Réforme des institutions : le gouvernement « piétine le Parlement » selon Damien Abad
Damien Abad, vice-président des Républicains était l’invité de Territoires d’Infos ce jeudi matin sur Public Sénat. Interrogé sur la réforme des institutions, le député alarme sur l’effet « dévastateur » qu’elle pourrait avoir sur la représentation des territoires.

Réforme des institutions : le gouvernement « piétine le Parlement » selon Damien Abad

Damien Abad, vice-président des Républicains était l’invité de Territoires d’Infos ce jeudi matin sur Public Sénat. Interrogé sur la réforme des institutions, le député alarme sur l’effet « dévastateur » qu’elle pourrait avoir sur la représentation des territoires.
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Par Maud Larivière

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 « Nous ne voulons pas une réforme des institutions qui dénature ce qui marche dans ce pays. Ne faites pas une force que sont les institutions de la Vème république, une faiblesse », déclare-t-il d’office.

Le républicain s’interroge sur le but de cette réforme et martèle qu’il y a une volonté du gouvernement « de déconnecter davantage  les élus des territoires ». Il estime que la réduction du nombre de parlementaires et l’ajout d’une dose de  proportionnelle reviendraient à « une absence de représentation des territoires ruraux, ce qui veut dire encore une fois une déconnexion avec les Français ».

Soutien de François Fillon partisan d’une réduction du nombre de parlementaires, Damien Abad répète qu’il n’est pas contre.  Néanmoins, il soulève un problème de conjonction « de cette baisse du nombre de parlementaires avec la mise en place de la proportionnelle » qui aurait un « effet dévastateur sur la représentation dans les territoires ».

Le Parlement est-il un contre-pouvoir en France ? « Non, parce qu’en vérité, le gouvernement le piétine chaque jour ». Il rappelle que si cette réforme aboutit, ce sera « la première fois qu’une réforme constitutionnelle ne renforce pas les droits du parlement ».

« Notre bon chiffre sera le plus faible possible » affirme-t-il à propos de la dose de proportionnelle. « Vous allez demain avoir deux types de députés : des députés élus sur un territoire, et d’autre part un parti politique. Et moi je ne crois pas que le renforcement du système de parti soit forcément une bonne chose pour la démocratie ». Il conclut que son objectif n’est pas que « demain le Front National ait cent députés à l’Assemblé Nationale ».   

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