Réforme formation: droits comptabilisés en euros et fonds collectés par les Urssaf
Les droits à la formation figurant sur le compte personnel de formation (CPF), actuellement comptabilisés en heures, seront...

Réforme formation: droits comptabilisés en euros et fonds collectés par les Urssaf

Les droits à la formation figurant sur le compte personnel de formation (CPF), actuellement comptabilisés en heures, seront...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Les droits à la formation figurant sur le compte personnel de formation (CPF), actuellement comptabilisés en heures, seront convertis en euros, et la collecte des fonds passera désormais par les Urssaf, a-t-on appris de sources concordantes.

Muriel Pénicaud, ministre du Travail, doit présenter dans la matinée un "big bang" de la formation professionnelle.

L'accord conclu par les partenaires sociaux prévoyait un renforcement du CPF, en permettant aux salariés de cumuler 35 heures de formation par an (au lieu de 24) dans la limite de 400 heures (au lieu de 150).

Le gouvernement a retenu l'idée d'une augmentation des droits mais prévoit d'apporter une modification importante: le CPF va passer en euros, a confirmé le ministère.

Avec la réforme, les salariés devraient disposer sur leur compte 500 euros par an, plafonnés à 5.000 euros. Les personnes sans qualification auront 800 euros, avec un plafonnement à 8.000.

Les sommes destinées à la formation seront désormais collectées par les Urssaf, qui les transfèreront à la Caisse des dépôts. Actuellement, la collecte est réalisée par les organismes paritaires collecteurs agréés (Opca).

Les Opca seront transformées en "Opérateurs de compétences", qui seront chargés, notamment, de financer les centre de formation d'apprentis (CFA).

Une agence nationale, baptisée "France compétences", sera créée et gérée par l'Etat, les organisations patronales et syndicales, et les Régions. Parmi ses missions, la régulation des prix des formations, afin que les coûts "ne dérivent pas".

Partager cet article

Dans la même thématique

Capture d’écran du documentaire « Michel Debré et La Réunion, dérives d’une ambition républicaine » d’Alice Cohen
4min

Politique

Les « docus de l’été » : L’histoire oubliée de l’île de La Réunion

C’est un chapitre méconnu de l’histoire de France : la politique menée par Michel Debré à La Réunion entre 1963 et 1988. Pendant vingt-cinq ans, l’ancien Premier ministre du général de Gaulle mettra tout en œuvre pour contenir les velléités autonomistes qui traversent l’île, notamment celles portées par les communistes réunionnais. Traumatisé par l’indépendance de l’Algérie, inquiet de la montée des mouvements anticoloniaux et frappé par la misère qui touche alors une grande partie de la population, il engage une politique volontariste de modernisation fondée sur de grands travaux, des investissements massifs mais aussi des mesures beaucoup plus contestées, comme le transfert de milliers de mineurs vers la métropole. Cette période complexe et controversée de l’histoire réunionnaise est au cœur du documentaire d’Alice Cohen, "Michel Debré et La Réunion", dérives d’une ambition républicaine à voir cet été sur Public Sénat.

Le

Gare SNCF Toulouse MATABIAU
7min

Politique

« Rien n’a été prévu » : un rapport du Sénat dresse un bilan sévère sur l’ouverture du réseau ferroviaire à la concurrence

Cinq après l’ouverture du ferroviaire à la concurrence, un rapport sénatorial salue l’efficacité budgétaire de la réforme, mais regrette l’impréparation de l’Etat face aux bouleversements engendrés par la fin du monopole de la SNCF. L’éclatement du réseau et le sous-financement des lignes moins rentables préoccupent particulièrement les sénateurs.

Le