Quelques ministres millionnaires au gouvernement
La Haute autorité pour la transparence de la vie publique, qui a publié vendredi les déclarations de patrimoine des membres du...

Quelques ministres millionnaires au gouvernement

La Haute autorité pour la transparence de la vie publique, qui a publié vendredi les déclarations de patrimoine des membres du...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

La Haute autorité pour la transparence de la vie publique, qui a publié vendredi les déclarations de patrimoine des membres du gouvernement, a révélé que plusieurs ministres étaient millionnaires, parmi lesquels Muriel Pénicaud, Nicolas Hulot et Françoise Nyssen.

Selon les documents mis en ligne, la ministre du Travail, qui l'été dernier avait été critiquée pour une plus-value réalisée sur des actions Danone du temps où elle était DRH du groupe, a un patrimoine de plus de 7,5 millions d'euros, et le ministre de la Transition écologique de plus de 7,2 millions.

Mme Pénicaud est notamment propriétaire d'une maison dans les Hauts-de-Seine d'une valeur estimée à 1,3 million d'euros, et d'une maison dans la Somme valant 340.000 euros. Le total de ses contrats d'assurance vie, instruments financiers, comptes courants et produits d'épargne atteint quelque 5,9 millions d'euros.

La HATVP avait déjà révélé en juillet que Mme Pénicaud avait perçu au total 4,74 millions d'euros net de 2012 à 2014, alors qu'elle était directrice des ressources humaines chez Danone.

Nicolas Hulot a déclaré une maison de plus de 300 mètres carrés en Corse estimée à plus d'un million d'euros, ainsi que plusieurs autres biens immobiliers en Côte d'Armor et en Savoie dont il est co-propriétaire, d'une valeur totale de 1,9 million.

A cela s'ajoute sa société Eole, qui encaisse ses droits d'auteurs et les royalties des produits dérivés Ushuaïa et dont la valeur est estimée à 3,1 millions d'euros, tandis que le total de ses contrats d'assurance vie, instruments financiers, comptes courants et produits d'épargne atteint environ 1,17 million d'euros.

Françoise Nyssen, ministre de la Culture et ancienne patronne des éditions Actes Sud, déclare pour plus de 600.000 euros de biens immobiliers, et 4 millions d'euros pour sa société arlésienne.

La plupart des autres ministres sont beaucoup moins prospères.

Le Premier ministre Edouard Philippe a déclaré un appartement parisien dont il est copropriétaire (à 50%) évalué à 1,25 million d'euros, et un appartement en Seine-Maritime dont il est également copropriétaire (à 20%) d'une valeur de 400.000 euros. Le total de ses contrats d'assurance vie, instruments financiers, comptes courants et comptes épargne atteint environ 56.000 euros, et il doit également rembourser un emprunt immobilier de quelque 336.000 euros.

Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire affiche pour sa part des parts d'une société civile évaluées à 1,5 million d'euros et quelque 168.000 euros de placements financiers.

Partager cet article

Dans la même thématique

Second round legislative election-Dijon
11min

Politique

Municipales : les points chauds à suivre dimanche pour le premier tour

De Paris, que la gauche tente de conserver face à la droite de Rachida Dati, à Lyon, où les écologistes sont menacés par Jean-Michel Aulas, en passant par Le Havre, où Edouard Philippe joue son avenir, ou encore Nice, où Eric Ciotti et Christian Estrosi se mènent une guerre fratricide, tour d’horizons des principales villes à suivre pour le premier tour des municipales.

Le

Élections municipales 2026 : l’incertitude de l’ampleur du rebond de la participation
5min

Politique

Élections municipales 2026 : l’incertitude sur l’ampleur de la participation

Après une forte abstention lors des dernières élections municipales de 2020, le scrutin de dimanche devrait être marqué par un rebond logique de la participation. L’ampleur du retour des électeurs dans les urnes fait partie des grandes inconnues. Certains instituts rappellent que le déclin de la mobilisation est devenu structurel depuis les années 90.

Le

Iraq France
5min

Politique

Mort d’un soldat français en Irak : le « pouvoir terroriste d’Iran » fait payer à la France son implication militaire dans la région

Une attaque de drones a ciblé une base militaire dans le nord de l’Irak, faisant un mort et six blessés parmi les forces françaises engagées en soutien des Kurdes. Derrière cette frappe menée vraisemblablement par un groupe pro-iranien, les exhortations du régime islamique à faire payer à la France le prix de son soutien militaire dans la région sont en cause. Une énième illustration de la stratégie iranienne de réplique tous azimuts.

Le