Premières réactions politiques à la décision du Premier ministre d'engager la responsabilité du gouvernement pour faire adopter sans vote le projet de réforme des retraites via l'article 49-3 de la Constitution.
Jean-Luc Mélenchon, président de LFI : "le gouvernement s'est aperçu que sa propre majorité était incapable de défendre le texte (...) Nous avons bien fait de déposer nos amendements et d'organiser le débat en amont parce que sinon il n'y aurait pas eu débat du tout. S'il n'y avait pas eu de leur part, la volonté d'en finir (...) avant les élections municipales, il n'y aurait aucune espèce de difficulté si le débat, au total, durait 6 à 8 semaines, ce qui est peu de chose pour une loi qui va changer la vie de millions de personnes" (à l'Assemblée).
Marine Le Pen (présidente du RN) : "Après avoir refusé un référendum et en utilisant la crise du coronavirus, le gouvernement, avec le cynisme que chacun lui reconnait, vient de dégainer le 49-3 pour faire passer son odieuse réforme des retraites. Les Français ne pardonneront pas cette manoeuvre indigne" (Twitter).
François Ruffin, député LFI : "Seul contre les oppositions, contre les syndicats, contre le Conseil d'Etat, contre les Français, Macron passe en force, pour Axa et Blackrock. En catimini, un samedi après-midi, il ajoute la lâcheté à sa solitude. Une nouvelle bataille s'ouvre : celle de la reconquête de ce pouvoir qu'ils nous volent" (Twitter).
La présidente du Rassemblement National (RN), le 8 février 2020 à Gavignac, en Gironde
AFP/Archives
Christian Jacob (président de LR): "Le gouvernement utilisera donc le 49-3 pour faire passer une réforme des retraites irresponsable. Ce recours au 49-3 est une nouvelle preuve de faiblesse de la part du Premier ministre"(Twitter)
Olivier Faure à l'Assemblée nationale, le 25 février 2020
AFP
Olivier Faure, premier secrétaire du PS : "Le gouvernement a choisi d'autoriser l'utilisation du 49-3 lors du conseil des ministres chargé de contenir l'épidémie de Covid-19. Chacun appréciera" (Twitter)
André Chassaigne (député PCF) : "En aucun cas, notre groupe a fait preuve d'une obstination pour bloquer les débats, bien au contraire (...) Donc c'est beaucoup de colère, une colère sur cet acte grave, une colère sur les justifications avancées par le Premier ministre qui sont absolument scandaleuses. Notre volonté aujourd'hui, c'est le dépôt d'une motion de censure, nous allons mettre ça en place avec les autres groupes de gauche (à l'Assemblée).
Le délégué général de La République en Marche (LREM) Stanislas Guerini, photo du 29 septembre 2019
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Stanislas Guerini, délégué général de LREM : "Voilà près de deux semaines que notre démocratie subit le sabotage parlementaire orchestré par nos oppositions. Force est de constater que face à une stratégie d’empêchement, aller au bout de ce débat était devenu impossible. Si nos oppositions utilisent la Constitution pour empêcher notre démocratie de fonctionner, qu'ils ne s'offusquent pas que le Gouvernement utilise lui aussi les moyens constitutionnels (...) pour faire vivre la démocratie. Je soutiens le Gouvernement dans ce choix, convaincu que cette réforme majeure pour l’avenir de notre pays doit devenir réalité" (à l'AFP).
Eric Woerth (député LR): "C'est tout à fait regrettable (...) Le gouvernement a présenté un texte confus, illisible sur lequel nous avions bien du mal à trouver des moyens d'expression et le gouvernement très peu de réponses (...) Nous souhaitons que la France puisse continuer à réformer son système de retraite mais qu'elle le fasse avec sérieux et efficacité" (à l'Assemblée)
Martine Aubry, le 13 février 2019 à Paris
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Martine Aubry, maire PS de Lille : "Après avoir concerté des mois sans en tenir compte, après avoir méprisé les manifestants et la position majoritaire des Français, après avoir présenté une loi au Parlement avec une procédure accélérée, renvoyant l’essentiel à des ordonnances, le recours par le gouvernement au 49-3 est un scandale démocratique allié à une catastrophe sociale. Aucun Français ne sait ce que sera sa retraite, mais chacun a compris qu’il toucherait moins, en travaillant plus, et que les inégalités liées notamment à la pénibilité et à la précarité seraient accrues" (à l'APF).
Adrien Quatennens, député LFI du Nord : "Le débat de fond (...) faisait apparaître l’arnaque de ce projet de loi qu’une majorité de Français veut voir retirer. Rien de ce qu’annonçait le programme présidentiel n’y est respecté. Edouard Philippe dégaine le LBD parlementaire. Vite, un 49.3 citoyen !" (Twitter)
Au lendemain d’une mobilisation contre la vie chère qui a dégénéré en pillages et en assauts contre des hôtels de ville, l’Association des maires de France (AMF) appelle à un rassemblement ce lundi 19 octobre, à partir de midi. Les maires de Paris, Lyon et Marseille seront reçus par Sébastien Lecornu, à leur demande.
Au lendemain des pillages et des dégradations qui ont frappé plusieurs villes françaises, le chef de l’État a promis de tirer « toutes les leçons » de la journée du 17 octobre. Face aux appels de la droite à décréter l’état d’urgence, il a privilégié le renforcement des mesures de protection et tenté de dissocier les violences des revendications contre la vie chère.
Au lendemain des violences en marge des manifestations du 17 octobre, plusieurs sénateurs veulent que la Haute Assemblée prenne la main. Une demande de commission d’enquête et un débat au titre de l’article 50-1 sont déjà sur la table. À gauche comme à droite, on réclame des comptes sur les approximations. Mais les diagnostics divergent.
Journaliste de renom passée par « Frou Frou » et les rédactions engagées de « Marie Claire » et « DS Magazine », elle a mis l’engagement humanitaire au cœur de sa vie après la rencontre bouleversante d’une petite fille cambodgienne. Une petite fille qui deviendra sa fille adoptive et qui donnera son nom à l’école « Happy Chandara ». L’établissement fête cette année ses 20 ans, il est aujourd’hui un campus et il forme des milliers de filles, petites et grandes, qui participent activement à la reconstruction d’un pays meurtri par le génocide et la dictature des Khmers rouges. Cette semaine, Tina Kieffer est l’invitée de Rebecca Fitoussi dans Un monde, un regard.