Référendum sur l’environnement : « Une démarche très politicienne et manœuvrière », dénonce Damien Abad
Pour le président du groupe LR de l’Assemblée, le référendum sur l’intégration de la protection de l’environnement à la Constitution, proposé par Emmanuel Macron, fait « très vieille politique, très politicienne, elle est manœuvrière ».

Référendum sur l’environnement : « Une démarche très politicienne et manœuvrière », dénonce Damien Abad

Pour le président du groupe LR de l’Assemblée, le référendum sur l’intégration de la protection de l’environnement à la Constitution, proposé par Emmanuel Macron, fait « très vieille politique, très politicienne, elle est manœuvrière ».
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Invité ce mardi matin de la matinale de Public Sénat, le président du groupe LR de l’Assemblée nationale, Damien Abad, a réagi à l’annonce par Emmanuel Macron d’organiser un référendum pour intégrer à l’article 1 de la Constitution la protection de l’environnement et celle du climat.

« Je trouve que c’est une instrumentalisation de l’écologie à des fins politiques, que ça fait très vieille politique, très tambouille. La réalité est que le Président nous demande d’arbitrer un bras de fer que le Président a déjà perdu avec les citoyens et l’écologie » estime Damien Abad.

« Je ne crois pas à la cosmétique, je ne crois pas aux gadgets environnementaux mais à la transformation profonde de la société française » continue le député LR de l’Ain. « La démarche est très vieille politique, très politicienne, elle est manœuvrière. On voit bien l’objectif politique, c’est de déstabiliser tout le monde » insiste le président du groupe LR de l’Assemblée, « on prend le risque de fracturer la société sur un sujet qui doit nous rassembler », mais « personne n’est dupe ».

« En plus, la démarche n’est pas partagée, ni avec le président de l’Assemblée nationale, ni avec le président du Sénat » ajoute Damien Abad. Avant d’être soumise à référendum, la révision de la Constitution doit, selon l’article 89 de la Constitution, être votée dans les mêmes termes par les deux chambres.

Partager cet article

Dans la même thématique

Attal porte parole
9min

Politique

« Ce n’est pas la saison 3 du macronisme, ni un retour à l’UMP » : Gabriel Attal joue la carte des « nouveaux visages » pour marquer sa différence avec Edouard Philippe

Avec un mélange de « nouveaux visages » et de fidèles pour former son équipe, Gabriel Attal entend enclencher une « nouvelle phase » de sa campagne présidentielle. Il continue de marquer sa différence avec Edouard Philippe et compte créer la dynamique cet automne. « Les Français ne supporteraient pas d’élire un Président par défaut », soutient le candidat Renaissance.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
6min

Politique

Présidentielle 2027 : Bruno Retailleau veut « renverser la table » avec une profonde réforme constitutionnelle

S’il est élu président de la République en 2027, Bruno Retailleau veut faire de la réforme constitutionnelle sa première grande réforme. Le président des Républicains entend engager, dès le début de son mandat, une refonte des institutions destinée à renforcer le pouvoir des citoyens, réaffirmer la primauté du droit français et donner davantage de marges de manœuvre au Parlement, notamment sur l’immigration et la sécurité.

Le

Blois: Raphael Glucksmann at summer convention campusPS
10min

Politique

« Si Raphaël Glucksmann veut jouer la finale de la Ligue des champions, il ne peut pas avoir peur des barrages » : tensions autour de l’organisation des débats de la primaire PS

Alors que l’équipe de Raphaël Glucksmann prône l’organisation d’un seul débat, sur le service public, dans le cadre de la primaire PS/Place Publique, les autres candidats en veulent trois. « Les bras m’en tombent. Je ne comprends pas le raisonnement », pointe le sénateur Rémi Cardon, soutien d’Olivier Faure, lui aussi candidat. « Ça ne pose aucun problème à Raphaël Glucksmann qu’il y ait deux ou trois débats », assure pourtant le sénateur Place Publique Bernard Jomier, qui pointe des polémiques « pas à la hauteur », y compris de la part de soutiens socialistes de son candidat…

Le

Bourgoin-Jallieu  demonstation against sexual violence targeting women and children
6min

Politique

Loi intégrale contre les violences sexuelles : « Que le gouvernement aborde l'examen de ce texte avec humilité et en ayant en tête son bilan », enjoint Laurence Rossignol

Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé l'inscription de la proposition de loi « intégrale » contre les violences sexistes et sexuelles comme premier texte de l'ordre du jour de l'Assemblée nationale lors de la reprise de la session ordinaire, début octobre. Ce texte de 69 articles est inspiré des 140 propositions élaborées par une coalition d'associations féministes et de défense des droits des enfants. Le meurtre dramatique de la jeune Lyhanna avait mis la pression sur l'exécutif, poussé par l'opposition de gauche et le bloc central, à aborder les violences sexuelles et sexistes dans une approche systémique.

Le