Rapport sur l’affaire Benalla : la réponse cinglante de la commission d’enquête à Édouard Philippe
Le président de la commission d’enquête du Sénat, Philippe Bas, et les deux rapporteurs, réagissent aux propos tenus ce matin par le Premier ministre, qui s’est dit « surpris » par leurs recommandations concernant la présidence de la République.

Rapport sur l’affaire Benalla : la réponse cinglante de la commission d’enquête à Édouard Philippe

Le président de la commission d’enquête du Sénat, Philippe Bas, et les deux rapporteurs, réagissent aux propos tenus ce matin par le Premier ministre, qui s’est dit « surpris » par leurs recommandations concernant la présidence de la République.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le bras de fer entre le gouvernement et le Sénat autour du rapport sur l’affaire Benalla et des travaux de la commission d’enquête se poursuit. « La séparation des pouvoirs fait qu’il n’appartient pas au Sénat de se prononcer sur l’organisation interne de la Présidence », a sèchement affirmé le Premier ministre depuis Matignon ce matin. Édouard Philippe a partagé sa « surprise » face à un rapport dont il souligne la tonalité « très politique », avant d’accuser les sénateurs de « méconnaître le principe de séparation des pouvoirs ».

Le principe de séparation des pouvoirs « scrupuleusement respecté », selon Philippe Bas et ses collègues

Au Sénat, la commission d’enquête a répliqué en début d’après-midi, avec un communiqué laconique et ferme. « Le président de la commission et les deux co-rapporteurs ne commentent pas les commentaires », précisent tout d’abord Philippe Bas (LR), et les deux rapporteurs, Muriel Jourda (LR) et Jean-Pierre Sueur (PS).

Les trois figures de la commission d’enquête estiment, contrairement à ce qu’affirme le chef du gouvernement, qu’ils ont « scrupuleusement respecté » le « principe de séparation des pouvoirs », un principe auquel ils sont « profondément » attachés.

Dans la conclusion de leur communiqué, ils appellent à respecter « pleinement » la mission de contrôle du Parlement. Un impératif pour eux « pour la maturité de la démocratie ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Macron Sénat 3 ok
14min

Politique

[Série 3/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : lors du second quinquennat, « le Sénat est un peu le roi du pétrole »

Le Sénat et Emmanuel Macron. Bientôt 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffements, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Après sa réélection historique en 2022, Emmanuel Macron n’a qu’une majorité relative, l’obligeant à composer avec les LR pour obtenir des majorités. Le Sénat y trouvera son intérêt et un pouvoir d’influence. Après la dissolution manquée en 2024, la droite entre au gouvernement et fait partie de la majorité. L’opposant d’hier se retrouve aux côtés des macronistes, tout en gardant ses distances.

Le

France Politics
9min

Politique

[Série 2/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : avec l’affaire Benalla, le temps du contre-pouvoir

Le Sénat et Emmanuel Macron. 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffement, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Avec l’affaire Benalla, le Sénat s’érige en contre-pouvoir du macronisme triomphant. Une forme de revanche, qui va créer des moments de fortes tensions entre l’exécutif et la majorité sénatoriale. Le Sénat va jouer à fond son rôle de contrôle, avec une conception plus anglo-saxonne des commissions d’enquête.

Le

Heat wave at Ehpad in Bordeaux
3min

Politique

Ehpad : « Ça s’est un peu amélioré, mais on est loin du compte. » alerte la sénatrice Anne Souryis

Le placement de personnes âgées en Ephad est toujours une étape redoutée par les familles. Les principaux intéressés ne veulent pas quitter leur domicile et l’entourage craint toujours une mauvaise prise en charge. Des craintes amplifiées depuis l’enquête de Victor Castanet dans son livre « Les Fossoyeurs » en 2022 qui a révélé un système privilégiant le rendement au détriment du bien être des patients. Depuis, les politiques se sont emparés du sujet, mais les moyens déployés sont-ils suffisants ? La prise en charge s’est-elle améliorée ? Et quelles sont les alternatives ? La sénatrice écologiste Anne Souyris et le gériatre Jean-Pierre Aquino en débattent dans l’émission Et la santé, ça va ? présentée par Axel de Tarlé.

Le

Rapport sur l’affaire Benalla : la réponse cinglante de la commission d’enquête à Édouard Philippe
5min

Politique

Ingérences étrangères : « Depuis les années 2010, aucun rendez-vous électoral n’a été épargné »

A l’heure de la manipulation des algorithmes et du recours croissant à l’intelligence artificielle sur les plateformes numériques, des experts alertent le Sénat sur la multiplication d’ingérences d’origine étrangères en Europe. Avec pour objectif de déstabiliser les périodes électorales, à coups de désinformation et d‘altération de la confiance envers les institutions.

Le