Raffarin décidera fin 2018 s’il quitte ou non LR
L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin décidera "à la fin de 2018" s'il quitte Les Républicains et sera, entre Emmanuel...

Raffarin décidera fin 2018 s’il quitte ou non LR

L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin décidera "à la fin de 2018" s'il quitte Les Républicains et sera, entre Emmanuel...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin décidera "à la fin de 2018" s'il quitte Les Républicains et sera, entre Emmanuel Macron ou Laurent Wauquiez, "avec celui qui rassemblera au centre", a-t-il dit vendredi en soulignant qu'il n'y a "pas de négociation possible" sur l'Europe.

"Je déciderai à la fin de 2018. Si je pars, je ne resterai pas sans adresse. Pour Macron comme pour Wauquiez, 2018 sera l'année de l'identité politique. On verra ainsi jusqu'où le premier ira à gauche et l'autre à droite. Je serai avec celui qui rassemblera au centre", a déclaré M. Raffarin dans un entretien aux Echos.

"Je ne mésestime pas les qualités de Laurent Wauquiez. Mais je n'ai pas aimé sa conquête de LR par le versant de la droite raide. L'espace de l'opposition reste l'échec de la majorité. Mais les Français ne souhaitent pas le scénario de l'échec", a poursuivi M. Raffarin.

L'ancien sénateur "partage, en effet, l'analyse des deux droites (formulée par Valérie Pécresse, NDLR). Nous sommes les héritiers des orléanistes et des bonapartistes. Le rassemblement de ces deux droites est une condition nécessaire de toute victoire présidentielle. La singularité de l'époque est que les +nouveaux orléanistes+ sont, avec le Premier ministre, au pouvoir".

Alors qu'Alain Juppé, qu'il a soutenu en 2016, a déclaré mercredi pouvoir envisager une alliance avec M. Macron pour les élections européennes de 2019 "en fonction des programmes", M. Raffarin avertit: "le clivage européen est majeur et il n'y a pas de négociation possible. Dans le match Européens contre souverainistes, notre camp sera celui des Européens. L'hymne européen joué le soir de la victoire de Macron a été un moment de vraie émotion. La droite nous en aurait sans doute privés".

M. Macron, un président de droite ? "Non, mais il mène une politique de centre droit. Le giscardien que je fus trouve d'ailleurs que la direction est bonne. Giscard, c'était plus de libéralisme économique et une volonté de modernisation de la société. On s'y retrouve".

Par ailleurs, pour M. Raffarin, "il faut lever les freins à l'emploi. Le coût du chômage offre beaucoup d'économies potentielles. Ma conviction est qu'on devrait confier la politique de l'emploi aux régions. En facilitant l'embauche, elles économiseraient sur le coût des indemnisations".

Partager cet article

Dans la même thématique

Raffarin décidera fin 2018 s’il quitte ou non LR
2min

Politique

Affaire Lyhanna : le groupe communiste demande une nouvelle fois la création d’une délégation des droits de l’enfant au Sénat

A la sortie des questions d’actualité au gouvernement, la présidente du groupe communiste du Sénat, Cécile Cukierman a indiqué qu’elle avait demandé au président du Sénat, Gérard Larcher, la création d’une délégation des droits de l’enfant au Sénat. Une demande rejetée à plusieurs reprises par la chambre haute ces dernières années.

Le

Raffarin décidera fin 2018 s’il quitte ou non LR
3min

Politique

« Liste noire » dans l’Education nationale : « Aucun individu dangereux ne doit pouvoir mettre les pieds dans une école », défend le ministre

Le gouvernement souhaite lister dans un fichier les personnels licenciés par l’administration en raison de comportements inappropriés avec les mineurs, même sans décision de justice. « Ils ne pourront plus rentrer par la fenêtre quand on les a chassés par la porte », défend Édouard Geffray le ministre de l'Éducation nationale.

Le

Raffarin décidera fin 2018 s’il quitte ou non LR
3min

Politique

Affaire Lyhanna : « Le viol est un problème d’hommes, le meurtre est un problème d’hommes », dénonce la sénatrice écologiste, Mélanie Vogel

Dans la foulée du meurtre de la jeune Lyhanna dans le Gers et de celle de Noahm à Metz sur fond d’homophobie, la sénatrice écologiste, Mélanie Vogel a livré un réquisitoire sévère contre « le système des violences masculines », lors des questions d’actualité au gouvernement du Sénat.

Le