PS : Olivier Faure dresse un inventaire sans concession du quinquennat Hollande
Plusieurs fois repoussé, le premier secrétaire du PS Olivier Faure a dressé l’inventaire sans concession du quinquennat de François Hollande.

PS : Olivier Faure dresse un inventaire sans concession du quinquennat Hollande

Plusieurs fois repoussé, le premier secrétaire du PS Olivier Faure a dressé l’inventaire sans concession du quinquennat de François Hollande.
Public Sénat

Par AFP (sujet vidéo de Jordan Klein)

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le premier secrétaire du PS Olivier Faure a dressé lundi soir un inventaire sans concession du quinquennat de François Hollande, appelant une nouvelle fois en conclusion de son discours à l'unité de la gauche, à quelques mois des européennes.

Dans ce discours d'environ quarante minutes, prononcé au nouveau siège du PS à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), M. Faure a fustigé l'absence de « vision » initiale de l'ancien président de la République, et la dérive d'un pouvoir qui est sorti de son « socle de valeurs ».

S'il a énuméré assez longuement certaines des réussites du quinquennat, M. Faure a déploré le « débat manqué » autour du Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE), « l'occasion manquée de la remise à plat fiscale » et surtout, la déchéance de nationalité et la loi travail, qui ont donné aux Français le sentiment d'être « trahis ».

M. Faure, qui espère nouer une alliance aux européennes avec les autres formations de la gauche pro-européenne et écologiste, a aussi regretté que les socialistes n'aient pas « assez associé l'ensemble de la gauche à (leurs) décision et à (leurs) actions ».

« Il n'y a pas de gauches irréconciliables (...) C'est le sens même de notre renaissance que de travailler à celle de la gauche tout entière », a-t-il lancé, en référence à la formule prêtée à l'ex-Premier ministre Manuel Valls.

Ironie de l'histoire, l'ancien député « frondeur » Laurent Baumel a salué auprès de la presse le discours de l'ancien président du groupe PS à l'Assemblée. « La tonalité d'ensemble est à la distanciation et à la rupture. Donc moi ça me va », a commenté le chef de file de l'aile gauche du PS, se félicitant de propos qui « créent les conditions possibles d'un rassemblement de la gauche ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Senat : QAG
9min

Politique

Tentative de groupe Nouvelle Energie et de « putsch » contre Claude Malhuret, « psychodrame » : c’est la folle semaine du « mercato » au Sénat

La suite des sénatoriales réserve quelques surprises. Des sénateurs membres de Nouvelle énergie, le parti du candidat à la présidentielle, David Lisnard, ont tenté de créer un nouveau groupe, avec des frondeurs du groupe Les Indépendants, présidé par Claude Malhuret, proche d’Edouard Philippe. L’affaire semble jusqu’ici échouer, mais crée des tensions au Palais du Luxembourg, où la semaine du « mercato » bat son plein.

Le

Sénat 360
4min

Politique

Gérard Larcher réélu à la présidence du Sénat pour la sixième fois

Le président Les Républicains du Sénat, Gérard Larcher, a été réélu ce jeudi 1er octobre pour un nouveau mandat de trois ans à la tête de la Chambre haute. Sans surprise, il l’a très largement emporté dès le premier tour, selon les résultats proclamés dans l'hémicycle.

Le

PS : Olivier Faure dresse un inventaire sans concession du quinquennat Hollande
3min

Politique

« Ici l'antisémitisme, le racisme, le rejet de l'autre n'ont pas leur place », avertit Gérard Larcher, reconduit à la tête du Sénat 

Invité à réagir aux accusations d’antisémitisme qui visent Jordan Bardella, Gérard Larcher, tout juste réélu président du Sénat, ne veut « pas porter des jugements définitifs sans preuves ». Il assure toutefois vouloir se montrer inflexible devant des propos et des comportements « insupportables », alors qu’un groupe RN-UDR vient de faire son entrée à la Chambre haute.

Le