Réforme des retraites et 49-3: premières réactions dans la classe politique
Premières réactions politiques à la décision du Premier ministre d'engager la responsabilité du gouvernement pour faire adopter sans vote le...

Réforme des retraites et 49-3: premières réactions dans la classe politique

Premières réactions politiques à la décision du Premier ministre d'engager la responsabilité du gouvernement pour faire adopter sans vote le...
Public Sénat

Temps de lecture :

4 min

Publié le

Mis à jour le

Premières réactions politiques à la décision du Premier ministre d'engager la responsabilité du gouvernement pour faire adopter sans vote le projet de réforme des retraites via l'article 49-3 de la Constitution.

Jean-Luc Mélenchon, président de LFI : "le gouvernement s'est aperçu que sa propre majorité était incapable de défendre le texte (...) Nous avons bien fait de déposer nos amendements et d'organiser le débat en amont parce que sinon il n'y aurait pas eu débat du tout. S'il n'y avait pas eu de leur part, la volonté d'en finir (...) avant les élections municipales, il n'y aurait aucune espèce de difficulté si le débat, au total, durait 6 à 8 semaines, ce qui est peu de chose pour une loi qui va changer la vie de millions de personnes" (à l'Assemblée).

Marine Le Pen (présidente du RN) : "Après avoir refusé un référendum et en utilisant la crise du coronavirus, le gouvernement, avec le cynisme que chacun lui reconnait, vient de dégainer le 49-3 pour faire passer son odieuse réforme des retraites. Les Français ne pardonneront pas cette manoeuvre indigne" (Twitter).

François Ruffin, député LFI : "Seul contre les oppositions, contre les syndicats, contre le Conseil d'Etat, contre les Français, Macron passe en force, pour Axa et Blackrock. En catimini, un samedi après-midi, il ajoute la lâcheté à sa solitude. Une nouvelle bataille s'ouvre : celle de la reconquête de ce pouvoir qu'ils nous volent" (Twitter).

La présidente du Rassemblement National (RN), le 8 février 2020 à Gavignac, en Gironde
La présidente du Rassemblement National (RN), le 8 février 2020 à Gavignac, en Gironde
AFP/Archives

Christian Jacob (président de LR): "Le gouvernement utilisera donc le 49-3 pour faire passer une réforme des retraites irresponsable. Ce recours au 49-3 est une nouvelle preuve de faiblesse de la part du Premier ministre"(Twitter)

Olivier Faure à l'Assemblée nationale, le 25 février 2020
Olivier Faure à l'Assemblée nationale, le 25 février 2020
AFP

Olivier Faure, premier secrétaire du PS : "Le gouvernement a choisi d'autoriser l'utilisation du 49-3 lors du conseil des ministres chargé de contenir l'épidémie de Covid-19. Chacun appréciera" (Twitter)

André Chassaigne (député PCF) : "En aucun cas, notre groupe a fait preuve d'une obstination pour bloquer les débats, bien au contraire (...) Donc c'est beaucoup de colère, une colère sur cet acte grave, une colère sur les justifications avancées par le Premier ministre qui sont absolument scandaleuses. Notre volonté aujourd'hui, c'est le dépôt d'une motion de censure, nous allons mettre ça en place avec les autres groupes de gauche (à l'Assemblée).

Le délégué général de La République en Marche (LREM) Stanislas Guerini, photo du 29 septembre 2019
Le délégué général de La République en Marche (LREM) Stanislas Guerini, photo du 29 septembre 2019
AFP/Archives

Stanislas Guerini, délégué général de LREM : "Voilà près de deux semaines que notre démocratie subit le sabotage parlementaire orchestré par nos oppositions. Force est de constater que face à une stratégie d’empêchement, aller au bout de ce débat était devenu impossible. Si nos oppositions utilisent la Constitution pour empêcher notre démocratie de fonctionner, qu'ils ne s'offusquent pas que le Gouvernement utilise lui aussi les moyens constitutionnels (...) pour faire vivre la démocratie. Je soutiens le Gouvernement dans ce choix, convaincu que cette réforme majeure pour l’avenir de notre pays doit devenir réalité" (à l'AFP).

Eric Woerth (député LR): "C'est tout à fait regrettable (...) Le gouvernement a présenté un texte confus, illisible sur lequel nous avions bien du mal à trouver des moyens d'expression et le gouvernement très peu de réponses (...) Nous souhaitons que la France puisse continuer à réformer son système de retraite mais qu'elle le fasse avec sérieux et efficacité" (à l'Assemblée)

Martine Aubry, le 13 février 2019 à Paris
Martine Aubry, le 13 février 2019 à Paris
AFP/Archives

Martine Aubry, maire PS de Lille : "Après avoir concerté des mois sans en tenir compte, après avoir méprisé les manifestants et la position majoritaire des Français, après avoir présenté une loi au Parlement avec une procédure accélérée, renvoyant l’essentiel à des ordonnances, le recours par le gouvernement au 49-3 est un scandale démocratique allié à une catastrophe sociale. Aucun Français ne sait ce que sera sa retraite, mais chacun a compris qu’il toucherait moins, en travaillant plus, et que les inégalités liées notamment à la pénibilité et à la précarité seraient accrues" (à l'APF).

Adrien Quatennens, député LFI du Nord : "Le débat de fond (...) faisait apparaître l’arnaque de ce projet de loi qu’une majorité de Français veut voir retirer. Rien de ce qu’annonçait le programme présidentiel n’y est respecté. Edouard Philippe dégaine le LBD parlementaire. Vite, un 49.3 citoyen !" (Twitter)

Partager cet article

Dans la même thématique

4min

Politique

Esclavage : « L’identité française est faite de grands récits et de grands crimes », reconnaît Emmanuel Macron

A l’occasion des 25 ans de la loi Taubira, reconnaissant la traite et l’esclavage comme crime contre l’humanité, l’Elysée organisait une cérémonie de commémoration ce jeudi 21 mai. Le Président de la République est revenu sur le devoir de reconnaissance de ces crimes. Il a, pour la première fois, abordé le sujet de la réparation, quelques mois après l’abstention de la France sur le vote de la reconnaissance de l’esclavage et de la traite comme « pire crime contre l’humanité » à l’ONU.

Le

Gabriel Attal walks in Bordeaux
4min

Politique

Présidentielle 2027 : en Aveyron, Gabriel Attal officialise sa candidature

C’est fait, Gabriel Attal a mis fin au faux suspense sur sa candidature à la présidentielle. Le patron de Renaissance a officialisé sa candidature, ce vendredi et devrait être sur la ligne de départ en 2027. Dans l’Aveyron, l’ancien Premier ministre a fait part de son ambition de succéder à Emmanuel Macron. Il faudra d’abord tuer le match avec Edouard Philippe pour être le candidat légitime du bloc central.

Le

French ruling Renaissance party holds political meeting in Arras
6min

Politique

Gabriel Attal, à l’heure du grand saut présidentiel ?

Dans l’Aveyron, loin des ors parisiens, l’ancien premier ministre doit officialiser vendredi sa candidature à l’Élysée. Une entrée en campagne pensée comme un antidote au procès en déconnexion qui colle au macronisme et comme un adversaire à Édouard Philippe pour le leadership du bloc central.

Le

ZFE la fin des Zones a Faibles Emissions votee par l Assemblee Nationale
3min

Politique

Loi de « simplification » : le Conseil constitutionnel censure la suppression des ZFE et l’assouplissement du ZAN

Le Conseil constitutionnel a censuré ce jeudi 21 mai plusieurs articles emblématiques de la loi de « simplification économique », parmi lesquels la suppression des zones à faibles émissions (ZFE) et un assouplissement des règles du « zéro artificialisation nette » (ZAN). Jugées sans rapport direct avec le projet de loi initial, ces dispositions ont été qualifiées de « cavaliers législatifs ». Au total, 25 articles sur 84 ont été censurés totalement ou partiellement, au terme d’un feuilleton parlementaire de deux ans.

Le