Remise en liberté d’un jihadiste présumé: « une erreur grave », dit Belloubet
La remise en liberté en avril d'un jihadiste présumé après une erreur d'un juge d'instruction est une "erreur grave", a déclaré...

Remise en liberté d’un jihadiste présumé: « une erreur grave », dit Belloubet

La remise en liberté en avril d'un jihadiste présumé après une erreur d'un juge d'instruction est une "erreur grave", a déclaré...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

La remise en liberté en avril d'un jihadiste présumé après une erreur d'un juge d'instruction est une "erreur grave", a déclaré jeudi la ministre de la Justice Nicole Belloubet, en déplorant des "dysfonctionnements inacceptables".

"C'est une erreur grave qui crée des dysfonctionnements inacceptables. C'est la raison pour laquelle je souhaite comprendre exactement ce qui s'est passé", a dit la garde des Sceaux sur BFMTV.

Ce jihadiste présumé, Oualid B., doit être jugé en novembre aux assises à Paris aux côtés de Reda Bekhaled et de ses frères, soupçonnés d'être impliqués dans un projet d'attentat en 2014 dans la métropole lyonnaise et dans une filière d'acheminement de combattants en Syrie.

Il était en détention provisoire mais il est sorti le 3 avril, un juge d'instruction ayant oublié de renouveler sa détention provisoire. Il est en liberté depuis août 2016, mais "il est extrêmement suivi", a affirmé Nicole Belloubet.

La garde des Sceaux a mandaté une inspection. "Les juges d'instruction ont des outils pour travailler, y compris des outils numériques. Pourquoi est-ce que des systèmes d'alerte numérisés n'ont pas fonctionné? C'est cela que je dois comprendre. Ce n'est pas une question de moyens, parce que sur l'antiterrorisme, nous mettons les moyens", a affirmé la garde des Sceaux.

"La justice antiterroriste fonctionne bien. Il y a eu cette erreur, mais c'est rare", a-t-elle défendu, expliquant que les juges d'instruction antiterroristes ont "une trentaine de dossiers, beaucoup moins qu'un juge d'instruction ordinaire".

Le magistrat n'a pas pour le moment été sanctionné, selon une source proche du dossier. "Le président du tribunal de Paris a eu des relations avec ce juge d'instruction, lui a fait des propositions. Les choses n'ont pas abouti", a dit la ministre, rappelant que "les juges du siège sont caractérisés par une règle d'indépendance et d'inamovibilité".

"Ce n'est pas au garde des Sceaux de sanctionner un juge du siège, c'est au CSM (Conseil supérieur de la magistrature). Je ne peux pas dire ce qu'il risque, j'attends ce que va dire l'inspection", a déclaré Mme Belloubet.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Rally for the elimination of violence against women
6min

Politique

Amnesty International tire la sonnette d’alarme sur la progression des mouvements anti-genre en France

Dans un rapport publié ce jeudi 25 juin, Amnesty International dresse un panorama inédit des mouvements dits « anti-genre », de leurs financements, de leurs réseaux et de leurs stratégies d’influence. L’ONG décrit un mouvement transnational structuré qui cible « les droits des femmes et des personnes LGBTI+ », et dont la France constitue désormais l’un des principaux points d’ancrage en Europe.

Le

Remise en liberté d’un jihadiste présumé: « une erreur grave », dit Belloubet
2min

Politique

Remise sur le marché de passoires thermiques : « Il vaut mieux être chez soi sous un toit ou dans la rue ? », se défend Vincent Jeanbrun

Le ministre du Logement Vincent Jeanbrun a présenté mercredi en Conseil des ministres son projet de loi visant à augmenter l’offre de logements. Une de ses mesures qui consiste à remettre sur le marché des passoires thermiques, semble aller à rebours de l’actualité. « Il vaut mieux être chez soi sous un toit ou dans la rue ? », a répondu le ministre.

Le