Réforme des retraites : Marc Fesneau regrette une forme de « grève préventive »
Invité de la matinale de Public Sénat, le ministre chargé des Relations avec le Parlement s’est exprimé sur les mouvements sociaux en prélude à la réforme des retraites. « Si la grève c’est le préalable à la discussion, je trouve qu’on ne rend pas un grand service à la démocratie », a-t-il déclaré.

Réforme des retraites : Marc Fesneau regrette une forme de « grève préventive »

Invité de la matinale de Public Sénat, le ministre chargé des Relations avec le Parlement s’est exprimé sur les mouvements sociaux en prélude à la réforme des retraites. « Si la grève c’est le préalable à la discussion, je trouve qu’on ne rend pas un grand service à la démocratie », a-t-il déclaré.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

La grève contre la réforme des retraites a été très suivie à la RATP le 13 septembre. Ce lundi, les professions libérales entrent en action à leur tour. Avocats, infirmières ou encore médecins s’inquiètent des conséquences de la réforme de la disparition de régimes autonomes ou de la hausse de leurs cotisations. « Je ne redoute pas particulièrement un automne social », a commenté Marc Fesneau, ministre chargé des Relations avec le Parlement.

En revanche, le ministre a déploré sur notre antenne ces premières formes de mobilisation, alors que la réforme « n’est pas écrite », selon lui. « Je regrette – mais c’est peut-être un mal français – que dans ce pays, quand on pose simplement les principes ou l'idée d'une réforme, on commence par se mettre en grève. On essaye d'inventer le concept de grève préventive », observe-t-il. « Avant d’aller dans un mouvement de grève, je trouve que ce serait bien de se mettre autour d’une table pour regarder ce sur quoi on est d’accord, ce sur quoi on est en désaccord, sur ce quoi on peut converger […] Si la grève c’est le préalable à la discussion, je trouve qu’on ne rend pas un grand service à la démocratie. C’est plutôt le processus qui amène quand il y a un échec de la discussion. »

« Ce n’est pas une question de pointer les uns et les autres »

Le ministre, qui anticipe une « rentrée exigeante en termes de réformes », a défendu la création d’un système de retraites universel. « Il y a besoin d’une réforme du système de retraites qui n’est pas inégalitaire. Les gens comprennent bien que le système est assez inégalitaire. Ce n’est pas une question de pointer les uns et les autres, c’est une question de justice pour un certain nombre de gens. »

Le dossier fait actuellement l’objet d’une nouvelle concertation avec les partenaires sociaux. Le gouvernement espère une adoption du texte d’ici l’été 2020.

Partager cet article

Dans la même thématique

High school students and Yellow Vests mobilisation in Paris
10min

Politique

Violences du 17 octobre : au Sénat, l’heure des comptes pour le gouvernement

Au lendemain des violences en marge des manifestations du 17 octobre, plusieurs sénateurs veulent que la Haute Assemblée prenne la main. Une demande de commission d’enquête et un débat au titre de l’article 50-1 sont déjà sur la table. À gauche comme à droite, on réclame des comptes sur les approximations. Mais les diagnostics divergent.

Le

Réforme des retraites : Marc Fesneau regrette une forme de « grève préventive »
3min

Politique

« Scroller sur son téléphone tue l’empathie, on est anesthésié », Tina Kieffer

Journaliste de renom passée par « Frou Frou » et les rédactions engagées de « Marie Claire » et « DS Magazine », elle a mis l’engagement humanitaire au cœur de sa vie après la rencontre bouleversante d’une petite fille cambodgienne. Une petite fille qui deviendra sa fille adoptive et qui donnera son nom à l’école « Happy Chandara ». L’établissement fête cette année ses 20 ans, il est aujourd’hui un campus et il forme des milliers de filles, petites et grandes, qui participent activement à la reconstruction d’un pays meurtri par le génocide et la dictature des Khmers rouges. Cette semaine, Tina Kieffer est l’invitée de Rebecca Fitoussi dans Un monde, un regard.

Le

Réforme des retraites : Marc Fesneau regrette une forme de « grève préventive »
3min

Politique

« Soit je quittais l’Afghanistan, soit j’étais morte » : le récit bouleversant de la fuite de cette para-athlète de son pays

Désormais, Zakia Khudadadi concourt sous les couleurs de la France. Un épilogue heureux pour cette championne de para-taekwondo qui a fui son pays en 2021 lors de la prise de pouvoir des talibans. Un récit émouvant, ainsi qu’un combat personnel mené aussi bien sur les tapis que dans la vie, qu’elle raconte au micro de Caroline Delage dans Sport etc… sur Public Sénat.

Le