Reconnaissance du drapeau européen: Dupont-Aignan réclame un référendum
Le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, a réclamé la tenue d'un référendum après l'annonce d'Emmanuel Macron,...

Reconnaissance du drapeau européen: Dupont-Aignan réclame un référendum

Le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, a réclamé la tenue d'un référendum après l'annonce d'Emmanuel Macron,...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, a réclamé la tenue d'un référendum après l'annonce d'Emmanuel Macron, mardi, de reconnaître le drapeau européen, alors que plusieurs figures de la droite et de l'extrême-droite se sont également insurgées contre l'annonce présidentielle.

"Les Français avaient clairement dit non à cette proposition qui se trouvait au cœur de la Constitution européenne", a estimé dans un communiqué M. Dupont-Aignan, qui considère que "seul le peuple peut défaire ce qu'il a tranché par référendum".

Emmanuel Macron a annoncé mardi qu'il allait officiellement reconnaître le drapeau européen au prochain sommet de l'UE afin qu'il ne puisse plus être "enlevé de l'hémicycle" de l'Assemblée nationale, allusion à une demande de La France Insoumise.

Il s'agit en fait de signer la Déclaration 52 du Traité de Lisbonne, qui dispose que "le drapeau représentant un cercle de douze étoiles d'or sur fond bleu, l'hymne tiré de L'Ode à la joie de la Neuvième symphonie de Beethoven, la devise +Unie dans la diversité+, l'euro en tant que monnaie de l'UE et la Journée de l'Europe le 9 mai continueront d'être les symboles de l'appartenance commune des citoyens à l'UE et de leur lien avec celle-ci".

La formule, dont l'esprit était présent dans le Traité pour la Constitution européenne, rejetée en 2005, avait été reprise en annexe du Traité de Lisbonne et signée par 16 États membres, mais jusqu'alors pas par la France.

La présidente du Front national, Marine Le Pen, a considéré mercredi sur Twitter qu'il s'agissait du "dernier clou sur le cercueil du +Non+ de 2005", en accusant le chef de l'Etat d'agir "en valet de l'UE".

Le vice-président du parti d'extrême-droite, Louis Aliot, a pour sa part considéré que la reconnaissance du drapeau "(demandait) une modification de la Constitution".

Chez Les Républicains, le député Julien Aubert a déploré dans un tweet que le président de la République fasse "un pas de plus vers le fédéralisme".

La semaine dernière, les députés LFI avaient déposé un amendement prévoyant que "seuls peuvent être présents dans l'hémicycle le drapeau tricolore (...) et le drapeau de l'Organisation des Nations unies", revenant à éliminer le drapeau étoilé de l'Europe, qui trône dans l’hémicycle depuis 2012.

Emmanuel Macron a répondu mardi qu'il serait "bien maintenu".

Partager cet article

Dans la même thématique

Emmanuel Macron chairs G7 leaders’ videoconference on economic impact of Iran war
3min

Politique

Guerre en Iran : Emmanuel Macron confirme le déblocage de 400 millions de barils de pétrole issus des réserves stratégiques

Le président français s’est entretenu avec les représentants du G7, ce mercredi 11 mars, dans un contexte de guerre inflammable en Iran. A l’issue de cette réunion, il a confirmé le déblocage de 400 millions de barils de pétrole des réserves stratégiques par l’Agence internationale de l’énergie (AIE) en réponse au blocage du détroit stratégique d’Ormuz. Sur la Russie, il a précisé qu’« aucune sanction » ne serait levée à l’encontre du pays agresseur de l’Ukraine.

Le

Capture
5min

Politique

Municipales 2026 : A son tour, le PS accuse LR de « fusion par la base » avec le RN

Après la conférence de presse de Bruno Retailleau, au cours de laquelle il a présenté les « accords de la honte », ces alliances entre le PS et LFI pour les municipales, les socialistes lui ont rendu la pareille. Lors d’un exercice similaire ce matin, ils ont présenté des chiffres démontrant selon eux l’avènement d’une « fusion par la base » entre la droite et l’extrême-droite. Des données réfutées par LR, qui permettent difficilement de conclure à une collusion entre le parti et le RN, mais qui traduisent un glissement vers l’extrême-droite des militants de droite sur le terrain.

Le