Réforme de l’université:  les présidents d’université sont « sous une pression extrême », affirme Vidal
La ministre de l'Enseignement supérieur a affirmé vendredi que les "présidents d'université étaient sous une pression extrême",...

Réforme de l’université: les présidents d’université sont « sous une pression extrême », affirme Vidal

La ministre de l'Enseignement supérieur a affirmé vendredi que les "présidents d'université étaient sous une pression extrême",...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

La ministre de l'Enseignement supérieur a affirmé vendredi que les "présidents d'université étaient sous une pression extrême", au lendemain de l'évacuation par les forces de l'ordre de quelque 200 étudiants qui se trouvaient à l'intérieur de la Sorbonne.

Interrogée sur France Culture sur l'irruption des forces de l'ordre dans les locaux de la Sorbonne jeudi soir pour en déloger des étudiants, Mme Vidal répond: "Ce sont les responsables des lieux d'université qui estiment la dangerosité de ce qui est en train de se dérouler et qui donc normalement doivent exercer le devoir de police, maintenir l'ordre public et lorsqu'ils ne se sentent plus en mesure de le faire, lorsqu'ils estiment qu'il peut y avoir des risques, ils font appel aux forces de l'ordre".

"Les présidents ont un travail extrêmement difficile à faire et ils sont sous une pression extrême parce que des débats dans les universités on sait faire, des assemblées générales on sait faire, par contre, on a rarement vu des étudiants qui veulent bloquer les examens d'autres étudiants (...)", a-t-elle ajouté.

Frédérique Vidal a également "remercié tous les collègues sur le terrain qui sont en train de vivre ces moments difficiles pour leur calme et leur sang-froid".

Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a pour sa part estimé sur France 2 que "beaucoup des occupants de ces universités ne sont plus étudiants depuis longtemps (et) sont dans un combat politique (...) souvent lié à l'extrême gauche".

Selon le dernier décompte du ministère de l'Enseignement supérieur, quatre universités sont entièrement bloquées ou fermées: Jean-Jaurès à Toulouse, Paul-Valéry à Montpellier, Rennes-2 et Paris-8. Onze autres sites sont perturbés ou bloqués. La situation fluctue de jour en jour.

La Sorbonne est fermée vendredi et le sera également samedi.

Partager cet article

Dans la même thématique

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
7min

Politique

Manifestations lycéennes : mis en cause sur sa gestion du maintien de l’ordre, Laurent Nuñez pressé de trouver la voie de l’apaisement

Les mutilations de plusieurs élèves lors des manifestations lycéennes ont remis brutalement sur le devant de la scène la doctrine du maintien de l’ordre. Un rapport du Sénat sur ce sujet sera présenté dans les prochains jours. En attendant, faisant face aux demandes de démission des oppositions de gauche, le ministre de l’Intérieur a annoncé la suspension de l’usage des grenades assourdissantes et a longuement justifié l’action des forces de l’ordre, lors de son audition devant la commission des lois de l’Assemblée nationale.

Le

Memorial Site Honors Victims of the Hamas Attack at the Nova Music Festival
5min

Politique

7-Octobre : Trois ans après l’attaque du Hamas, les juifs de France continuent de vivre un « traumatisme »

L’émotion se fait ressentir en ce 7 octobre 2026. Trois ans après l’attaque du Hamas en Israël, plusieurs commémorations sont prévues en Israël, notamment à Réïm où certains politiques français se sont rendus. En France, le président du Crif explique que les Français juifs continuent de vivre ce « traumatisme » et regrette qu’ils soient « associés à un conflit » dont ils « ne sont pas responsables ».

Le

FRANCE-PARIS-MANIFESTATION ÉTUDIANTE-ÉDUCATION
5min

Politique

Blocus des lycées : dix-huit enquêtes IGPN ouvertes, l’usage des grenades assourdissantes suspendu

Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé ce mercredi 7 octobre la suspension provisoire de l’usage des grenades assourdissantes dans le cadre des manifestations lycéennes. Cette décision intervient après qu’un adolescent de 15 ans a eu la main arrachée lundi à Lens. Dix-huit enquêtes ont par ailleurs été confiées à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) depuis le début du mouvement.

Le