Rabault (PS) pointe « un côté un peu brouillon de l’exercice du pouvoir » actuel
La présidente des députés socialistes Valérie Rabault a dénoncé mercredi "un côté un peu brouillon de l'exercice du pouvoir"...

Rabault (PS) pointe « un côté un peu brouillon de l’exercice du pouvoir » actuel

La présidente des députés socialistes Valérie Rabault a dénoncé mercredi "un côté un peu brouillon de l'exercice du pouvoir"...
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La présidente des députés socialistes Valérie Rabault a dénoncé mercredi "un côté un peu brouillon de l'exercice du pouvoir" actuel, citant les projets de loi agriculture et alimentation et contre les violences sexuelles et sexistes, ou encore les prises de position sur les aides sociales.

"Je pense que le gouvernement est dans une phase un peu brouillonne, c'est-à-dire qu'il fait des annonces et ce qui est dans le texte de loi, c'est le contraire des annonces", a déclaré Valérie Rabault sur Sud Radio.

"C'est toute une série de renoncements qui sont en train de s'enclencher, qui soit traduisent des difficultés politiques dans leur camp, soit révèlent un côté un peu brouillon de l'exercice du pouvoir", a-t-elle estimé.

Concernant les aides sociales, la cheffe de file des députés socialistes a relevé "des contradictions qui s'expriment, puisque les ministres ne semblent pas d'accord entre eux (...). C'est brouillon".

"Deuxième sujet, le président (Emmanuel Macron) annonce pendant sa campagne électorale que la prime d'activité c'est génial, qu'il faut l'augmenter de 50%, finalement il l'augmente de 20 euros et puis aujourd'hui on entend le ministre Gérald Darmanin dire +Il va peut être falloir réfléchir+ (...) ça, ce n'est pas acceptable de la part de l'exécutif", a-t-elle poursuivi.

Mme Rabault a encore taclé le ministre de l'Agriculture Stéphane Travert, qui selon elle "manque d'une stratégie sur sa loi agricole". "C'est comme quand vous êtes en mer, si vous n'avez pas un cap, une boussole très claire, eh bien vous risquez de dévier, c'est ce qui s'est passé dans la discussion qu'on a eue depuis mardi dernier" sur le texte agriculture et alimentation.

Quant au ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot, "on devrait l'appeler le ministre des taxes écologiques", a-t-elle lancé. "Parce que c'est quand même lui qui fait rentrer sur l'année 2018 le plus d'augmentations d'impôts dans les caisses de l'Etat, pour en faire quoi? Pas grand-chose. C'est-à-dire que ça va au budget général de l'Etat et ça ne va pas vers (...) une transition énergétique assumée et efficace".

Est-il désavoué au sein du gouvernement? "En tout cas il n'était pas présent en séance, sur tous ces sujets, personne ne l'a vu", a-t-elle relevé.

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