Quand François de Rugy avait des « divergences importantes avec Emmanuel Macron sur l’écologie »
Le nouveau ministre de l’Environnement, François de Rugy, dénonçait en 2017 le soutien d’Emmanuel Macron au « nucléaire », au « diesel » ou à « l’extraction des sables ». C’était avant de le rallier pendant la campagne présidentielle.

Quand François de Rugy avait des « divergences importantes avec Emmanuel Macron sur l’écologie »

Le nouveau ministre de l’Environnement, François de Rugy, dénonçait en 2017 le soutien d’Emmanuel Macron au « nucléaire », au « diesel » ou à « l’extraction des sables ». C’était avant de le rallier pendant la campagne présidentielle.
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Les propos passés reviennent parfois comme en boomerang en politique. Le grand classique de la boîte à archives. François de Rugy, qui vient d’être nommé ministre de la Transition écologique et solidaire, en remplacement de Nicolas Hulot (voir notre article), n’a pas toujours été convaincu de la fibre écologique d’Emmanuel Macron. Candidat à la primaire de la gauche pour la présidentielle 2017, il critiquait au contraire celui qui allait remporter l’élection.

Des propos qui avaient déjà été repris quand l’écologiste avait annoncé son ralliement à Emmanuel Macron pendant la campagne. Mais devenu aujourd’hui ministre de l’Environnement, ses anciennes déclarations prennent une nouvelle saveur.

« J’ai des divergences importantes avec Emmanuel Macron sur l’écologie car il n’en parle jamais et quand il en parlait c’était des positions assez proche de celle d’Arnaud Montebourg sur le nucléaire ou le diesel » avait-il dénoncé le 19 janvier 2017, lors de l’un des débats de la primaire. Des propos relayés sur son compte Twitter.

Des attaques déjà formulées deux jours avant sur France 24, comme le rappelle Brut.

« Il y a deux problèmes lourds avec Emmanuel Macron. Premier problème, il ne parle pas d’écologie. Je ne sais pas quel est son programme pour l’écologie. Quand il était ministre de l’Economie, non seulement il n’allait pas dans le sens de l’écologie, mais il était plutôt sur l’ancien monde. Lui qui se voulait moderne, c’était le nucléaire, c‘était le diesel, c’était l’extraction des sables dans la baie de Lannoy, même si depuis qu’il n’est plus ministre il est contre » pointait du doigt le député, ancien d’Europe Ecologie-Les Verts.

François de Rugy pourra toujours aujourd’hui plaider que ses propos datent d’avant l’élection d’Emmanuel Macron et les mesures prises depuis : fermeture programmée des centrales à charbon et de la centrale nucléaire de Fessenheim, arrêt du projet controversé d'aéroport de Notre-Dame des Landes, le dossier du glyphosate, bien que controversé, l’alignement de la fiscalité du diesel sur celle de l’essence ou la fin de la vente de véhicules essence ou diesel à l’horizon 2040.

Lors du débat des primaires, il expliquait aussi vouloir défendre « l’écologie concrète, l’écologie pragmatique, l’écologie de bon sens » (voir la vidéo ci-dessu à 00'25). De quoi, pour le coup, mieux coller aux attentes d’Emmanuel Macron.

François de Rugy met en avant son « projet de l’écologie concrète »
01:11

Partager cet article

Dans la même thématique

Quand François de Rugy avait des « divergences importantes avec Emmanuel Macron sur l’écologie »
2min

Politique

Un collaborateur de Raphaël Arnault embauché sous pseudo : « C’est particulièrement choquant », réagit Claude Malhuret

Après l’arrestation de onze suspects, dans le cadre de l’enquête sur la mort du jeune militant nationaliste Quentin Deranque, le Parisien révèle que l’un d’eux est un deuxième collaborateur parlementaire du député LFI et fondateur du mouvement antifa, Raphaël Arnault. Mais, il a été recruté sous pseudonyme. « Inacceptable », pour le sénateur Claude Malhuret.

Le

Quand François de Rugy avait des « divergences importantes avec Emmanuel Macron sur l’écologie »
3min

Politique

Peine d’inéligibilité en cas de condamnations pour violences : « Cela me paraît parfaitement normal », déclare François-Noël Buffet

Lors de la séance de questions d’actualité au gouvernement du Sénat, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin a annoncé qu’il comptait faire passer un texte visant à introduire une peine d’inéligibilité en cas de condamnation pour violences. Un texte qui pourrait avoir le soutien de la droite sénatoriale.

Le

Quand François de Rugy avait des « divergences importantes avec Emmanuel Macron sur l’écologie »
4min

Politique

Mort de Quentin : Gérald Darmanin souhaite une peine d’inéligibilité contre « toute personne condamnée pour avoir encouragé à la violence physique » 

Les interventions se sont multipliées au Sénat, ce mercredi, pendant la séance de questions d’actualité au gouvernement, autour de la mort du militant nationaliste Quentin Deranque. Les élus de droite et du bloc central ont largement reproché à LFI sa proximité avec la mouvance d’ultra gauche, citée dans cette affaire. Le garde des Sceaux a annoncé vouloir assortir les condamnations pour incitation à la violence d’une peine d’inéligibilité, visant explicitement le député LFI Raphaël Arnault.

Le