Régionales : « Nous avons désormais suffisamment de recul pour organiser les élections », estime Jean-François Copé
Invité de la matinale de Public Sénat « Bonjour chez vous », le maire Les Républicains de Meaux juge que maintenir en juin les élections régionales et départementales est une « bonne décision », et assure que les maires feront « tout ce qui est possible » pour préserver les électeurs.

Régionales : « Nous avons désormais suffisamment de recul pour organiser les élections », estime Jean-François Copé

Invité de la matinale de Public Sénat « Bonjour chez vous », le maire Les Républicains de Meaux juge que maintenir en juin les élections régionales et départementales est une « bonne décision », et assure que les maires feront « tout ce qui est possible » pour préserver les électeurs.
Public Sénat

Par Pierre Maurer

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Voilà qui devrait mettre un terme au débat persistant depuis des mois : les maires de France se sont prononcés à 56 % en faveur d’un maintien des élections régionales et départementales en juin, après une consultation ce week-end décriée de toutes parts. Dans la foulée, le Premier ministre Jean Castex devrait annoncer leur maintien à l’Assemblée nationale et au Sénat, avec un décalage d’une semaine d’après Richard Ferrand.  « Une bonne décision », estime le maire LR de Meaux Jean-François Copé, invité de la matinale de Public Sénat « Bonjour chez vous ».

« Nous avons suffisamment de recul et de temps pour organiser les élections. Personne ne pourrait comprendre que la France ne le fasse pas, alors que tous les autres pays européens ont organisé des élections. L’Allemagne, le Portugal, les Etats-Unis en ont organisé », insiste l’ancien patron de l’UMP. Jean-François Copé reste troublé par la tentative du président de la République de les reporter jusqu’au dernier moment. « Emmanuel Macron qui se veut du nouveau monde utilisait une vieille ficelle car LREM était en mauvaise position. Personne n’est dupe », griffe-t-il.

Même s’il y a participé en tant qu’édile, le maire de Meaux ne cache pas qu’il « n’a pas adoré » la consultation des maires ce week-end par les préfets, décidée en dernière minute. « Ce sondage a été fait par SMS dans des conditions pas très rigoureuses. Le gouvernement espérait que les maires disent non », veut-il croire. Quant à l'énième décalage d’une semaine des élections fin juin que souhaite l’exécutif car « c’est une semaine de plus pour la vaccination et pour faire campagne », argue Matignon au Monde, Jean-François Copé grince : « Si ça permet de sauver la face de Monsieur Ferrand (le président de l’Assemblée nationale, favorable à un report en octobre)… »

Pour que tout se déroule dans les meilleures conditions, Jean-François Copé pense qu’il serait mieux que « les assesseurs soient vaccinés en priorité. On fera tout ce qui sera possible de faire pour préserver les uns et les autres. Comme installer des bureaux de vote dehors », promet-il. D’autant que le bout du tunnel commence à poindre, à l’écouter. « Au sujet de la vaccination, il y a une dynamique qui est enclenchée. Nous avons considérablement amélioré notre organisation. Je pense qu’il faut aussi accompagner le gouvernement. Nous participons tous au même combat », enjoint-il.

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