeurs et aux raisons "d’espérer à nouveau dans une gauche européenne, écologiste, laïque, socialiste". Cette décision n'est "ni une désertion ni un renoncement".
A la sortie du Conseil national, M. Cambadélis a vanté la composition "homogène" de cette direction.
A l'inverse, l'ex-député Pascal Cherki a déploré la faible représentation des "frondeurs": "Les équilibres du congrès ne sont pas respectés. L'analyse, c'est que la raison pour laquelle on a perdu, c'est la fronde. C'est très bunkerisé. C'est l'appareil qui se replie sur lui-même".
"J'ai un peu le sentiment de voir l'UMP après la défaite de 2012 (...) où le fantôme de (Nicolas) Sarkozy rôdait dans les couloirs. Là j'ai l'impression de voir le fantôme de François Hollande rôder à l’extérieur du Parti socialiste", a-t-il ironisé.
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