Rapprochement LR-RN : « Ces alliances de boutiquiers, c’est de la vieille politique » tacle Retailleau
Invité de l’émission Territoire d’Infos sur Public Sénat et les Indés Radios, le président du groupe LR au Sénat, Bruno Retailleau a réaffirmé une position claire concernant des possibles alliances avec le Rassemblement national

Rapprochement LR-RN : « Ces alliances de boutiquiers, c’est de la vieille politique » tacle Retailleau

Invité de l’émission Territoire d’Infos sur Public Sénat et les Indés Radios, le président du groupe LR au Sénat, Bruno Retailleau a réaffirmé une position claire concernant des possibles alliances avec le Rassemblement national
Public Sénat

Par Yann Quercia

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Dans une longue interview accordée à L’Incorrect, un mensuel fondé par des proches de Marion Maréchal Le Pen, le sénateur Sébastien Meurant expliquait qu’il fallait « discuter avec tout le monde », et « reconquérir les électeurs d’où qu’ils viennent », y compris « du FN ». Hier, l’épisode a été rapidement expédié, en début de séance, par une mise au point du président Bruno Retailleau. Ce matin le sénateur s’est montré très clair : « Il y a une doctrine de notre mouvement politique et je m’y tiens. Si demain lui d’autres franchissent cette ligne, ils sont exclus de la famille politique. J’ai eu l’occasion de m'entretenir avec lui. Il n’a pas appelé à faire un pacte ni une alliance. Ces alliances de boutiquiers, c'est de la vieille politique. Je lui ai dis en face. Ces gens-là veulent nous dissoudre et nous diviser. Ce n’est pas la solution. »

Le sénateur vendéen s’est aussi montré très ferme à l’encontre de Thierry Mariani qui pourrait figurer sur la liste du Rassemblement national (RN) pour les élections européennes de mai 2019 : « Le jour où il franchit la ligne, il sera exclu aussi. Il joue le jeu de ceux qui veulent nous détruire. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Rapprochement LR-RN : « Ces alliances de boutiquiers, c’est de la vieille politique » tacle Retailleau
7min

Politique

Présidentielle 2027 : pourquoi l’élection française inquiète déjà les Européens

À huit mois de la présidentielle française, Bruxelles scrute déjà avec inquiétude les propositions des principaux candidats. Budget européen, primauté du droit de l’UE, dette, soutien à l’Ukraine... l’éventualité d’une victoire du RN ou de Jean-Luc Mélenchon alimente les craintes. Au point de transformer la France en maillon faible de l'UE ? Ici l'Europe ouvre le débat, avec les eurodéputés Daniel Freund (Allemagne, Les Verts), Charles Goerens (Luxembourg, Renew Europe) et Andras Laszlo (Hongrie, Patriotes pour l’Europe).

Le

Paris : Francois Bayrou recoit l l UDI
7min

Politique

« Pas à la hauteur » : le coup de gueule d’Hervé Marseille, après le soutien de Bruno Retailleau à Valérie Boyer pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône

Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.

Le

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le