Primaire des Verts : « Je voterai pour Éric Piolle », affirme David Cormand
Par ailleurs, l’eurodéputé écologiste met en avant « les progressions inédites » des Verts aux élections régionales, malgré la difficulté pour son parti d’être « audible » dans une campagne focalisée sur la « sécurité ». Quant au Parti socialiste, avec qui les relations se sont refroidies, il estime qu’il a perdu en « capacité de centralité ». Et il refuse formellement de se ranger derrière un candidat socialiste à la présidentielle.

Primaire des Verts : « Je voterai pour Éric Piolle », affirme David Cormand

Par ailleurs, l’eurodéputé écologiste met en avant « les progressions inédites » des Verts aux élections régionales, malgré la difficulté pour son parti d’être « audible » dans une campagne focalisée sur la « sécurité ». Quant au Parti socialiste, avec qui les relations se sont refroidies, il estime qu’il a perdu en « capacité de centralité ». Et il refuse formellement de se ranger derrière un candidat socialiste à la présidentielle.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

La fin des régionales a ouvert un nouveau chapitre : celui de l’affrontement et des rapports de force pour l’élection présidentielle. Invité de la matinale de Public Sénat « Bonjour chez vous » ce mercredi, le député européen David Cormand observe d’abord que les élections ont été « une claque décernée à l’ensemble de la classe politique ». Il souligne que son parti, les Verts, a particulièrement eu du mal à être « audible » dans une campagne où le thème de la « sécurité » a été dominant.

David Cormand : "C'est une claque qui a été décernée à l'ensemble de la classe politique"
01:40

« Mais la seule force politique qui a augmenté en nombre de voix, ce sont les Verts. Personne n’en a gagné des régions (en France métropolitaine). Mais on a des progressions inédites. On arrive petit à petit à convaincre », met en avant David Cormand. L’ancien secrétaire national du parti au tournesol se réjouit particulièrement des cantons emportés par son parti. « On a fait une razzia à Lille. Mais sur le reste des territoires, on a du mal à s’implanter. J’essaye de voir les Verts à moitié pleins », sourit-il.

Autant d’arguments à faire valoir dans le duel engagé avec les socialistes pour le leadership à gauche dans la perspective de la présidentielle. « Je constate que le PS a perdu en capacité de centralité. On voit qu’il y a des forces contraires : Jean-Paul Huchon qui appelle à voter pour Valérie Pécresse, Carole Delga qui refuse les alliances », soulève-t-il, alors qu’ailleurs, comme chez lui en Normandie, socialistes et écolos étaient alliés. « Ce n’est pas moi qui dis depuis un an : il faut s’unir, il faut s’unir. C’est Olivier Faure ! », ajoute-t-il encore. Pour 2022, c’est donc clair : « Ça n’a pas de sens que le candidat écologiste se range derrière le candidat socialiste. Je suis pour la clarté. On est écologiste, on propose un projet écologiste. »

Et il faudra d’abord passer par la case primaire, en septembre. Pour l’heure, deux candidats sont déclarés : Sandrine Rousseau et Éric Piolle. Yannick Jadot ménage le suspense. David Cormand, lui, a déjà choisi : « Je me réjouis de la candidature d’Éric Piolle et je voterai pour lui. Il correspond à une personnalité dont on a besoin. Ce n’est pas la politique Instagram. »

Partager cet article

Dans la même thématique

photo glucksmann
8min

Politique

Présidentielle 2027 : Raphaël Glucksmann, rassembleur de la gauche, pour un meeting qui avait tout d’un lancement de campagne

REPORTAGE - Ce samedi 13 juin aux Docks d’Aubervilliers, Raphaël Glucksmann a tenu un grand rassemblement aux allures de meeting présidentiel, en présence de nombreuses personnalités politiques. Même s’il refuse toujours d’officialiser sa candidature pour 2027, l’eurodéputé, co-fondateur de Place publique, affiche ses ambitions : rassembler la gauche sociale-démocrate et écologiste, dépasser Jean-Luc Mélenchon dans les sondages et convaincre le Parti socialiste de se rallier à lui.

Le

Primaire des Verts : « Je voterai pour Éric Piolle », affirme David Cormand
4min

Politique

« Le surtourisme transforme les villes en musée » alerte Daniel Salmon, sénateur écologiste 

Avec plus de 10 millions de visiteurs par an, Montmartre est devenu l’un des sites les plus visités de France. Une surfréquentation qui ne va pas sans poser de problèmes pour les quelques 27 000 habitants qui résident à l’année dans ce quartier de la capitale. Anne Renaudie, habitante de Montmartre, raconte les difficultés de cette cohabitation dans l’émission Dialogue Citoyen présentée par Quentin Calmet.

Le