Réforme du bac : « Jean-Michel Blanquer ne s’attaque pas au vrai problème de la dégradation de l’enseignement des mathématiques », reproche Gérard Longuet
Lors des questions d’actualité au gouvernement du Sénat, le sénateur Gérard Longuet (LR) est revenu sur le début de mea culpa de Jean-Michel Blanquer qui a reconnu que la réforme du bac avait entraîné une chute du nombre d’élèves en cours de mathématiques.

Réforme du bac : « Jean-Michel Blanquer ne s’attaque pas au vrai problème de la dégradation de l’enseignement des mathématiques », reproche Gérard Longuet

Lors des questions d’actualité au gouvernement du Sénat, le sénateur Gérard Longuet (LR) est revenu sur le début de mea culpa de Jean-Michel Blanquer qui a reconnu que la réforme du bac avait entraîné une chute du nombre d’élèves en cours de mathématiques.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Jean-Michel Blanquer absent ce mercredi, Gérard Longuet a quand même posé sa question d’actualité. À l’occasion d’une réforme du baccalauréat, qui n’est pas sans intérêt, le ministre Blanquer a découvert une vieille loi humaine que les parents et les professeurs connaissent parfaitement et que les élèves appliquent. C’est la loi du moindre effort », a estimé le sénateur LR.

Une référence à la chute du nombre d’élève en classe de mathématique depuis deux ans. Avant la réforme, 90 % des élèves de terminale générale suivaient un enseignement de maths. A la rentrée 2020-2021, ils n’étaient plus que 59 %. Chez les filles, la chute est encore plus marquante. 85 % d’entre elles suivaient un cours de mathématiques en terminale avant la réforme, elles ne sont désormais plus que 45,8 %, un pourcentage qui a été quasiment divisé par 2.

Le ministre de l’Education a indiqué dimanche qu’il fallait probablement faire évoluer le tronc commun « pour qu’il y ait plus de mathématiques en son sein ». « Il ne s’attaque pas au vrai problème de la dégradation de l’enseignement des mathématiques dans notre pays », soutient Gérard Longuet, auteur d’un rapport fait au nom de la commission des finances sur la dégradation du métier d’enseignant.

« Les professeurs des écoles sont à 80 % issus des filières littéraires […] Nous peinons à recruter des professeurs de mathématiques parce qu’il y a la concurrence très forte des carrières d’ingénieurs et d’informaticiens et vous n’osez pas vous attaquer à ce problème car quand on veut la qualité, il faut la payer », a reproché le sénateur.

Pour lui répondre, la secrétaire d’Etat chargée de la Jeunesse et de l’Engagement, Sarah El Haïry a reconnu que « les mathématiques étaient essentielles » mais « vivaient un déclin ». La secrétaire d’Etat a ainsi rappelé le bilan de Jean-Michel Blanquer en la matière : « le plan mathématique », « formation continue des professeurs », « création de référents mathématiques ». Enfin, Sarah El Haïry a souligné une hausse du nombre d’élèves et du nombre d’heures dans la spécialité.

 

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Weekly session of questions to the government at the Senate
7min

Politique

Budget : « On a des signaux dans notre direction », salue le PS Patrick Kanner, mais « un trou dans la raquette » sur les recettes

Le premier ministre a mis sur la table une série de concessions, qui s’adressent surtout au PS, sur le budget. Mais « sur la partie recettes, je reste fortement sur ma faim », pointe le président du groupe PS du Sénat, Patrick Kanner, qui attend des précisions d’ici mardi, notamment sur la taxation des grandes entreprises et des hauts revenus.

Le

BRUSSELS FARMERS PROTEST MERCOSUR
10min

Politique

Mercosur : une saisine de la Cour de justice de l’Union européenne va-t-elle suspendre l’application provisoire du traité ?

Après la signature prévue samedi au Paraguay entre les pays latino-américains du Mercosur et l’Union européenne, les députés européens se prononceront mercredi sur l’opportunité de saisir la Cour de Justice de l’Union européenne contre cet accord controversé. Si la Commission européenne s’est engagée à suspendre l’application provisoire du traité en cas de vote de la résolution, rien pourtant ne l’y oblige.

Le