Réforme de la PAC : « Il va falloir une mobilisation de la nation tout entière », prévient Dominique Bussereau
Le président de l’Assemblée des départements de France s’inquiète de la prochaine réforme de la politique agricole commune et d’une possible baisse de son budget. Il craint « une crise économique et sociale terrible » si l’Europe ne permet plus le maintien de notre système agricole.

Réforme de la PAC : « Il va falloir une mobilisation de la nation tout entière », prévient Dominique Bussereau

Le président de l’Assemblée des départements de France s’inquiète de la prochaine réforme de la politique agricole commune et d’une possible baisse de son budget. Il craint « une crise économique et sociale terrible » si l’Europe ne permet plus le maintien de notre système agricole.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Au détour de sa visite au Salon de l’agriculture, le président de l’Assemblée des départements de France (ADF) a exprimé son inquiétude sur l’évolution de la politique agricole commune. Une inquiétude largement évoquée par les nombreux politiques qui ont arpenté les allées du Salon. Si le nouveau budget de la PAC pour la période 2021-2017 n’est pas encore voté, on sait déjà la Commission européenne recommande une réduction de ses moyens, notamment à cause du Brexit.

Selon Dominique Bussereau, la conjoncture actuelle de l’Allemagne est aussi inquiétante. « J’ai peur que maintenant que l’Allemagne est un peu affaiblie politiquement, moins allante sur les questions européennes », explique-t-il. Et de rappeler que « nous avons toujours eu une alliance très forte avec l’Allemagne, une Allemagne très puissante au sein de l’Europe » avec laquelle « nous pouvions influer sur la politique agricole commune ».

« Il va falloir une mobilisation de la nation tout entière, parce que si la PAC de demain n’était pas adaptée au maintien de notre système agricole, ce serait une crise économique et sociale terrible dans notre pays », s’alarme le président de l'ADF.  

« Nous avons vraiment besoin des circuits courts »

Le président de l’Association des départements de France s’est par ailleurs montré très enthousiaste face aux modèles de distribution alternatifs comme les circuits courts. « C’est un avenir pour les agriculteurs qui peuvent valoriser, vendre directement, rapidement et mieux leurs produits », selon lui. Un modèle gagnant-gagnant qui intéresse aussi les collectivités, affirme l’édile : « Nous devons nourrir des collégiens, nous devons nourrir des personnes âgées (…) et donc nous avons vraiment besoin des circuits courts pour améliorer ce que nous donnons à manger tous les jours dans nos départements ».  

 

Partager cet article

Dans la même thématique

French Prime Minister Sébastien Lecornu Chairs Crisis Cell in Marseille Over Heatwave
6min

Politique

« La chaleur monte encore d’un cran » : la canicule inquiète l’exécutif, entre feux de forêt record et passages aux urgences en hausse

Pour la première fois, le gouvernement a déployé ce vendredi le plan Orsec de lutte contre les catastrophes et accidents pour faire face aux chaleurs extrêmes dans les départements en vigilance rouge canicule. Les températures vont encore grimper ce week-end, renforçant les inquiétudes sur les fronts de l’hôpital et des feux de forêt.

Le

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
9min

Politique

Présidentielle 2027 : le PS enterre la primaire ouverte et fragilise Olivier Faure

Après avoir été mis en minorité par les députés socialistes sur la stratégie à adopter lors de la motion de censure déposée par les Écologistes en pleine canicule, Olivier Faure a essuyé un deuxième revers, cette fois devant les militants de son propre parti. En rejetant sa proposition de primaire ouverte, le PS fragilise son premier secrétaire et ouvre une nouvelle phase de la course à la présidentielle. Au centre de toutes les interrogations désormais, la place que choisira d’occuper Raphaël Glucksmann.

Le

Paris: Debat reforme des retraites au Senat
5min

Politique

Sénatoriales : Guillaume Gontard va quitter la présidence du groupe écologiste, après six années passées à sa tête

Après le prochain renouvellement sénatorial du 27 septembre prochain, Guillaume Gontard quittera la présidence du groupe écologiste qu'il occupe depuis 6 ans. L'élu de l'Isère n'est pas renouvelable, mais a décidé de passer la main à la rentrée prochaine. Il se dit fier du travail accompli et « d'avoir pu instaurer une parole écologiste qui compte » au sein de la Haute Assemblée.

Le