Radicalisation: l’Etat “se donne les moyens” pour le renseignement, selon François de Rugy

Radicalisation: l’Etat “se donne les moyens” pour le renseignement, selon François de Rugy

Le président LREM de l'Assemblée nationale François de Rugy a souligné lundi que le renseignement et la surveillance des...
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Le président LREM de l'Assemblée nationale François de Rugy a souligné lundi que le renseignement et la surveillance des personnes soupçonnées de radicalisation sont "un combat de longue haleine" et que l'Etat se "donne les moyens" en la matière.

Il a accusé sur Europe 1 ceux qui prônent l'enfermement des personnes fichées S les plus dangereuses de faire de la "surenchère": "les Etats-Unis ont eu à une époque Guantanamo et ont bien vu que ça ne marchait pas. Ca n'empêche pas les attentats et par ailleurs on se retrouve avec des personnes dont, au bout d'un moment, on ne sait plus quoi faire", a-t-il expliqué.

Soulignant que "des dizaines d'attentats ont été déjoués depuis 2015", il a noté que "le risque zéro n'existe pas". Mais "notre rôle de responsables politiques (...) c'est de réduire encore et toujours ce risque" et "la question de la surveillance" - comme celle du renseignement - "doit être toujours améliorée".

"Il faut être dans la surveillance, le renseignement. Et là on s'en donne les moyens: on va avoir 1.800 personnes recrutées spécifiquement pour le renseignement dans les cinq années qui viennent. En matière de police et de gendarmerie, (il y aura) 2.000 recrutements cette année et ce sera le même rythme pendant cinq ans pour avoir 10.000 fonctionnaires de police et de gendarmerie supplémentaires", a-t-il énuméré.

"En matière de défense nationale, (il y a) 10.000 militaires sur le terrain dans le cadre de l'opération Sentinelle", a-t-il rappelé.

L'Etat a pris des mesures "depuis trois ans (...) et à chaque fois nous sommes sortis renforcés", a-t-il encore fait valoir, soulignant qu'il s'agit d'"un combat de longue haleine".

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