Les casseurs, "ce sont les gilets jaunes que je n'aime pas". Face à des enfants, Emmanuel Macron a longuement évoqué la crise des "gilets jaunes...
Quand Macron explique les « gilets jaunes » aux enfants
Les casseurs, "ce sont les gilets jaunes que je n'aime pas". Face à des enfants, Emmanuel Macron a longuement évoqué la crise des "gilets jaunes...
Par Benjamin MASSOT, Jérôme RIVET
Temps de lecture :
4 min
Publié le
Mis à jour le
Les casseurs, "ce sont les gilets jaunes que je n'aime pas". Face à des enfants, Emmanuel Macron a longuement évoqué la crise des "gilets jaunes" jeudi lors d'un débat pas comme les autres en Maine-et-Loire, assurant avoir "compris le message" de ceux qui "ne sont pas violents".
Il a fallu attendre la fin des échanges pour que ce sujet brûlant soit évoqué par la cinquantaine d'écoliers et collégiens, invités à échanger avec le président dans une salle municipale de Beaupréau-en-Mauges, ville de 23.000 habitants entre Angers et Nantes.
Mais une fois posé sur la table, il a donné lieu à plusieurs questions et des réponses détaillées du chef de l'Etat, venu écouter les plus petits à l'approche de la fin d'un grand débat qui a attiré surtout des seniors.
Emmanuel Macron, avec des mots simples, a souvent joué au maître d'école, testant les connaissances des enfants. C'est Cassandre, élève de 5ème, qui s'est lancée en premier en demandant: "Que pensez-vous des gilets jaunes?"
"La vraie question, c'est qui sont les gilets jaunes", a répliqué le chef de l'Etat avant de se lancer dans un long monologue. "Au début, les gens qui ont mis des gilets jaunes c'étaient plutôt des gens qui disaient: on travaille, on n'arrive plus à s'en sortir".
Emmanuel Macron converse avec des enfants le 28 mars 2019 à Beaupreau-en-Mauges
AFP
"J'ai bien compris le message" et "j'ai envie de répondre" à ceux qui "ne sont pas violents", a-t-il ajouté, souhaitant que les manifestations se terminent le plus vite possible.
"Mais d'autres ont mis un gilet jaune pour tout casser. Je ne suis pas du tout d'accord avec eux, ce sont les gilets jaunes que je n'aime pas". "Ce sont des casseurs, il faut que les gens les soutiennent de moins en moins", a-t-il poursuivi.
"Il faut être intraitable. Car si on ne l'est pas comment peut-on expliquer aux enfants sur c'est mal de frapper, d'insulter ?"
- "Merci de réfléchir" -
Du trop-plein de plastique aux inégalités de salaires, en passant par le harcèlement, le débat a porté sur des thèmes revenus en force lors des réunions d'adultes qui se tiennent depuis deux mois.
Un jeune garçon s'est alarmé que, dans son village, il y avait "beaucoup trop d'emballages en plastique". Puis chacun, levant le bras, a suggéré une solution: "acheter en vrac" ou "des jouets en bois", "ne plus utiliser des couverts en plastique", ...
Sérieux et sans crainte, les enfants ont raconté leurs expériences des violences et du harcèlement. Certains ont évoqué une camarade d'école que "tout le monde harcèle en disant qu'elle sent mauvais", ou une jeune de 15 ans qui s'est suicidée après avoir été harcelée "sans rien dire à personne".
Emmanuel Macron s'entretient avec des enfants le 28 mars 2019, à Beaupreau-en-Mauges
AFP
"Quand on est ensemble contre une seule personne, on est vite très bête. A tous les âges de la vie", a répondu le chef de l'Etat. "L'important c'est d'en parler. Il ne faut pas que la personne qui en est la victime ait honte."
Marius, assis au dernier rang, lui a demandé pourquoi certains métiers difficiles étaient moins bien payés que d'autres, pourtant moins pénibles. "Un joueur de foot gagne beaucoup mieux sa vie qu'une infirmière ou un chauffeur de camion", a reconnu Emmanuel Macron pour qui parfois les écarts sont "inexplicables".
Après deux heures environ de débat, le chef de l'Etat a conclu: "Merci de réfléchir à tous ces sujets" car "c'est vous qui allez vivre comme adultes" les choix qui vont être faits.
Les enfants ont été visiblement ravis de l'échange, qu'ils n'ont eu que deux jours pour préparer, n'ayant été avertis que mardi. "Je suis super content car on ne voit pas tout le temps un président de la République ici", a réagi Nicolas, un petit blond de 5e. "Je n'ai pas tout compris mais (...) il était proche de nous, simple", a renchéri Alexandre, en 4e.
Le chef de l'Etat retrouve des adultes vendredi pour un nouveau débat avec les élus des Hauts-de-France, invités à l'Elysée.
Plus vieux groupe de l’histoire du Parlement, le RDSE voit la moitié de ses 16 sièges remis en jeu lors du scrutin de septembre. Mais sa présidente, la sénatrice PRG Maryse Carrère, est confiante. Fort de « ce poids de l’histoire », le groupe, qui mêle radicaux de gauche et de droite, espère la stabilité voire quelques bonnes surprises.
Le pré-rapport de l'inspection générale de la justice et de la gendarmerie sur les failles dans une enquête pour viols visant Jérôme Barella, le principal suspect du meurtre de la jeune Lyhanna, a conduit à une première sanction visant une magistrate d'Auch. Alors que se prépare « une journée Justice morte » lundi 29 juin, le président du Sénat, Gérard Larcher, s'est dit « choqué » par une « réponse » de l'institution judiciaire qu'il juge « corporatiste ». Cette journée n'avait pourtant, à l'origine, rien à voir avec l'affaire Lyhanna.
Selon nos informations, le gouvernement va retirer le projet de loi « État local » de l’ordre du jour du Sénat. Ces dernières heures, plusieurs groupes du Sénat et les élus locaux, dont l’influente association des maires de France (AMF), dénonçaient les dispositions recentralisatrices de ce texte. Par ricochet, le gouvernement avance l’examen du projet de loi logement.
Le rapport 2025 de la CNCCFP, qui porte sur l’année 2024, montre une inflation du nombre de partis, avec 635 mouvements recensés, en vue des municipales et de la présidentielle. Le total des aides publiques s’élève à 66 millions d’euros cette année-là. Le niveau de richesse d’un parti à l’autre varie, avec quelques surprises…