« Refondation » du FN: R. Ménard veut renouvellement et alliances à droite
Robert Ménard, maire de Béziers élu en 2014 avec le soutien du Front national, plaide pour le renouvellement des têtes, dont...

« Refondation » du FN: R. Ménard veut renouvellement et alliances à droite

Robert Ménard, maire de Béziers élu en 2014 avec le soutien du Front national, plaide pour le renouvellement des têtes, dont...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Robert Ménard, maire de Béziers élu en 2014 avec le soutien du Front national, plaide pour le renouvellement des têtes, dont éventuellement celle de Marine Le Pen, et des alliances à droite, dans une contribution au débat sur la "refondation" du parti d'extrême droite.

Dans cette "Lettre ouverte à mes amis du Front national" diffusée mardi soir par Le Figaro, M. Ménard demande "surtout" au FN de se rendre "plus fréquentable" auprès de la droite "classique" et de "ne pas mettre tous les responsables des Républicains dans le même panier".

Après un débat de second tour "calamiteux" face à Emmanuel Macron, M. Ménard s'interroge aussi ouvertement sur un sujet selon lui "tabou": "si Marine Le Pen a su sortir le FN de l'attitude uniquement protestataire où le cantonnait son père, est-elle aujourd’hui en position de le porter au pouvoir ?"

"Les pas de danse esquissés le soir de la défaite alors que des millions de Français portaient le deuil d'un score humiliant resteront pour longtemps dans ma mémoire", lâche-t-il, faisant référence à la soirée de second tour de Marine Le Pen dans un restaurant du bois de Vincennes.

Pour l'ancien patron de Reporters sans Frontières, il faut "s'appuyer sur une jeune génération de militants aguerris dans les rangs de la Manif pour tous" et "s'inspirer du travail de ces élus locaux - souvent +divers droite+- qui se coltinent le réel".

Enfin, il faut "en finir avec cette vieille chimère d'une alliance possible avec les +souverainistes de gauche+, une ligne incarnée aujourd'hui par Florian Philippot, manifestement plus soucieux de son avenir que de celui de son parti", déclare-t-il.

M. Ménard déplore enfin que Marion Maréchal-Le Pen, dont il était un fervent partisan mais qui est désormais en retrait temporaire de la vie politique, se soit "mise elle-même hors course, nous lâchant au pire des moments".

Le FN va soumettre un questionnaire "complet" à ses adhérents en septembre. Un congrès est prévu début 2018.

Partager cet article

Dans la même thématique

« Refondation » du FN: R. Ménard veut renouvellement et alliances à droite
4min

Politique

Nouvelle-Calédonie : devant le Sénat, la ministre des Outre-mer détaille les avancées de l’accord Élysée-Oudinot 

Cet accord, soutenu par les principales formations politiques néo-calédoniennes, à l’exception du FLNKS, prévoit l'adoption d'un projet de loi constitutionnelle au printemps et le déploiement d’un plan de relance de 2,2 milliards d’euros sur quatre ans. Naïma Moutchou, la ministre des Outre-mer, était auditionnée au Sénat ce 22 janvier.

Le

« Refondation » du FN: R. Ménard veut renouvellement et alliances à droite
4min

Politique

Fin de vie : le Sénat vote un texte vidé de sa substance, la gauche dénonce un « sabotage » de la droite

Dans la nuit, le Sénat a adopté la proposition de loi relative à l’aide à mourir mais en supprimant les deux articles phares, le principe de l’assistance à mourir et ses modalités, rendant le texte inopérant. La majorité sénatoriale s’est divisée sur la version rédigée par la commission des affaires sociales qui préconisait une version de compromis. Le patron de LR, Bruno Retailleau avait indiqué qu’il rejetterait le texte quelle que soit sa rédaction.

Le

« Refondation » du FN: R. Ménard veut renouvellement et alliances à droite
3min

Politique

Fin de vie : le Sénat vote le principe « du droit opposable au soulagement » 

Le Sénat a voté en faveur « d’un droit opposable au soulagement » lors de l’examen de la proposition de loi relative à l’aide à mourir. Après avoir rejeté l’article qui fixait les conditions, le Sénat est donc également revenu sur le principe de « l’assistance médicale à mourir », défendue par la commission des affaires sociales ». 

Le