Retailleau: les sénateurs LR ne se laisseront « pas intimider »
Les sénateurs LR diront lundi à Emmanuel Macron, qui s'exprimera devant les deux chambres réunies en Congrès à Versailles, qu'ils...

Retailleau: les sénateurs LR ne se laisseront « pas intimider »

Les sénateurs LR diront lundi à Emmanuel Macron, qui s'exprimera devant les deux chambres réunies en Congrès à Versailles, qu'ils...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Les sénateurs LR diront lundi à Emmanuel Macron, qui s'exprimera devant les deux chambres réunies en Congrès à Versailles, qu'ils "ne se laisseront pas intimider par une majorité massive", a annoncé jeudi son président Bruno Retailleau.

"Le groupe Les Républicains au Sénat ne se laissera pas intimider par une majorité massive tentée par l'hégémonie", écrit l'élu de Vendée dans un communiqué.

"Nous dirons au président de la République qu'il est temps qu'il dissipe le flou qui entoure ses propositions. Que nous attendons qu'il restaure l'autorité de l’État et que la France doit se garder des tentations communautaires", poursuit-il.

"Nous lui dirons que les réformes institutionnelles ne doivent pas masquer des renoncements", écrit-il encore, ajoutant que "l'opposition, le débat, les droits du Parlement doivent être respectés".

La veille, le président de la commission des lois du Sénat Philippe Bas (LR) avait estimé sur Public Sénat que la prise de parole d’Emmanuel Macron devant le Parlement "a pour effet d’effacer l’autonomie du Premier ministre devant les chambres".

"C’est une vison des institutions excessivement présidentialiste dans un régime parlementaire", a-t-il dit. "Ça affaiblit le Premier ministre. Et un président fort a besoin d’un Premier ministre fort car c’est lui qui porte les réformes devant l’Assemblée nationale et le Sénat. Et s’il l’affaiblit, il se tire une balle dans le pied", avait ajouté le sénateur de la Manche.

De son côté la sénatrice écologiste Esther Benbassa a annoncé qu'elle ne se rendrait pas au congrès. "J'étais à Calais lundi. Je n'irai pas à Versailles lundi prochain", affirme-t-elle dans un tweet.

Dans un autre tweet, l'élue du Val-de-Marne poursuit: "moi, sénatrice république et démocrate, pense être le plus à ma place auprès des sans voix qu'à Versailles pour acclamer un monarque bavard".

Selon Mme Benbassa, les autres sénateurs écologistes devraient en faire autant.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Session of questions to the government at the Senate
8min

Politique

Loi Yadan contre l’antisémitisme : les sénateurs dubitatifs à l’annonce de la reprise en main du gouvernement

Après le retrait à l’Assemblée nationale de la proposition de loi portée par la députée Renaissance Caroline Yadan, le gouvernement va reprendre la main et présentera un projet de loi sur la lutte contre l’antisémitisme devant le Sénat avant l’été. L’exécutif compte sur un accueil plus favorable à la chambre haute où la droite et le centre sont majoritaires. Mais les relations entre la majorité sénatoriale se sont tendues ces derniers temps.

Le

Paris: French Government Weekly Cabinet Meeting
3min

Politique

1er mai : boulangeries et fleuristes « indépendants » pourront faire travailler leurs salariés dès cette année, annonce Sébastien Lecornu

Le Premier ministre a mis sur la table, vendredi, un nouveau projet de loi d’élargissement du travail le 1er mai, uniquement ouvert aux boulangeries et fleuristes « indépendants et artisanaux ». En attendant son adoption formelle, il a assuré que des consignes seront données pour qu’aucun contrôle ne vienne entraver le travail de leurs salariés cette année.

Le

Festival Du Livre 2025
2min

Politique

Crise chez Grasset : au Festival du livre, Emmanuel Macron affiche sa volonté de défendre le « pluralisme éditorial »

En visite ce vendredi au Festival du livre, bousculé par la crise ouverte chez l’éditeur Grasset, Emmanuel Macron a voulu afficher sa défense du « pluralisme éditorial » et de « la liberté des auteurs ». Concernant la création d’une clause de conscience pour les auteurs, le Président a estimé que cela « doit se réfléchir ».

Le

FRA – BOOK – CONSENTEMENT
2min

Politique

Crise chez Grasset : la sénatrice Sylvie Robert (PS) propose de créer une clause de conscience pour les auteurs

Alors que plus de 150 écrivains annoncent quitter la maison d’édition Grasset pour protester contre le renvoi du PDG Olivier Nora, la sénatrice socialiste Sylvie Robert propose une « loi d’urgence » pour « protéger les auteurs ». Le but : permettre aux auteurs d’activer une clause de conscience en cas de changement radical de la ligne éditoriale de leur éditeur.

Le