« Remettre en cause la prime d’activité serait une erreur », avertit Patrick Kanner
Le président du groupe socialiste au Sénat a défendu dans l’Épreuve de vérité l’une des mesures phares du précédent quinquennat. « Attention danger », réplique-t-il à la majorité, qui s’interroge sur une refonte des aides sociales.

« Remettre en cause la prime d’activité serait une erreur », avertit Patrick Kanner

Le président du groupe socialiste au Sénat a défendu dans l’Épreuve de vérité l’une des mesures phares du précédent quinquennat. « Attention danger », réplique-t-il à la majorité, qui s’interroge sur une refonte des aides sociales.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Les dernières déclarations du gouvernement inquiètent Patrick Kanner, l’un des ministres du précédent quinquennat, qui s’en est ému dans l’Épreuve de vérité ce lundi, notre émission en partenariat avec l’AFP, Les Échos et Radio Classique. « Je dis attention, danger. Je ne veux pas qu’on touche à la prime d’activité. Je ne veux pas qu’on touche à la garantie jeunes. Je ne veux pas qu’on touche aux contrats aidés. Toute une série de mesures qu’on a portées, accompagnées », s’inquiète en anaphore le président des sénateurs socialistes.

Parmi les prestations sociales qui seraient dans le collimateur du gouvernement, selon l’élu du Nord : la prime d’activité, que touchent près de 2,7 millions de foyers français. Cette prestation née en 2016 de la fusion entre la prime pour l’emploi et le volet activité du RSA.

« Véritable déclencheur pour inciter à l’emploi »

« Aujourd’hui, elle est un véritable déclencheur pour inciter à l’emploi. La remettre en cause serait une erreur », avertit Patrick Kanner.

Mardi dernier, sur RTL, le ministre de l’action et des comptes publics a déclaré qu’il y a « trop » de prestations sociales et a mis en cause leur utilité. « On a un système social qui malheureusement n'a pas réglé le problème de la grande pauvreté en France et qui n'a pas réglé non plus le problème de l'activation vers le travail », a souligné le ministre.

Partager cet article

Dans la même thématique

EdouardBalladur
6min

Politique

L’ancien Premier ministre Édouard Balladur est mort à l’âge de 97 ans 

Edouard Balladur, Premier ministre de mars 1993 à mai 1995, est décédé lundi à Paris à l'âge de 97 ans. Secrétaire général de l’Elysée sous Pompidou, député, ministre de l’Economie et des finances, c’est surtout son passage à Matignon lors de la deuxième cohabitation qu’Édouard Balladur affirmera son statut d’homme d’Etat. Après son échec au premier tour de la présidentielle de 1995 sur fond de division de la droite, il ne parviendra jamais à revenir au premier plan du paysage politique, mais demeurera une personnalité incontournable de la Vème République.

Le

Heatwave canicule, ecole elementaire, Paris
10min

Politique

Présidentielle 2027 : que proposent les candidats pour l’école ?

À quelques heures de la rentrée scolaire, l’éducation s’impose déjà comme l’un des thèmes de la campagne présidentielle. Salaires des enseignants, autorité, réduction des effectifs, autonomie des établissements, lutte contre les inégalités : de la droite à la gauche, les candidats avancent des réponses très différentes à une même préoccupation, celle d’une école jugée en difficulté.

Le

Ecole maternelle Volontaires, Violences dans le periscolaire, Paris
7min

Politique

Violences sexuelles dans le périscolaire : Anne Hidalgo auditionnée le 15 septembre par la commission d'enquête du Sénat

Avec 203 enquêtes pénales actuellement ouvertes pour des soupçons de violences dans les établissements scolaires parisiens, l'inquiétude des parents n'est pas près de faiblir à la veille de la rentrée. Au Sénat, la commission d'enquête consacrée à la prévention et au traitement des violences dans le périscolaire va reprendre ses travaux avec notamment l’audition d’Anne Hidalgo prévue le 15 septembre et celle d'Emmanuel Grégoire le 16 septembre. Sa rapporteure, Agnès Evren (LR), regrette « la solitude institutionnelle » qui pèse sur les familles victimes.

Le