Politique
A une large majorité, les sénateurs ont adopté les conclusions de la commission mixte paritaire sur la simplification de la vie économique. Contre la volonté du gouvernement, le texte supprime les zones à faibles émissions.
Le
Par Public Sénat
Temps de lecture :
2 min
Publié le
Mis à jour le
Invité ce mardi matin de la matinale de Public Sénat, le président du groupe LR de l’Assemblée nationale, Damien Abad, a réagi à l’annonce par Emmanuel Macron d’organiser un référendum pour intégrer à l’article 1 de la Constitution la protection de l’environnement et celle du climat.
« Je trouve que c’est une instrumentalisation de l’écologie à des fins politiques, que ça fait très vieille politique, très tambouille. La réalité est que le Président nous demande d’arbitrer un bras de fer que le Président a déjà perdu avec les citoyens et l’écologie » estime Damien Abad.
« Je ne crois pas à la cosmétique, je ne crois pas aux gadgets environnementaux mais à la transformation profonde de la société française » continue le député LR de l’Ain. « La démarche est très vieille politique, très politicienne, elle est manœuvrière. On voit bien l’objectif politique, c’est de déstabiliser tout le monde » insiste le président du groupe LR de l’Assemblée, « on prend le risque de fracturer la société sur un sujet qui doit nous rassembler », mais « personne n’est dupe ».
« En plus, la démarche n’est pas partagée, ni avec le président de l’Assemblée nationale, ni avec le président du Sénat » ajoute Damien Abad. Avant d’être soumise à référendum, la révision de la Constitution doit, selon l’article 89 de la Constitution, être votée dans les mêmes termes par les deux chambres.