Réforme des retraites: l’âge de départ au menu de « la concertation », assure Griveaux
Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, a assuré mercredi que la question de l'âge minimal de départ à la retraite est...

Réforme des retraites: l’âge de départ au menu de « la concertation », assure Griveaux

Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, a assuré mercredi que la question de l'âge minimal de départ à la retraite est...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, a assuré mercredi que la question de l'âge minimal de départ à la retraite est bien au menu de la concertation menée par le haut commissaire à la réforme des retraites Jean-Paul Delevoye.

"C'est une question qui est à la concertation (pilotée par Jean-Paul Delevoye, NDLR), a répondu le secrétaire d'Etat sur RTL, interrogé sur le maintien de l'âge légal de départ à la retraite à 62 ans. Nous n'avons pas l'habitude de fermer les concertations en pleine concertation, ça n'est pas une bonne méthode de gouvernement".

La veille, la ministre des Solidarités Agnès Buzyn avait pourtant tenté d'apaiser la polémique née de ses déclarations inattendues dimanche en faveur de l'"allongement de la durée du travail".

"Aucune modification de l'âge minimal de départ à la retraite n'est envisagée, ni sur la table des négociations que pilote le haut commissaire à la réforme des retraites", Jean-Paul Delevoye, avait assuré la ministre lors des questions des députés au gouvernement.

"Il y a une concertation qui est engagée par Jean-Paul Delevoye, sous l'autorité de la ministre Agnès Buzyn depuis maintenant un an, la question c'est : comment on a un système de retraite plus lisible, plus efficace et plus juste", a rappelé M. Griveaux.

"L'ensemble de ces questions, elle est débattue avec les partenaires sociaux, mais on fait les choses par étapes, dans l'ordre", a-t-il insisté.

"C'est important de pouvoir débattre, à force de ne jamais débattre des sujets, on en arrive à des situations de blocage, des situations d'incompréhension et parfois des situations de violence sociale", a mis en garde M. Griveaux, interrogé avec insistance sur la question de l'âge légal de départ.

"La ministre des Affaires sociales et de la santé est dans son rôle quand elle pose la question du financement de notre système de retraite", a-t-il souligné.

Agnès Buzyn avait expliqué dimanche ne pas être "hostile" à l'idée de retarder l'âge de départ en retraite, n'excluant pas de "proposer un allongement de la durée de travail".

Des propos tenus "à titre personnel", qui ont fait bondir les syndicats, consultés depuis plus d'un an sur la réforme, avec la garantie que l'âge légal de 62 ans serait maintenu, conformément aux promesses de campagne d'Emmanuel Macron.

Partager cet article

Dans la même thématique

Rachida Dati, copyright : Romain David pour Public Sénat
8min

Politique

Police municipale, désendettement, métro… Rachida Dati détaille son programme pour Paris et appelle Pierre-Yves Bournazel au rassemblement

Sommée de quitter le gouvernement d'ici la fin de la semaine, Rachida Dati accélère sa campagne parisienne. Elle a dévoilé mardi 10 février un programme de rupture pour la capitale, marqué notamment par des mesures sur la propreté, la sécurité et la réduction de la dette de la ville. Derrière le socialiste Emmanuel Grégoire dans les sondages, elle exhorte Pierre-Yves Bournazel, candidat de centre-droit, à l'unité pour mettre fin à l'hégémonie de la gauche dans la capitale.

Le

Paris: Questions au gouvernement Assemblee nationale
6min

Politique

La nomination d’Amélie de Montchalin à la Cour des comptes : « Un choix politique en forme de provocation », pour Jean-François Husson

Emmanuel Macron s’apprête à nommer la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin à la tête de la Cour des comptes. Un choix contesté par les élus de la chambre haute. Si les qualités de la quarantenaire ne sont pas remises en cause, les élus pointent le risque de conflit d’intérêts alors que la Cour des comptes présentera dans les mois à venir un rapport sur l’exécution du budget qu’Amélie de Montchalin a défendu.

Le

POLICE MUNICIPALE
3min

Politique

Projet de loi sur les polices municipales : « Il faut faire attention que ce qui a été ajouté est bien constitutionnel », prévient Laurent Nunez

L’extension de la liste des délits constatés par les policiers municipaux et les gardes champêtres s’apprête à être votée ce mardi 10 février au Sénat. Au cœur de ce texte, la possibilité pour les agents de verbaliser un certain nombre de délits pris sur le fait. Le Sénat a étendu le nombre d’infractions de neuf à une quinzaine, telles que l’occupation illicite de halls d’immeuble ou le port d’armes blanches. Le ministre de l’Intérieur, qui se félicite de débats « très constructifs », espère cependant que certains amendements votés par le Sénat, n'engendrent pas une censure du Conseil constitutionnel.

Le