Plusieurs élus de Seine-Saint-Denis ont tiré la sonnette d'alarme sur les "difficultés" de la rénovation urbaine, "en danger" dans leur département, dans une lettre ouverte à Emmanuel Macron publiée mercredi, au lendemain de la démission du maire de Sevran.
"Monsieur le Président, la rénovation urbaine en Seine-Saint-Denis est en danger" et pour la "sauver", le département "a besoin d'un soutien financier hors normes", affirme cette lettre signée notamment par le président du département Stéphane Troussel, le président de Plaine Commune Patrick Braouezec et le maire d'Aulnay-sous-Bois Bruno Beschizza.
Le maire de Sevran Stéphane Gatignon avait annoncé sa démission mardi soir après 17 ans à son poste, "usé" par le "mépris de l'État pour les banlieues".
Mercredi l'association des maires "Ville et Banlieue" a dénoncé dans un communiqué "le burn-out des maires", en proclamant: "Nous sommes tous Gatignon!"
"Nombre d'entre nous, qui portons à bout de bras les réponses aux besoins d'égalité, de liberté et de fraternité pour les presque six millions d'habitants de nos 900 communes métropolitaines et ultramarines, sommes éreintés", affirme ce communiqué, qui déplore le "mépris hautain" du gouvernement.
"Les toutes prochaines semaines seront cruciales. Les choix que fera M. Macron pour les sites populaires fragiles constituent l'ultime voie pour que se rétablisse — ou pas — la confiance entre plus d'un dixième du peuple de France et la nation républicaine", ajoute le texte.
Le maire d'Aulnay-sous-Bois Bruno Beschizza, le 16 septembre 2015 à Paris
AFP/Archives
Dans leur lettre ouverte, les élus de Seine-Saint-Denis rappellent que la rénovation urbaine a été chiffrée à "3 milliards d'euros" pour leur département. Mais les bailleurs rencontrent des "difficultés à boucler le financement", déplorent-ils, mettant en cause "la loi de finances 2018" et "la dégradation des financements de l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine (ANRU)".
"L'instauration d'une Réduction de Loyer de Solidarité a siphonné leurs ressources. La majorité d'entre eux ont déjà pris des mesures d’économie" sur l’entretien des immeubles et "revoient à la baisse" leur programme de travaux, déplorent-ils.
"M. le Président, vous devez avoir conscience qu'il faut recrédibiliser la parole publique, la vôtre mais aussi celle des élus locaux, qui portent les projets de rénovation urbaine", ajoute la lettre également signée des maires de Gagny Michel Teulet, du Pré-Saint-Gervais Gérard Cosme et de Saint-Denis Laurent Russier.
A quelques semaines de la remise d'un très attendu "rapport Borloo" sur la rénovation urbaine, cette démarche intervient dans un contexte de grogne des maires de banlieue qui redoutent d'être oubliés au profit de la ruralité.
Le Premier ministre avait organisé à la hâte vendredi un déplacement sur le terrain pour rassurer les élus, très remontés par le désintérêt affiché selon eux par le ministre de la Cohésion des territoires Jacques Mézard lors d'une réunion où ils devaient présenter leurs conclusions sur la Politique de la Ville.
Mercredi sur France Inter le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a estimé que "le véritable enjeu pour notre pays ce sont ces quartiers". "On a beaucoup focalisé (...) sur le rural et l'urbain" mais "le vrai problème c'est les quartiers où un certain nombre de jeunes désespèrent", a-t-il ajouté.
A moins de trois semaines du premier tour de la primaire, les cinq candidats ont débattu pour la première fois, ce mercredi 23 septembre, sur TF1-LCI. Ils ont également répondu aux questions un panel de sympathisants de gauche, lors de cette émission animée par David Pujadas.
Sans surprise, le président LR du Sénat officialise sa candidature à sa propre succession, dans un courrier envoyé aux sénateurs. Dans son projet intitulé « le Sénat, acteur de la vie politique française », il souligne que la Haute assemblée doit « assurer un contre-pouvoir indispensable à la démocratie ». Une dimension qui devrait être renforcée, en cas de victoire de l’extrême droite à la présidentielle.
À l’occasion du premier débat télévisé entre les cinq candidats de la primaire coorganisée par le PS, ce mercredi 23 septembre, Public Sénat se replonge dans ses archives. Il y a 20 ans, les deux chaînes parlementaires avaient accueilli les trois débats télévisés de la première primaire « semi-ouverte » du PS. Ségolène Royal, encore candidate cette année, faisait alors figure de grande favorite.
L'arrivée du pape Léon XIV pour une longue visite de quatre jours en France suscite plusieurs interrogations sur la compatibilité de son accueil avec le principe de laïcité. Messe géante, restriction de l'accès à l'espace public, achat d'écrans géants par une mairie, et demande de banalisation de la journée d'école de vendredi dans les établissements privés sous contrat… On fait le point.